Lundi 11 juin 2007
Les vengeurs de tristesse
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« Paul, tu es malheureux ? Pourquoi ? » Demandait Hélène à son compagnon.

-        Je suis malheureux, de même que tu es malheureuse, lui répondit-il d’un ton amer.

-        Mais pourquoi ? Moi sans raison, toi qui vit devrait me comprendre, non ?

Paul se retournait, pour apercevoir les hautes herbes qui frétillaient sous la pluie frappante.

-        C’est une question dont la réponse devrait t’être familière ! Précipita-il à Hélène, qui se trouvait derrière lui.

Ayant pactisé avec un tel démon, il ne s’attendait pas à sentir qu’elle puisse être choquée, celle était toujours calme, elle attendait tout signe de faiblesse. Comme la mort, la vie était une drogue pour lui, qui s’efforçait de résister à la tentation. Toujours derrière son dos, une âme démoniaque n’attendant que peine de sa victime, afin de pouvoir disparaître.

-        Je t’ai vengé tant de fois, chuchota la jeune femme aux yeux rouges. J’ai infligé en toi mon supplice. C’est à ton tour maintenant de me tuer, de te sacrifier…

-        De toutes façon je n’ai pas le choix ! Répliqua t-il très sèchement.

Il se retourna encore pour scruter le magnifique ciel. Les nuages s’entraînaient les uns les autres à essayer de cacher les étoiles qui commençaient à apparaître. La lune au reflet violacé traversait ces nuées blanches et rouges, encore éclairés par le crépuscule tuant le soleil.

-        Quand je t’ai connus, tu étais déjà si malheureux… Je suis restée derrière toi tout ce temps…

-        J’étais malheureux au point te t’offrir ma vie…Je sais maintenant qu’il vaut mieux mourir que de faire confiance à un démon tel que toi…

-        Voyons, chuchota encore le démon. Tu sais très bien que je suis là pour ça…

Quarkteza, démon des peines et des vengeurs éternel, offrait son dont de malheur à son hôte pour qu’il puisse accomplir ses méfaits. Cela ne le soulage nullement de faire mal à ceux qui lui ont détruits la vie…

-        Maintenant j’en ai marre ! S’exclama Paul les yeux en pleurs devant tant de vent et de tristesse.

-        Finissons en maintenant, lui suggéra t-elle.

Regardant le plus haut possible, les larmes coulantes sur le visage incliné, il plongea, avec le démon accroché, dans les précipices de la mer déchaînée. Tel un reflet démoniaque, le démon était accroché à son porteur…Quand Paul se fracassa contre les rochers bruyants, le démon lui rentrait dedans. Dans son âme qui fut consumée, il n’y avait désormais plus que le mauvais esprit qui attendait qu’un hasardeux fasse appel à lui.

Quelques années plus tard, un jeune étudiant d’une vingtaine d’année trouvait un article sur le net, permettant de pactiser avec le deuxième disciple du dieu Tezcatlipoca.

Invoquant les ténèbres sans avoir pris conscience d’une possible réussite, il fut surpris d’apercevoir accroché derrière son dos, le corps d’un homme écrasé.

- Je m’appel Paul…Je te suivrais, mais personne ne me verra… J’écraserais ceux que tu détesteras, mais à la fin, un vent de tristesse t’emportera…

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

Episode 3 de La Porte Blanche Froid comme un tigre blanc (Chapitre 3 et 4)

Chapitre 3
Les jours suivants…

 

Sophie se demandait où était la cafétéria. Personne n’y avait fait allusion, même Kyru commençait à avoir faim. Il était une heure de l’après midi, un léger vent frai soufflait. Les feuilles tombaient de plus en plus et s’accumulaient sur les trottoirs, où ils étaient inlassablement ramassés. Ils virent bientôt un panneau avec différentes indications.

-         Tiens, voilà la cafete ! s’écria Sophie, en pointant sont doigt vers le grand bâtiment, au loin.

Il était à quelques centaines de mètres. Ils marchèrent d’un pas pressé puis rentraient à l’intérieur. Ils se trouvaient dans une seule grande pièce, une cinquantaine de grandes tables y étaient disposées. A droite de l’entrée, il y avait les cuisines, un peu plus loin, l’endroit où il fallait passer pour remplir son plateau.

Il y avait énormément de place, et pourtant, il n’y avait pas grand monde. Il n’était que onze heures et les cours n’avaient pas encore reprit.

Sophie sortait de sa poche la carte que William lui avait donné, à elle et à Kyru. Celui-ci fit de même.

-         J’ai le numéro 1554, dit-elle à son ami.

-         Moi j’ai le numéro 1555.

-         C’est marqué qu’elle sert pour le passage à la cafétéria.

Ils voyaient un homme qui faisait passer les élèves, pour qu’ils puissent obtenir un plateau.

Ils allèrent donc voir cet homme qui surveillait le passage des cartes dans l’appareil. Juste après, ils allaient remplir leur plateau de succulents plats. Cela faisait longtemps qu’ils attendaient un tel repas, aussi complet et qui avait l’air d’une grande qualité.

Ils s’installèrent, mangèrent et discutèrent un bon moment. Même quand ils eurent terminé, ils restèrent quand même à la cafétéria. Que pouvaient ils faire d’autre ? Les trois jeunes dont ils avaient fait connaissance finirent par arriver, il était treize heures, ils passaient leur carte, choisirent leurs plats avant de venir les rejoindre.

