Lundi 11 juin 2007

Episode 4 de La Porte Blanche       Les terres brulées     ( Chapitre 4 )


Chapitre 4 :

 

Contrairement aux premières heures de cet apocalypse, le monde, maintenant, était devenu bien pire.

Les Galiléons et les âmes mortes continuaient de tomber, c’était une vraie bataille dans laquelle la vie était faible et facilement destructible…

La prière des hommes était de survivre, même ceux qui cherchaient la mort décidaient maintenant de vivre pour savoir la suite. Une suite qui n’aurait pas lieux d’être, mais ils attendaient ce qu’ils avaient toujours prédit, le déclin de l’humanité.

Les gens faisaient un peu n’importe quoi, certains pillaient, d’autres profitaient du peu de vie qui pouvait leur rester. De plus en plus, toutes les choses vives venaient à la mort, la race humaine n’était pas faite pour supporter tant de haine et de désespoir.

Beaucoup pleuraient, suffoquaient sous la chaleur constante, sous le manque d’eau… Des cendres se déposaient un peu partout, du monde qui brûlait. Cette poudre grisâtre suspendue dans l’atmosphère, commençant sa longue descente vers les terres. Les Galiléons brûlant tout sur leur passage, chaque voiture, chaque bâtiment encore debout, les arbres rescapés…Tout, ils faisaient tout fondre, de manière à ce que tout devienne sable chaud, bitume coulant, lave incandescente.

Les états d’esprits des hommes, déjà à bout par l’invivable monde moderne, se détraquaient. Les hommes et femmes tombaient sous l’emprise d’une furie incontrôlée qui les poussait, pour la plupart, à se mettre à part, à tuer leurs semblables. Toute cette furie, pour finalement être complètement mangé par les âmes mortes, qui se multipliaient d’heure en heures, et qui se regroupaient pour former de véritables armées, invincibles et cannibales… Le manque de nourriture procurait à chacun d’horribles crampes d’estomac, la chaleur provoquait des migraines, sans oublier les horribles sensations de douleur profonde, qui partait des narines pour finir dans toutes les articulations imaginables du corps.

Le groupe, qui avait pour chef Garfiew, avait eu la chance. Grâce à lui, ils purent soulever les débris de certains magasins non brûlées afin de trouver de la nourriture. Au bout de trois jours, peu de choses étaient mangeable, les conditions de conservation n’étaient bien entendu plus respectées.

Bientôt, on ne vit plus grand-chose à part des fumées…Il n’y avait plus rien à voir…C’était le vide de conscience.

Kyru et ses amis passaient beaucoup plus de temps à marcher qu’à se reposer, vue qu’ils suivaient Garfiew, qui était doté d’une incroyable résistance.

Bientôt, après avoir marché douze heures sans s’arrêter, ils durent stopper leur progression, sinon le soldat géant serait obligé de continuer seul…Bien que ce ne soit pas un problème pour lui, il s’arrêta lui aussi. Ils étaient chanceux, car ils se trouvaient devant un tunnel. Ils seraient certainement à l’abri, pour se reposer quelques instants seulement, puisque Garfiew, lui, ne semblait jamais se reposer. Cependant, arrivé vers le milieu du passage, il dit :

-         Je vais me reposer un peu moi aussi…J’ai besoin de calme quelques instants… Je n’ai pas l’habitude de parcourir de longues distances avec les humains. Je sais qu’ils me croient indestructible et doté d’un corps d’acier qui ne respire pas, mais nous respirons, nous mangeons et nous dormons…Rarement peux être, mais nous le faisons quand même.

Sur ces mots, les jeunes comprirent que l’invincible protection qu’ils avaient eue précédemment allait disparaître quelques instants, quelques heures où tout était possible.

S’ils se faisaient attaquer, il n’y aurait que Kyru pour les protéger… La force des autres membres du groupe était insignifiante par rapport à une seule de ces âmes mortes.

