Lundi 11 juin 2007
Episode 2, La rose noire     (chapitre 4 à 5)

 



Chapitre 4 :
Walter and William

 

Plusieurs heures avant, s’était déroulée une réunion à Tokyo. Le siége de l’OAM s’y trouvait, c’était deux grands immeubles haut d’une soixantaine d’étages, en pierre blanche et avec des fenêtres argentées. Quelques minutes avant la réunion, deux des agents de cette organisation s’apprêtaient à rentrer dans le bâtiment. L’un habillé de noir, et un autre tout en blanc. Ces costumes pourraient être portés en soirée bien habillée, mais pour eux, c’était en toute occasions.

-         William, je suis déjà fatigué… Ca devient chaud comme travaille quand même.

-         Je sais, je sais…Courage Walter, moi je suis impatient, car j’en sais de plus en plus à chaque fois.

William portait un costume blanc comme neige avec une cravate noire, tout le contraire de Walter, qui était tout en noire avec une belle cravate blanche. Le duo inséparable, l’un excité, l’autre lassé.

-         Tu imagines ? Le jour où on ratera une mission ?

-         Ne soit pas si hâtif Walter…Après cela, nous aurons accumulés assez de sous pour avoir d’éternels vacances aux Bahamas !

-         Bon, faisons le vite et bien, comme d’habitude… En fait, fait attention, il doit y avoir des micros ou des caméras partout dans le bâtiment…Il ne faudrait pas qu’on nous repère…

Les deux espions rentraient dans le bâtiment par l’intermédiaire d’une porte tournante et allèrent s’administrer une carte à l’accueil, afin de pouvoir activer les ascenseurs. Le hall était quasiment vide, les seules âmes qui vivent étant des militaires postés à chaque coin de mur. Sans eux, impossible de savoir la nature des activités qui se tramaient au-dessus. Pour empêcher les fuites d’informations, les habitations se trouvaient au-dessous du trentième niveau. Plus on montait, plus il y avait de choses intéressantes.

Au plus haut niveau se trouvait le bureau du directeur. Aussi vide que le hall, il ne contenait qu’une seule table avec un grand fauteuil en cuir teinté de rouge. A la tête de l’OAM, il y avait Hyo Kazuma, un brillant scientifique. Cet homme, grâce à sa riche famille,  réussit facilement à obtenir une bonne place dans la société.

L’ascenseur montait à vive allure. Se rendant au 46éme étage pour mener les deux occupants à leur réunion.

« Bon, en avant… » Souffla William juste avant que la porte de l’élévateur ne s’ouvre. Un long couloir permettait de prendre plusieurs directions, ils s’arrêtèrent devant la porte de la salle de réunion qui était ouverte. C’était une assez grande pièce, dans le fond se trouvait une très grande vitre qui donnait une magnifique vue sur la ville. La grande table mesurait au moins 6 mètre de long et quasi tous les siéges étaient occupés. De toute évidences, ils arrivaient en retard par rapport aux autres, mais ils étaient là à point nommés selon leurs pensées.

« Bonjour messieurs » commença Walter avant de choisir un siége libre qui se trouvait à son nom. William avant aussi sa place à côté et sur toute la surface de la table il y avait des dossiers destinés à chacune des personnes conviées.

Hyo n’était pas encore arrivé… De toute manière, il se permettait de ne jamais arriver à l’heure. Harcelé par son emploie du temps, les seuls moments de libre qu’il se trouvaient étaient destinés à se réjouir des fruits de son travail.

Les nombreuses personnes à la table étaient tous des gens très bien placés, des agents, des scientifiques, tous les différents représentant des différents secteurs de l’organisation. Cinq minutes après, il était 14 heures. Le directeur ne pouvait se résigner à les faire attendre plus longtemps. Il rentrait d’un pas pressé. Une fois assit, il dit tout de suite :

-         Bonjours messieurs, nous allons commencer la réunion.

Tout le monde se taisait pour écouter l’objectif de cette réunion qui, normalement, n’avait pas lieu d’être.

-         Je tien à vous remercier d’être venue si vite. Nous avons des nouvelles très importantes à vous faire parvenir, et nous avons toutes nos raisons de croire que l’heure est grave.