Ils continuèrent leur présentation, celle qu’ils avaient engagé ce matin, et qui avait été interrompu par l’arrivée de Walter et William. Ils parlèrent alors de diverses choses, les deux jeunes en profitèrent pour s’informer à propos des environs ainsi de ce qu’il leur était possible de faire.

Dans les matières qu’ils allaient avoir, il y avait étonnement beaucoup de sport. C’est à ce moment que Sophie pensa que ça faisait parti d’un genre de thérapie, mais ils n’en parlèrent pas.

Ils restèrent toute la journée ensemble, et se quittèrent au crépuscule. L’appartement était froid, c’était une température parfaite pour dormir, compte tenu que les draps étaient douillets, les couvertures chaude et douces. Ils s’endormirent aussitôt qu’ils furent couchés.

Les prochains jours furent bien plus calmes. Lucen, Sulyvan et Youryne s’étaient décidés à partir quelques jours avant la rentrée, car ils avaient organisés un certain voyage. Ils se faisaient discrets sur le lieu où ils avaient prévus d’aller.

Un matin, Kyru s’était réveillé avec une seule pensée en tête…Pourquoi allait t-il aller au lycée.

-         Dans mon monde, nous avons toujours tout appris dés le début. Je sais déjà beaucoup trop de choses. 

-         Mais tu apprendras les choses de ce monde, il doit être bien différent du tien.

-         Si tu le dis…Je me souviens un peu du passé…

-         Tu es immortel, ton passé doit être lointain…

-         Je dois avoir plus de trois cent ans…Je ne compte plus les années de toute manière, je crois qu’il vaut mieux ne pas compter.

D’un air perdu, il fermait les yeux.

-         Je me demande combien de temps cela va t-il durer… Vivre éternellement sans savoir la suite…Un imprévisible destin qui vous pousserais à vouloir cette fin…Dans ma famille, nous avons tous un but. Nous avons perdu ce que nous protégions…

-         Ne pense pas trop. C’est toujours mauvais de trop penser…

Sophie retira le pyjama qu’elle avait trouvé dans le tiroir pour mettre ses vêtements habituels, puis les deux jeunes sortaient prendre leur petit déjeuné. Comme tous les jours, ils avaient de nouveau droit à un copieux plateau…

Dans deux jours, les cours commenceraient. Sophie était impatiente de travailler, de connaître les autres élèves. Pour elle, s’ennuyer était une perte de temps considérable. Le lendemain, les trois autres étaient revenus, ils étaient tout excités par la reprise des cours. Sulyvan était passif, il ne parlait jamais, rien ne semblait avoir un effet sur sa vie.

C’est à partir de Samedi que le calme se brisa. Des jeunes de tout age arrivaient et s’installaient, la plupart parlaient fort et ne se retenaient pas de faire du bruit.

-         Hé bien, nous avons finis de nous ennuyer ! dit à un moment Sophie, toute contente en regardant dans le couloir.

 Le silence revint bien vite, même si fréquemment, il y avait des chamailleries qui provenaient d’en haut…Les jeunes de dix-sept et dix-huit ans rigolaient souvent et semblaient n’être là que pour s’amuser. Le dimanche matin, quasiment tout le monde profitait pour dormir jusqu'à midi… Profitant des dernières heures de vacances, toute cette agitation s’intensifia dés qu’ils furent levés…C’était le dernier jour des grandes vacances.

Alors qu’ils se préparaient à aller manger, ils furent surpris par la visite de Sulyvan. Il n’était pas accompagné de ses deux amis, ce qui choqua tout de suite Sophie et Kyru. En plus de cela, il ne paraissait vraiment pas le même. Il n’avait ni ses lunettes, ni son gros gant noir. Ce ne fut pas une surprise de voir ses yeux noirs, qui curieusement, était brillants.

-         Salut vous deux ! Vous venez manger à quelle heure ?

Sa voix était rapide et ce n’était pas une habitude chez lui. Son sourire brisait l'accoutumance de le voir toujours neutre…

-         Justement, on se prépare, lui répondit Sophie. Heu…Il y a une bonne nouvelle ?

-         Non, c’est simplement….Non, laisse tomber…

Il ne dit rien de plus. Il attendait alors dans le salon. Bizarrement, il avait le souffle rapide et ses jambes bougeaient constamment. Il n’était plus du tout le même. Une fois prête, Sophie se résolue à lui reposer la question :

-         Je suis certain qu’il y a quelque chose ! Vas-y, dit !

-         Tu sais, cela m’arrive des fois…Mais moi je dirais que c’est une mauvaise chose d’être de bonne humeur ! Après cet incroyable moment de bonheur, il vient toujours le pire moment de notre vie…

-         Si tu le dis…

-         Certaines personnes sont très stables, ils n’ont ni bonheur ni malheur, même si j’essai de rester neutre, il y a quelque chose qui me fait faire ça…

Tous les trois sortaient. La cafétéria était presque pleine. Des tables se libéraient alors que d’autres allaient bientôt être occupés. Heureusement, la file d’attente n’était pas trop longue, les élèves se servaient rapidement. Kyru et Sophie comprirent vite pourquoi Lucen et Youryne n’étaient pas avec Sulyvan. Les deux jeunes, prévoyants, avaient réservé une table pour six personnes, en plein milieu du réfectoire.