Le géant s’endormit rapidement, tout était calme comme ils l’espéraient. Les vents qui soufflaient en ce tunnel étaient confortablement chauds, mais parfois si sec que la peau des réfugiés en devenait cassante.

Combien de temps dormirait t-il ? Personne ne le savait. Au bout d’un court moment, réfugiés virent le profil d’une personne, dans le fond du tunnel, au loin. Kyru fut le premier à remarquer que ce n’était pas une de ces créatures avide de chair, mais un survivant qui venaient en leur direction.

C’était un homme assez grand et maigre, quand il fut tout prés, ils purent voir qu’il avait un air bouffon…

-         Je m’appelle Seti, bonjour ! Dit-il d’une voix forte.

-         Comment vous avez fait pour survivre seul ? Demanda tout de suite Kyru, étonné par l’exploit d’un humain si étrange.

-         J’ai tout simplement contourné ces bestioles, trouvé de la nourriture dans un sac…rien de bien compliqué…

Seti avait des cheveux noirs mi long, ses grand yeux lui donnaient un air d’empereur et sa hauteur dépassait tous les humains. Habillé simplement d’une chemise noire, il avait un jean trop grand pour lui, ainsi qu’une paire de bottes dont la pointure était de même.

-         De toute manière, je me suis toujours débrouillé tout seul. C’est pas croyable ce qu’il arrive en ce monde en ce moment, n’est-ce pas ?

-         Oui…Fit Lucen, nous avons tous été anéantis…Pourquoi dites-vous cela avec autant de force ?

-         Parce que le monde est mauvais, perfide, et qu’un peu de changement dans cette monstrueuse habitude me fait du bien !

Tous le groupe fut offensé par sa réponse…Prendre l’histoire de cette fin du monde à la légère, ce n’était vraiment pas correcte. Cet homme était fou. Aussi, Sophie ne tarda pas à le corriger.

-         C’est la fin du monde, vous savez ? Même toutes les bonnes choses, qui ne comblaient pas tout le monde, toutes ces bonnes choses ont étés détruite à jamais…Au contraire, vous devez penser que nous ne pourrons plus jamais être heureux comme avant.

-         Mais, il ne faut pas en pleurer, il vaut mieux en rire !

Cria t-il avant de se moquer d’elle.

-         Vous ne devriez pas…Expliqua Kyru. Vous avez déjà eu la chance de survivre, mais ne pensez pas prendre cette démolition à la légère. Vous mourrez.

Youryne aussi avait son mot à dire :

-         Oui, des millions de personnes sont mortes, et même si il y a énormément de personnes que je connais, ma famille, mes souvenirs, mon avenir… J’en veux à cette fin du monde…Cette fin du monde m’a débarrassé de pleins de choses qui sont désormais que des mauvais passages. Malgré ce magnifique avantage, je ne veux pas que cette fin du monde me fasse du bonheur…Je ne me permettrait pas de mal juger ce qui se passe, surtout quand je pense aux autres.

-         Bien parlé ! Acclamèrent tous les survivants.

Après ce dialogue, Youryne avait besoins de faire une petite conclusion, pour bien terminer.

-         Nous ne devons pas juger le malheur par rapport à ce que nous pensons, mais par rapport à ce que tout le monde pense. Moi aussi, j’ai beaucoup rit de ma famille…C’est tout simplement parce que je ne veux pas en pleurer.

-         J’ai comprit…Dit Seti. Je ne dois pas en rire, mais permettez moi quand même de m’en moquer…

L’homme rigola un peu, et alla rejoindre les autres survivants. Il en prit un par le bras puis commençant à lui parler.

Entre eux, Kyru, Sophie, Youryne et Lucen supposaient la folie de cette homme…Le mal l’avait atteint de l’intérieur, désormais il y avait un danger de plus, pas à l’extérieur du groupe mais à l’intérieur… Ils feraient mieux de se méfier désormais, Seti n’arrêtait pas de se faire entendre, de gesticuler et de parler fort. Ils ne pouvaient pas le laisser tomber, c’était un humain comme les autres, qui était destiné à mourir.

Le refuge
Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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