En effet, Hyo Kazuma avait pris un air grave. Si on regardait bien attentivement son expression, on pouvait apercevoir dans ses yeux une profonde peur. Il continua quelques secondes après :

-         J’ai été forcé de vous convoquer le plus rapidement possible, car un autre élément est tombé du ciel. Il ne s’est pas pulvérisé dans notre atmosphère…Il bouge… Depuis que nous cherchons ce genre de situation dans le ciel, c’est le seul que nous avons repéré. Je voudrais que nous résumions un peu les derniers fruits de nos recherches, pour bien vous rendre compte…

William, qui était impatient depuis longtemps, s’enflamma de joie au fond de son siège. Il allait enfin découvrir la cerise sur le gâteau. Une bien grosse cerise…

Le directeur des recherches, un homme vêtu de blanc de la tête aux pieds, prit la parole :

-         Même si nous n’avons jamais pu avoir un de ces éléments pour nos recherches, nous sommes certain qu’ils sont à 99% similaires à la race humaine. Les 1% restant faisant toute la différence. Nous avons aussi analyser les différentes morsures des différentes victimes trouvées ces cinquante dernières années…La première victime, qui as été découverte dans le temps avait été…mangée…par une créature qui, selon les recherches, devrait avoir plus de 300 ans. La dernière victime encore vivante, Alan Firtman, à lui aussi en grande partie été mangé par une de ces créature. Celle-ci ayant presque 600 ans ! Cela veut dire que soit nous nous trompons, soit ces humains qui nous tombent du ciel vieillissent mieux que nous ! »

Après cette petite explication, tout le monde se mis à parler, un brouhaha incommensurable recommença. Quelques secondes plus tard, le directeur leva le bras droit pour reprendre  la parole.

- Il semblerait alors qu’il y ai plusieurs états différents pour ces créatures. La créature de six cent ans ayant été bien plus agressive que celle de 300 ans. Je suppose que nous pourrions en apprendre beaucoup si nous trouvions une créature encore plus jeune.

Un autre représentant des recherches prit de nouveau la parole :

- Nous ne savons toujours pas d’où vienne ces créatures, mais ce qui est certain maintenant, c’est qu’ils ne nous viennent pas directement de l’espace, et n’on parcourut aucun trajet. Nous sommes surpris de voir que justement, la dernière créature qui est tombée est apparut subitement à environ dix milles kilomètres de la terre. Juste avant, nous avions mesurés une immense réaction magnétique.

Juste à ce moment, un autre scientifique prit la parole, et les explications qu’il allait donner étaient terrifiantes.

-         Nous savons tous que nous enregistrons des différences de magnétismes à une certaine altitude, mais personne n’en a découvert la raison. Nous savons maintenant que les réactions magnétiques sont liées à ces étranges apparitions…L’intensité du magnétisme augmente de jour en jour. Si j’en crois mes calculs, il se passera, je ne sais quand, une réaction en chaîne. Cette réaction pourrait entraîner à force une très forte apparition de je ne sais combien de milliers de créatures… 

 Il fut interrompu par Hyo qui désirait continuer à expliquer lui-même. Il était au courant de tout, mais se retenait pour ne pas aller trop vite.

-         Le nombre de créature qui tombe a beaucoup augmenté ces vingt dernières années. Il y a pour cause l’augmentation de la réaction, qui s’intensifie sans arrêt ! La première créature est tombée dans les années trente, la deuxième dans les années soixante-dix, il y en a eu trois ces vingt dernières années. Il ne faudra à nouveau que quelques mois pour que de nombreuses autres créatures tombent du ciel… Imaginez…Des milliers, voir des millions de créatures tomber, chaque minute… Il est très important de trouver la dernière créature tombée pour l’étudier. Elle à foulée notre terre il y a quelques heures. Nous la suivons de prés par satellite, et il semble qu’il marche tout droit vers un petit village…

La réunion se déroula ensuite très brièvement, tout le monde quittait sa place pour se disperser un peu l’ensemble des deux immeubles…

Walter et William avaient exactement ce qu’ils voulaient, des informations frappantes. Ils allaient pouvoir coincer « la créature » tombé du ciel…Mais malheureusement, trois agents allaient partir en mission avec l’armée. Une fois sur la route de l’aéroport pour quitter le Japon. Walter, crispé sur son siège, réfléchissait à la suite des aventures. 

-         Je suis certain qu’ils ne vont pas réussir… Tu as bien vu l’état d’Alan…Nous allons tout miser sur l’intelligence de la créature qui est tombée…

-         Je repense un peu à Alan justement…Le pauvre…C’est un peu grâce à lui que l’OAM a pu faire avancer les choses.