Après avoir remplis leur plateau, ils rejoignaient leurs amis.

-         C’est le seul moyen pour manger ensemble, prévint Lucen, dés qu’ils arrivèrent.

-         Oui, repris Youryne. Si vous remarquez il est impossible de trouver une table pour six. Pendant les cours il y a moins de monde et on peut toujours s’arranger.

-         Vous vous y connaissez, dit Kyru.

-         Des années d’habitude, lui répondit le jeune homme en rouge.

Ils mangèrent tout en parlant aussi fort que les autres étudiants, chacun montait son propre volume. Tout le monde parlait de tout et n’importe quoi, ce n’est seulement que vers treize heures qu’ils quittaient table et décidaient de laisser la place aux autres.

-         Nous devrions aller dans le parc, décida Lucen. Il prenait la tête de toutes les opérations.

Il rajouta : Sinon, il n’y aura plus de place là bas non plus. Youryne n’arrêtait pas de lui reprocher le commandement qu’il s’était attribué. Sulyvan se contentait de rigoler de leurs réflexions.

Quoi qu’il en soit, Sophie et Kyru ne reconnaissaient pas Sulyvan. Non seulement il n’était pas habillé pareil que d’habitude, mais il parlait, rigolait. Par coutume d’être impassible à toute sorte de situation, dans le cas présent, il ne s’empêchait pas de montrer ses sentiments, qui étaient plus forts que ses quatre amis réunis.

Ils quittèrent la table pour sortir du bâtiment. Les cinq jeunes marchèrent le long du chemin et s’arrêtèrent au premier banc libre qu’ils virent. Serrés, il y avait finalement juste la place qu’il fallait.

-         Demain, c’est le grand jour ! Positiva Lucen en regardant le ciel.

-         Oui, cette liberté qui s’étouffe après une grande expansion, compléta Youryne.

-         Je ne parle pas de la liberté qui s’étouffe, mais simplement du fait que nous allons revoir du monde. J’espère qu’ils vont bien…

-         Tu pense trop Lucen, lui fit remarquer Sulyvan.

-         Hé toi alors ? En ce moment tu ne penses pas, mais en général, tu penses toujours trop ! Ricana Youryne en regardant son ami dans le fond de l’œil, chose qu’il ne peut faire les autres jours.

-         Oui, c’est vrai, avoua t-il.

Pour la première fois de la journée, Sulyvan semblait impassible. Ses yeux devinrent de plus en plus sombre, en quelques minutes, ils s’étaient creusés et leur brillance s’était estompée. Lucen ne se fit pas attendre une seconde :

-         Tu es trop méchant Youryne !

-         Désolé, s’excusa t-il d’un air tout a fait calme. Cela doit être un air de famille, continua t-il.

-         Hé, vous, vous ne dites rien ! Remarqua Lucen en pointant du doigt Kyru et Sophie.

Prit au dépourvu, Kyru voulut trouver quelque chose à dire, et tout naturellement, il lui vint une question :

-         Pourquoi tu dis que c’est un air de famille ?

-         Ha, oui…Hé bien vois tu, ma famille n’est pas vraiment la plus respectable du monde !

Youryne se mit à rire et poursuivit :

-         Mon père est un criminel…Après avoir fait un prodigieux travail pour avoir une très bonne place dans son entreprise, il tua le patron, espérant pouvoir prendre la direction. Il a organisé plusieurs braquages de banques, engagé des tueurs en série pour le bien de sa société… Ensuite, mon frère…. Ha ha ha, c’est un caïd. C’est un grand trafiquant de drogues. Malheureusement, il a frappé plusieurs policiers et finalement il est en prison pour trente ans ! Il aura presque cinquante ans quand il sortira ! ha ha ha !

-         Hé tu trouves ça drôle…dit Sophie totalement hébétée.

-         Mes grands parents, des deux côtés, on toujours étés en prison à plusieurs reprises au cours de leur vie, et pour diverses raisons…Kidnapping, vol, cambriolage à main armé…Mon grand père était tueur en série ! Hé je suis certain que Jack l’éventreur était dans ma famille ! Ha ha ha ! Ma mère, elle à bien entendu vécu beaucoup trop de choses…Dommage qu’elle n’ai pas supporté cette famille de dégénérés.

En terminant cette phrase, il n’avait pas rigolé, et au contraire il s’était mit non plus à raconter à la va vite, mais à penser de mauvaises choses sur sa vie.

-         Ne pense pas trop…  Conseilla Lucen et Sulyvan d’une même voix, pour le consoler.

Il oublia vite la peine qu’il avait eu à raconter son histoire, ils parlèrent alors d’autre chose.

Finalement le petit groupe décidait de profiter des dernières heures de vacances pour se balader, prendre l’air et se fatiguer à ne rien faire. Une fois couché, ils mirent bien du temps à s’endormir. Ils pensaient au lendemain, qui ne serait plus pareil pour tout le monde.

A partir de minuit, il régnait un calme exemplaire. C’était comme s’il n’y avait plus personne dans le bâtiment. Les deux jeunes s’étaient renseignés, ils devaient se lever à sept heures pour être devant le lycée une heure plus tard.

 

 

Chapitre 4 : Qu’ont-ils ?

 

Après de longues heures de sommeil, le réveil fut difficile…Même si tous les étudiants du bâtiment étaient levés, il y avait toujours ce calme lié à la fraîcheur du matin. Les climatiseurs marchaient sans arrêts, personne ne savait comment ils étaient programmés. Il n’y avait rien d’indiqué et a ce qu’il paraissait, les quelques élèves qui avaient essayé de modifier le programmes on du appeler les secours…La température de la pièce semblait avoisiner les dix degrés.

Sophie prit une douche, puis ce fut le tour de Kyru. Il y avait tout dans leur salle de bain, y compris les éléments qu’ils n’avaient pas besoin. Kyru se regarda longuement dans la glace et Sophie en profita pour lui poser une question qui n’arrêtait pas de la perturber.

-         Si tu as environ trois cents ans, comment se fait-il que tu ai une apparence si jeune ?

-         Hé bien…Peux être que j’ai gagné mon immortalité quand j’avais cet age…

-         Tu te rappel comment tu l’a eu ton immortalité ?

-         Non…Pas encore…Peux être que personne ne s’en rappel…

Ils avaient fini de se préparer, ils avaient gardés vingt minutes pour être devant le lycée. Ils furent en avance, il y avait déjà pleins de monde. Vu l’heure, ils allaient pouvoir attendre, divertis par une lumière qui provenait de l’horizon…Le soleil allait bientôt apparaître dans un ciel déjà orangé. Tous les étudiants s’étaient tournés vers ce levé fulgurant, il venait alors un soleil rouge. Lucen et Youryne sortaient de cette foule d’élève pour rejoindre Sophie et Kyru.

Sulyvan arrivait derrière eux d’un pas plus lent, il avait remis sa paire de lunette teintés et son gant noir.

-         Ha oui, nous vous avions pas dit, dit Lucen en regardant l’horizon comme tout le monde.

-         Les premiers jours de la rentrée, expliquait Youryne, le soleil apparaît pile à huit heures… C’est toujours magnifique.

-         En effet, s’émerveilla Sophie devant la lumière qui s’intensifiait.

Quand la boule de feu montrait enfin une partie de son illustre apparence, l’horizon éclairé par sa lumière divine fut baigné de couleurs chaudes et tous les étudiants furent confondus par ces magnifiques illusions.

La nuit était terminée et le petit matin rendait visible le magnifique lycée. Sophie et Kyru n’avaient pas encore vu a quoi il ressemblait, c’était tout simplement trois bâtiments haut de quatre étages. L’entrée se trouvais sous le premier étage et était à l’air libre. Seul des piliers retenaient la structure imposante. Une légère estrade y était au fond, et un homme s’y trouvait dessus. Agé d’une trentaine d’année, il était grand et brun. Vêtu d’un simple veston et d’un pantalon de velours, il portait un micro dans les mains. Tout le monde se tus, celui qui semblait être le directeur se prépara à prendre la parole devant les centaines d’élèves de tout age.

-         Bonjours à toutes et à tous, dit-il. Alors, je souhaite la bienvenue aux nouveaux élèves que nous avons accueillis avec joie pour cette nouvelle année. Je souhaite quant aux autres, qu’ils continuent de travailler comme ils l’ont toujours si bien fait. Ce lycée a toujours bien veillé à l’humeur générale de ses étudiants, je suis certain que vous y trouverez obligatoirement votre place. Je voudrais en premier lieux vous prévenir qu’en cas de problème, nous sommes présent à tous les moments, quels qu’ils soient.

Le directeur continua son discourt pendant une vingtaine de minutes pour donner des informations sur le personnel du lycée, du règlement qui devait être respecté, et de toutes les mesures possibles pour que l’année soit la meilleure possible. Il fini par montrer les fiches qui étaient derrière lui, accrochés sur le grand mur. Il y avait d’inscrit le nom de chaque élève, ainsi que la classe dans laquelle il était.

Une fois partis, les élèves se ruèrent sur les affiches et ce fut une vraie pagaille. La plupart de ceux qui avaient foncés au début partaient déjà dans leur salle, le calme revint vite. Etrangement, la plupart des autres élèves restaient silencieux et ne bousculaient quelqu’un sous aucun prétexte. Tout fut bien plus simple, la bousculade qu’il y avait eu les premières minutes n’avait été que l’œuvre de ceux qui étaient pressés. Bientôt, Sophie remarqua l’agréable comportement des élèves alentours. Aucun ne cherchait à se mettre en valeur, ou même à se rendre plus intéressent que les autres. Tous avaient le même regard fatigué comparé aux autres excités qui étaient déjà partis vers leur salle. « Etrange…. », Laissa échappé Sophie après quelques secondes d’attention.

Ils purent constater qu’ils étaient effectivement dans la même classe tous les cinq. Les directions des salles étant indiqués, ils n’eurent aucun mal à s’y rendre.

-         Ce lycée est bien plus beau que celui dans le quel j’étais avant, dit Sophie en laissant glisser son doigt sur les murs, en marchant avec les autres.

L’intérieur du bâtiment était assorti aux appartements qu’ils avaient, la matière noire et brillante qui reflétait la lumière venant du plafond. Pour se rendre dans leur salle, ils durent monter au deuxième étage puis changer de bâtiment via un couloir. Dans ce passage, les murs se changèrent en vitres teintées et on voyait le dehors. La température étant toujours commandée par un puissant système de climatiseur, tout semblait tellement moderne que l’idée de retourner dans un autre lycée faisait peur à Sophie.