William regarda sa montre, celle-ci lui avait coûté une vraie fortune, et pourtant, elle ne semblait pas si différente. Son contour blanc ressemblait à de l’argent, l’aiguille était en verre et difficile à distinguer…Il était midi, donc il serait environ trois heures du matin quand ils seraient rentrés en Europe… Les trois agents et les militaires allaient arriver dans la matinée, dans le petit village qui se trouvait dans une profonde angleterre.

-         Je suis trop fatigué… Dit Walter d’un air las.

-         Je sais, je sais…J’ai hâte d’être dans l’avion pour enfin pouvoir me reposer un peu… Encore dans la voiture, ils arrivèrent en Angleterre bien après les agents de l’OAM.

C’était ces militaires et ces agents qui  avaient l’avantage, c’était eux qui savaient au mètre prés ou serait la « chose » tombée du ciel… Ils finirent par écouter les fréquences de la police qui signalaient un convoie militaire et une Mercedes noire. C’était les agents…

Ils les suivirent sans mal jusqu’au village, qu’ils atteignirent vers dix heures du matin. A ce moment là, Kyru faisait un ravage et balançais des torrents de flammes…William et Walter, en dehors du village, attendaient tranquillement en espérant l’échec des autres. Les militaires et les trois agents n’étaient pas au courant de la force de ce qui était tombé du ciel, il était évident qu’ils couraient à leur perte.

Quelques secondes après, silence radio ils pouvaient entrer dans le village pour rencontrer celui qu’ils cherchaient. Malheureusement, l’orage brouilla toutes leurs pistes, la pluie empêchait toute recherche visuelle. Tout était gâché pour eux…

Kyru et Sophie continuaient à avancer sous la pluie, ne sachant pas vraiment où aller et n’ayant aucun objectif en tête.

 

 


 

Chapitre 5 : Les choses sérieuses

 

La marche commençait à être lassante, toujours sans aucun souvenir de la part du jeune homme. La tempête se calma et le vent commença à les frapper un plein fouet. Une fraîcheur hivernale les gelait sur place, les rafales soulevaient la jeune fille qui résistait pour ne pas reculer.

-         Je ne tiendrais pas longtemps...  Cira Sophie alors que le jeune homme, solide et résistant, ne se rappelait même pas ce qu’était que la douleur humaine.

-         C’est vrai, il doit faire froid. Moi je ne ressens pas grand choses, et rien ne peux m’empêcher de me mouvoir. »

Ils aperçurent bientôt une voiture blanche, avec une rayure noire en plein milieu. Semblable à une voiture de course, elle était très classe, avec les vitres teintées.

Les deux portes avant s’ouvrirent et il en sortis deux hommes bien stylés. L’un de blanc et l’autre de noir...Des coiffures extravagantes d’une mode inconnue…Ce n’était qu’autre que Walter et William.

-         Qui êtes-vous ! S’exclama Kyru pendant que ces deux hommes descendaient tranquillement.

-         Ne vous inquiétez pas, dit William. Nous ne sommes pas aux ordres de l’OAM. Nous devons discuter, tu m’as l’air bien humain…

-         Ne vous moquez pas de nous, je vous préviens que les agents que j’ai rencontrés plus tôt dans la matinée sont tous brûlés !

-         Nous avons remarqués, oui, s'écria Walter avec joie.

Quelques minutes plus tôt, ils avaient vu les traces des failles qui s’étaient formés dans le bitume...Des traces de brûlures, des matériaux fondus. Les quatre personnes se regardaient, comme pour s’évaluer intérieurement...La force d’esprit de kyru semblait offenser l’intelligence des deux autres agents. William se résolue à dire, tout en s’approchant :

-         Faites nous confiance, si tu ne nous suis pas, tu n’apprendras jamais rien sur toi.

Cet argument faisait tout le poids, et le jeune homme en noir préféra les prévenir que s’il se doutait de quoi que ce soit, c’en serait fini pour eux.

Les deus jeunes montaient dans la voiture et William, toujours au volant, accéléra par pur plaisir, les pneus mouillés émirent de puissantes trompes d’eau, avant que la voiture ne parte à vive allure.

-         Et cette fille, c’est qui au juste ? Demanda Walter en ne prenant même pas la peine de se retourner.