Ils finirent par rentrer dans une des superbes salle…Similaire à tout ce qu’ils avaient vu de beau avant d’entrer, tout le côté gauche de la salle se présentait être des fenêtres teintées, du tapis bleue jusqu’au plafond…C’était magnifique, on pouvait voir l’hôpital encore illuminé et le paysage au loin, baigné dans la lumière orangé de l’aube. Une trentaine de table et de chaises semblaient très moderne, au fond de la salle se trouvait un grand téléviseur plasma ainsi qu’un vidéo projecteur accroché au plafond.

Pendant qu’il restait encore des places au fond, les cinq jeunes en profitèrent pour s’y regrouper.

-         Nous sommes dans quel lycée au juste ?  Demanda Sophie à Lucen, qui parut d’un seul coup stupéfait…

-         Ben voyons, dit-il tout bas, nous sommes dans le lycée Leonard Partiro…Tu ne t’es jamais posé la question ? pourquoi tes parents t’on envoyée ici ?

-         Heu…C'est-à-dire…. 

Sophie due se taire car le professeur était arrivé, personne ne parlait dans la classe.

Les autres élèves semblaient discrets et une forte tentions semblait écraser tous les esprits…

Le petit bonhomme chauve habillé en costume cravate se présenta être le professeur Strade, enseignant les mathématiques. Professeur principal, il s’occupera de toutes les affaires concernant la classe. Il résuma pendant dix minutes les paroles du directeur, ce qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’ennuyèrent pas les élèves qui restaient inactifs. L’enseignant ne semblait pas s’en soucier et poursuivait. Un assistant d’éducation vint apporter un gros carton qui contenait les cahiers et les livres de chacun, sans oublier le matériel nécessaire pendant toute l’année. Chacun eu ses affaires. Sophie vue que les cahiers et stylos plumes étaient de la meilleur marque…Elle en avait un pour chaque couleur et, a son grand étonnement, elle avait même du orange et du jaune… Monsieur Strade expliqua ensuite pendant une demi-heure le règlement intérieur de l’établissement, puis il distribua les emplois du temps. Ils avaient cour du matin jusqu'à quatorze heures trente, et à chaque heure en fin de journée, ils avaient une heure d’étude soit au CDI, soit en salle de permanence.

Le professeur les relâchât pour onze heures, vingt minutes de pause allaient détendre les élèves.

-         Ils nous traitent comme des dieux, comme d’habitude, commença Youryne d’un air ravi.

-         Ca va être comme ça toute l’année ? Demanda Kyru.

-         Oui, ne t’inquiète pas, répondit-il. Nous sommes simplement des fils de riches… 

Sophie et Kyru avaient enfin comprit dans quel genre de lycée ils étaient…Mais ils n’étaient pas au bout de leurs découverte. Le fait qu’ils soient pour la plupart des fils de riches n’expliquait pas le fait que la plupart des élèves étaient aussi calmes et tendus. Une semaine après, le travail n’était toujours pas trop dur. Ils étaient beaucoup aidés par les professeurs et le reste du personnel. On notait la présence démesurée de médecins qui circulait dans les couloirs, ils avaient leur bureau prés du hall. Sophie et Kyru n’osaient pas en demander la raison pour ne pas paraître ignorant. Les trois autres jeunes avaient l’habitude d’être dans cet établissement, celui-ci prenait aussi les élèves de troisième année de collège. S’il y avait un point important qui commençait à mettre la puce à l’oreille de Sophie, c’était les discours des élèves… Ils tournait toujours au côté négatif…Il y avait toujours une fin, une mort ou quelque chose de mauvais dans leurs idées…Quelques nuits plus tard, elle et Kyru furent réveillé par une agitation dans le couloir…La porte n’était pas complètement isolée, en tous cas pas suffisamment pour masquer les vois de Youryne et Lucen, qui parlaient particulièrement fort, un peu plus loin. Bientôt, ils entendirent quelqu’un courir et frapper à la porte discrètement…Kyru se levait le premier, déjà en forme pour ouvrir, Lucen se trouvait derrière.

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

 Episode 1 : La chose tombée du ciel    (Chapitre 5 à 8)


5

Des cris retentissaient bien plus longtemps que d’habitude mais de toutes façons, Monsieur Edar s’était habitué aux cris de ses dix dernières victimes, mais là, il aurait finissait vraiment par croire qu’Alan avait perdu toute sa chance.

 

Cela n’arrêtait pas, voilà maintenant deux heures qu’ils y étaient. Pour accentuer son propre plaisir, Alfred faisait tourner son vieux 33 tour. Une musique classique apaisait la maison, pour lui c’était une excellente musique pour accompagner de tels crimes.

C’était vrai que même en ayant peu d’imagination, on pouvait se représenter les lambeaux de chaire qui se déchiraient avec les contrebasses, la peau qui s’écrasait contre des dents blanches, sous les plaintes des violons…

Le sang qui coulait sans s’arrêter et un cœur qui battait la chaman en même temps que les tambours.

Tout ce beau petit repas derrière une musique saine et effrayante, calme et horrible.

Enfin, les cris cessaient…Cela ne voulait pas dire qu’il était mort, mais qu’il en avait assez de crier. Son esprit avait compris ce qu’était la douleur ultime, celle d’être mangé vivant… Sa bouche s’ouvrait comme pour émettre un son, mais rien ne sortait. Toujours conscient, il n’osait même pas penser à ce qu’était devenu son corps, et quand, enfin, le mort-vivant s’éloignait pour s’isoler dans un coin du mur, il pu commencer à réfléchir convenablement. Ses yeux se fermaient doucement…

 

La peau du visage arraché, il avait perdu beaucoup de sang. Il essayait de bouger, impossible. C’était comme si sont corps était devenu lourd.

Sans quitter l’anthropophage des yeux, il essayait d’émettre un son…ayant perdu la voix, il souffrait en silence. Il était tellement plus facile de crier pour apaiser ses souffrances, maintenant il lui serait impossible la prochaine fois de masquer son martyr par de hurlements. Il allait devoir se laisser faire, se sentir dévorer sans même pouvoir bouger un petit doigt.

Par contre, il entendait. La musique classique résonnait bien fort en haut. Monsieur Edar, dans un fauteuil, réfléchissait à toutes ces choses…Normalement, il avait toujours le sourire aux lèvres mais là, il semblait sérieux. « Que d’histoire » se disait t-il…

Ce n’était pas parce qu’il s’était lassé de ses folies, mais parce qu’il n’avait pas vraiment de prochaine victime qui lui ferais plaisir de torturer. Une si bonne chose pour lui n’aurait pas du se terminer si vite, Alfred avait maintenant envie d’en faire plus…Il décidait de descendre dans la cave, même en prenant des risques de se faire tuer par la créature.

Il se trouvait bientôt devant la porte où un calme absolue s’opposait aux cris qu’il y avait eu, il y avait encore quelques minutes.

Le mort vivant n’avait certainement plus faim et Alfred le savait bien. Il pouvait discuter une heure ou deux. Après, plus rien ne serait sûr.

Il ouvrait les nombreux verrous avec prudence, et poussait la porte très très doucement… La lumière qui venait du haut de l’escalier éclairait faiblement les murs de la cave. Le mort était dans le coin, au fond de la pièce. Alfred n’était pas surprit de voir Alan toujours attaché à la table, la peau à moitié arrachée, les pieds et les tibias écorchés, les vêtements déchirés et taché de sang. Le principal, il l’avait vite remarqué. La victime était consciente. Monsieur Edar rentrait lentement tout en observant avec attention les réactions du mort-vivant. Ils se regardaient tous les deux, mais probablement qu’il s’accordait quelques dizaines de minutes de digestion.

Alan, munie une infime force de cadavre qui lui restait, réussissait à faire basculer sa tête sur un des côté, celui où se trouvait le nouvel arrivant.

De cette manière, ils pouvaient se voir.

-        Tu es toujours conscient…c’est bien…commençait Alfred.

-        T…..

-        Ne parle pas…tu as trop crié…Je me disais quand j’étais assis sur mon fauteuil, que je pouvais peux être te raconter quelques histoires, puisque nous sommes après la pause déjeuné, non ?

-       

-        Tu viens de faire connaissance avec ce fléau que je traîne depuis des années… Tu l’as sans doute deviné, que je cache cette créature répugnante. Si tu n’as pas eu le temps d’y penser ces dernières heures, sache que cela remonte à longtemps…Dix neuf longues années de solitude. Je vais te raconter….

 

Si tu remarques bien, il y a vingt ans que nous jouions tranquillement aux cartes, chaque semaine, comme d’habitude. Sauf qu’un jour, je ne suis pas venu.

C’était à ce moment là…Je l’ai vu de mes propres yeux… La veille, tu vois, j’étais avec ma famille.

Avec mes deux enfants, Clara et Jeremy. Ma femme était merveilleuse, elle s’appelait Sarah…Nous mangions en famille et mon fils me racontait la superbe note qu’il avait eu en science…que de bonnes nouvelles, tu le comprendra ! Mais pendant la nuit, il c’est passé quelque chose. J’ai accompagné mes enfants jusque dans leurs chambres.

Ma fille de dix ans et mon fils de 8 ans se couchaient d’habitude très tôt, vers dix neuf heures. On était en octobre, il faisait déjà nuit…Le froid et l’humidité avait envahis le petit village de Brindeville. En face de la maison, il n’y avait que des champs, mais ceux là étaient abandonnés depuis plusieurs années et des hautes herbes avaient poussés.

Le brouillard était tombé  sur le village, il n’y avait pas un chat dans toute la rue. Le calme de mort cachait un événement qui, je pense, ne c’est jamais reproduit, nulle part dans le monde.

Alors que ma femme dormait déjà, moi, je réfléchissais. Dans un silence total, celui où on arrive, dit-on, à entendre l’absence de vie, j’entendais quelque chose d’étrange…

L’arbre d’en face s’agitait comme si quelque chose était tombé dedans, du plus haut point du monde, pour enfin tomber en claquant. 

C’était l’arbre qui se trouve juste en face de la route, qui donnait sur la porte d’entrée. Je n’avais encore jamais entendu un tel bruit. Il n’y avait pas un souffle de vent et, ce qui m’intriguait, c’était le bruit de claquement…

Je me levais sans réveiller personne, quittant le lit bien douillet où je laissais ma femme et sortais de ma maison pour rejoindre l’humidité liée à l’air glacé…

 


6

 

Il n’y avait absolument rien, et les champs qui s’étendaient derrière l’arbre étaient à peine visibles.