-         Je suis Sophie, je préfère rester avec Kyru...Pour des raisons personnelles.

-         Je comprends. De toute manière, je pense que l’armée a repéré votre maison, vous ne pouvez pas y retourner. Qu’est-ce que tu en pense William ?

-         Je pense que cette fille va savoir des choses qui pourraient lui coûter la vie...Mais bon, toute vie est fragile de notre temps ! Alors autant prendre le risque de la risquer de prendre des risques utiles.

-         Oui...Tu as toujours raison William...

-         La vie est fragile ? Demanda Kyru d’un air confus.

Dans son monde, Kyru connaissait les hommes comme des êtres immortels, avec une peau aussi dense que le plomb.

-         Oui, toi tu peux résister à n’importe quel traitement. Tu es quasiment immortel... Nous, nous ne sommes pas immortels.

-         Pourquoi ?

-         Nos cellules se dégradent de jour en jour et au bout d’une bonne cinquantaine d’années nous ne sommes plus du tout les mêmes. Nous ne vivons qu’une centaine d’années.

-         Incroyable...La vie doit vous paraître belle, courte et vive ! répondit Kyru, en s’imaginant déjà mort depuis longtemps.

Après ce dialogue, il y eu un long silence de plusieurs minutes... Le jeune homme pensait sans arrêt à ce monde, qu’il ne pensait pas si différent du sien.

Après de nombreux kilomètre parcourus, le soleil apparaissait derrière les nuages...Le vent n’allait pas tarder à les faire disparaître et certainement que bientôt, le beau temps reprendrait le dessus. Walter et William savaient que dans peu de temps, quelques mois ou quelques années, tout ne serait plus pareil... Ils n’imaginaient pas l’ampleur du prochain changement, il y aurait des rivières sanglantes, des failles brûlées, la terre souillée par la mort froide et glacée des hommes ; le monde baignerait dans le désespoir, la froideur de la vie serait confondue à fortes températures.

Kyru, après avoir bien pensé à toutes les différences qu’il avait pu apercevoir, repris la conversation avec les deux agents.

-         Où allons-nous ?

-         Nous allons à Highbourg, il s’y se trouve un grand hôpital...

-         Pourquoi y allons nous ? Il y a quelque chose d’intéressent là bas ?

-         Oui... Confirma William d’un ton sinistre et bas. Il y a un homme qui a rencontré quelqu’un comme toi, une personne qui est tombée du ciel. Mais cette chose, tombée du ciel, ne te ressemblait pas vraiment. Ce fût bien dommage, continuai-t-il d’un ton encore plus désolant.

-         Il nous a fait une brillante description d’une de ces choses tombée du ciel, informa Walter, tout en regardant les deux jeunes à l’arrière. Bien entendu, tu sais que toi, tu es tombé du ciel, mais tu n’es pas un anthropophage !

-         Je me rappel des tas de choses maintenant ! S’exclama Kyru d’un ton victorieux.

Cependant, il fit part de sa réminiscence d’un ton extrêmement lugubre :

-         Ces humains on vécu plusieurs centaines d’années. Il y en a des milliards dans mon monde...Rongés par la solitude, ils dévorent tout ceux qui espèrent continuer à vivre. Tout ceux qui ont de l’espoir...Si vous êtes face à une de des créatures, il faut penser le plus négativement possible, plus vous avez souffert dans votre vie, moins cette créature sera attirée par votre âme.

-         Nous n’avons jamais su cela, se manifesta William. Je parie que même l’OAM n’avait jamais remarqué une telle chose, s’en vanta t-il.

-         Tu dis qu’il y a des milliards de créatures dans ton monde, l’interrogea Walter.

-         Oui, des milliards...Ils ne pensent pas, les seuls qui pensent sont destinés à devenir comme eux...Tôt ou tard...Jusqu’a quand cela vas t-il durer !

-         S’il en tombe des milliards....Alors ce que disaient les scientifiques et Hyo est vrai...

-         Le monde va être détruit ! Conclurent en duo les deux agents.

-         Votre vie est fragile, votre existence l’est encore plus. Il n’y a pas de bonne humeur dans notre monde. Elle n’existe pas. Nous sommes rongés par l’amertume de la vie éternelle ! Mais...Je ne sais pas ce qui c’est passé pour que nous en soyons arrivés là...

-         C’est vraiment sérieux cette histoire…Mais elle semble aussi invraisemblable…Parfois je me demande si ce n’est pas des conneries tout ça ! S’exclama William en rigolant ensuite.