La brime opaque et blanche couvrait tout le paysage, ce qui faisait de ce petit village tranquille un lieu sinistre et froid comme la mort … Je m’approchais de la route, je voyais alors qu’il semblait y avoir coulé quelque en dessous de l’arbre.

Je traversais la route sans même regarder si une voiture passait…Il ne passait généralement personne pendant la journée, donc encore moins à cette heure si tardive.

Quand je suis arrivé au-dessous du grand chêne, j’ai vite remarqué que quelque chose était bien tombée, quelque chose de lourd…Des branches étaient tombés, elles avaient étés arrachées.

Je m’accroupissais afin de toucher ce liquide que j’avais vu depuis le seuil de ma maison. J’y mettais mon doigt, ce n’était certainement pas de l’eau, mais il y avait beaucoup trop d’obscurité pour que j’en détermine la couleur exacte.

Cela semblait trop noir pour être de l’eau, mais pas assez huileux pour être de l’huile.

 

Il n’y avait pas d’autres traces de ce liquide, et je ne savais vraiment pas a quoi m’en tenir. Je me relevais, et, comme je sentais la douce fraîcheur m’envahir, j’ai voulu faire un petit tour dans la rue. Pas seulement parce que j’étais bien dans ce bol d’air frais, mais parce que je voulais à tous prix apercevoir le moindre indice qui aurais pu me renseigner...Que c’était t-il passé ? Si c’était un objet, il serait resté en dessous de l’arbre, mais ce n’était pas le cas. Dix minutes après avoir bien pensé à tout cela, je décidais de rentrer.

Enfin dans ma maison, je montais les marches afin de me rendre dans la chambre. Ma femme n’était pas dans le lit et la couverture était devant la porte… Des objets avaient été mis à terre.

La panique me prit, j’allais directement voir dans la chambre des enfants, c’était de même, il n’y avait personne ! Je commençais à les chercher, à les appeler…Ce fût en vain, il n’y avait toujours personne dans la maison où alors…ils étaient dans l’incapacité de répondre. Je me rendis jusqu’au téléphone pour appeler la police, ce fut seulement quand mes doigts furent prés à composer le numéro que je remarquais le liquide qui était sur mes doits… Il était pourpre…comme du sang…Je m’essuyais sur mes vêtements pour bien le faire partir. Il y avait quelque chose de grave qui se passait et, par mesure de sécurité, j’avais décidé de me rendre à la cave pour vérifier qu’aucun intrus ne s’y cachait.

S’il y avait des voleurs, ils me prendraient par surprise une fois que je serais occupé à téléphoner à la police…

Je descendais les marches, et peu à peu, je commençais à entendre ce bruit pour la première fois…. Toi aussi tu l’as entendu la première fois tout à l’heure…Celui de cette chose qui mange… Je suis certain que tu ne l’entendais pas de la même oreille que la mienne….

Au seuil de l’épaisse porte de la cave se trouvait les jambes de ma femme…En marchant plus lentement, prévoyant ce spectacle affreux, j’ai vu mes deux enfants derrière elle, mort, à moitié dévoré…Ma femme n’avait plus que son crâne pour tête…Le reste de sont corps étant ensanglanté et pourvu de morsures dont s’échappait son sang. Cet acte de monstruosité avait brouillé mon esprit, je ne comprenais plus rien ! Il me fallut quelques secondes pour me reprendre et tourner la tête…Le pire, c’est que je n’avais pas encore remarqué, dans l’obscurité, la créature qui rongeait le tibia de mon fils. D’instinct, je me suis élancé pour shooter dans le crâne de ce criminel. Mon pied rebondi comme si j’avais frappé dans du métal ! La tête n’avait bougé que de quelques centimètres.

Bientôt, il fit attention à moi, mais il lui fallut quand même plus de temps qu’un humain ordinaire, ce qu’il n’était pas…

Son regard était vide, son œil unique m’avait aussi choqué. Sa peau était déchirée, ses organes presque visibles, ses dents blanches avaient du sang qui dégoulinait sur le menton…Ce n’était plus vraiment un homme.

Mes chaussons s’imbibaient du sang déversé par ma famille…

Je ne savais vraiment pas quoi faire…Allais-je sauver ma peau ou m’attaquer à cette puissante créature…Elle n’allait pas faire de quatrième victime ! Je fermais la porte, tout en fermant les yeux… Je les laissais, tous les quatre, dans le noir et sinistre destin qui leur était destiné…Celui d’être mangé.

M’accroupissant contre la porte, j’étais complètement perdu, jamais un homme n’aurait du être confronté à une telle situation.

Dans un silence absolue, j’ai attendu…J’ai réfléchis… Au bout de plusieurs heures, je me suis dit :

« J’ai toujours été parfait, il faut pourtant maintenant que je nettoie les erreurs que j’ai commises par mon histoire… 

Ma vie se termine ici, mais je ne la quitterais pas avant d’avoir gâché celle de ceux qui ont détruit mon passé…»

Après cela, je me suis relevé d’un seul coup…Ce moment de    tristesse m’avait rappelé les noires années de mon enfance, j’avais souvenir de tout le monde, toute ma vie. Si je peux appeler ça une vie…

Ca fait bientôt dix minutes que je te parle, qu’est-ce que tu en dis ?