Maintenant qu’ils étaient plus renseignés sur ce qu’ils allaient faire, les deux jeunes ne disaient mot. Ce n’était de toute manière pas le moment de parler de leurs loisirs… Ils prenaient l’avion dans l’aéroport le plus proche. Un jet privé les attendait. Sophie, prés du hublot contemplait le sol qu’ils allaient quitter. Une puissante accélération les collait dans le fond du siége, puis le sol descendit, alors qu’eux, montaient vers les cieux. Ils étaient seuls dans leur cabine, et les deux agents se trouvaient devant, ne pouvant les entendre.

-         Tu as confiance en eux ? Se soucia Sophie.

-         Je ne sais pas ; de toute évidence, vos corps sont tellement faibles, que je suis l’homme le plus puissant de ce monde !

-         Mais moi…S’il m’arrivait quelque chose…Je ne pourrais pas me défendre aussi facilement…

-         Ne t’inquiète pas…Il ne t’arrivera rien …

L’avion transperça les nuages en quelques secondes, il leur apparut bientôt un ciel nuancé des plus belles couleurs qu’il eu pu existé. Le soleil éclairait les nuages au-dessous, qui, d’un blanc éclatant, paraissaient divins. Plus au-dessus encore, on pouvait apercevoir de petits points blancs qui se confondaient avec le ciel encore bleuté.

« Magnifique » Commentait Sophie.

En effet, un tel spectacle est rarement offert à certains, alors que d’autres, empruntent des avions tous les jours... Quand la montée de l’avion fut stabilisée, Walter vint, ouvrant la porte brutalement.

-         J’en ai marre des avions !

William se trouvait à quelques mètres derrière lui, une fois rentré dans la pièce, il s’affalait sur le fauteuil, en face de kyru.

-         Je sais, je sais… 

Sa tête était à peine visible tellement il était à l’aise à sa place. C'est-à-dire qu’il avait la tête en arrière, les yeux fermés.

Walter lui, avait au contraire la tête en avant et ses cheveux lissés d’un noir brillant, retombaient pour cacher son visage. Ses mains, symétriques, longeant parfaitement son corps. Visiblement, il avait besoin de vacances et de toute évidence, ce travail ne gênait pas William.

Kyru, très attentif à la moindre réaction des deux agents, les fixait attentivement.

-         Pouvons nous vraiment vous faire confiance ? Osa t-il demander sincèrement.

-         C’est vrai ça, continua Sophie. Nous ne savons rien sur vous !

-         C’est normal, nous sommes des agents très très secrets, fit remarquer William d’un ton honorifique.

Walter releva la tête pour parler à Sophie, tout en la fixant du regard. Il dit :

-         Nous sommes au service de l’état. Nous sommes chargés d’infiltrer diverses sociétés…

-         Justement, l’interrompait Kyru. C’est quoi exactement que l’OAM ?

-         Connus sous le faux nom d’Organisation d’Analyse Mondiale, elle analyse les phénomènes étranges qui se passent dans le monde. Plus particulièrement, les apparitions d’individus tels que toi. Sans oublier les autres phénomènes bizarres qui y sont liés. Les trois agents que tu as….tués, font partit de l’OAM.

William, qui était dans une parfaite position pour s’endormir, se rassit correctement. Il continua à expliquer :

-         Normalement, nous ne sommes là que pour infiltrer les sociétés qui sont susceptible de détourner de l’argent. Sur ce coup là, nous avons été tentés de pénétrer dans les réunions de l’OAM, et nous avons découverts qu’ils ne traitaient pas les analyses mondiales comme tout le monde l’entendait. Nous avons donc continué d’enquêter, nous avons pus trouver un homme qui as subit d’incroyables mutilations, de morsures humaines…Nous avons été le voir, il nous a tout raconté…

-         Oui, c’était horrible ! Se lamenta Walter.

-         Donc, maintenant, nous sommes sur cette affaire. Croyez nous si vous voulez, tout ce que nous voulons, c’est un peu d’argent, genre quelques millions pour enfin aller au Bahamas.

-         Les Bahamas ? Demanda Kyru d’un air très interrogateur.

-         Oui…Repris Walter. La retraite à 35 ans…Le ciel bleue et les plages jaunes…Le soleil de feu, les doigts de pieds en éventails.

 

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Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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