Toujours dans la même position pendant toute la durée de l’explication d’Alfred, Alan n’était vraiment pas disposé à parler mais quand même, il réussissait à souffler :

-        …saavvvait….pa……

-        De toute manière, je ne l’ai raconté à personne…Tu faisais parti de ces personnes. Avec toute ta chance dont tu n’as pas vraiment usé pour accomplir tes rêves…Tu ne te doutais même pas que ce don aurait pu te rendre le plus heureux de hommes !

-        Je…n’aiii….pas besoins…d’etr…heureu…..

-        Comment ?

-        Ce…n’est....pas comme ça…que…t….ref..era…ta….vie…..

-        …Mais je ne cherche pas à refaire ma vie ! Je l’ai perdu depuis que ma famille est morte ! Depuis même le temps où vous m’avez tous excluent de votre victoire sur le monde !

-        Me laiss….pa…mourir….ici…

-        Pourquoi je ne te laisserais pas mourir ici ? C’est au fond ce que je veux ! Je veux que tu souffres ! Que tu comprennes la chance que tu avais avant, celle qui t’a lâchée ! Tu ne t’en n’es même pas servi pour faire…

-        J’ai une….famille….

Le seul argument qui pouvait faire effet sur Monsieur Edar, c’était bien la famille.

-        Combien…de familles as-tu….détruit….

-        Ta famille, tu dis que ta femme est partie et que de toute manière tu les as toutes quittées ! Tout simplement parce qu’elles t’énervaient !

-        J’ai…menti…Ca t’aurai….fais…de la….peine….de savoir….qu….j’ai….la….meilleur….des…familles.

Tout d’un coup, Alfred se mis à réfléchir…Une erreur qu’il avait répétée pendant plus de vingt ans et à laquelle il n’avait pas pensé. Pour la première fois après plusieurs longues années, il prit conscience des mauvaises choses qu’il avait faites…

« Tu as raison ! » L’esprit de Monsieur Edar s’illumina et recommença à fonctionner à la normal.

-        Alors…. ?

-        Tu as une famille ! Tu as une femme et des enfants !

Des larmes coulaient sur le visage d’Alfred…Il avait comprit les horribles choses qu’il avait faites, il était enfin heureux d’avoir trouvé une porte de sortie à sa sinistre vie monotone.

 

 


7

 

Tout était maintenant plus facile pour Alan, les choses s’étaient inversées ! Alfred détachait Alan de la table, sa peau et sa chair  n’étaient qu’à certains endroits qu’un tas visqueux auquel coulait du sang.

Même s’il avait perdu beaucoup de son liquide vital, il n’en avait pas besoin pour le moment. Alfred le pris doucement dans ses bras…La chair qui ne tenait pas au corps dégoulinait par terre…

Le corps était bien plus léger qu’avant, vu qu’il avait perdu énormément de muscle, quelques os, et bien d’autres éléments.

Tout d’un coup, le cannibale se mis à bouger. Il avait compris ce qu’il allait se passer même si ce ne s’était jamais produit. Cette chose pesait en réalité plus de cinq cents kilos. Sans difficulté pour se lever, il avançait vers les deux hommes pour tenter de les déguster.

Monsieur Edar se dépêchait, rongé par la crainte, de quitter cette cave et de violement refermer la porte avec son pied. Le clapet se fermait, il était impossible désormais de la rouvrir. Presque instantanément, des coups des plus violents retentissaient sur cette porte…Même épaisse, elle n’allait pas résister longtemps à cette force de frappe.

-        Il n’a jamais été violent ! Il n’a jamais essayé de s’échapper !

-       

Tout en montant les marches avec le corps d’Alan, toujours en vie, chanceux comme il était, il pensait à ce qu’il allait faire.

« Nous allons partir…Je vais brûler la maison, je vais appeler les pompiers…. Je vais quitter le pays, et je ne sais pas ce qu’ils vont faire de toi mais j’espère que tu vas revoir ta famille…. »

Alfred allait poser Alan en face de la maison, juste en dessous de l’arbre où était tombé la chose il y avait bien des années…

Il retournait à son domicile, toujours en hâtant toutes ses actions.

Après avoir composé le numéro des pompiers, qui se trouvaient bien à dix minutes de la ville, il signalait un début d’incendie, son adresse, son nom et ce fut tout…

Ensuite, il allait chercher son meilleur moyen pour commencer le plus terrible des incendies. Comme il l’avait indiqué à Alan, ses beaux parents faisaient de superbes alcools…Il avait toujours gardé les plus puissants pour ses vieux jours…C’était certainement le moment ! Il prit une grosse bouteille de trois litres puis en déversait un peu partout dans le salon, sans oublier la cuisine et les marches qui menaient vers l’étage. Il regarda une dernière fois le lit où il avait pour la dernière fois dormis avec sa femme et s’imaginait encore la couverture par terre…Puis il continuait à déverser ce breuvage sur les tapis. En fait, Alfred avait hérité d’une grandiose quantité d’alcool fort qu’il avait dissimulé dans des placards partout dans la maison.

Ces puissantes boissons allaient finalement lui servir. Une fois dans la cuisine, il n’hésitait pas une seconde à craquer une allumette devant sa porte. Le feu prit vite et se propageait partout en un instant. La maison, dont beaucoup de parties étaient en bois, allait bientôt devenir les cendres d’une foulée de mauvais souvenirs.

Alfred prit sa vieille voiture. Il ne l’avait pas utilisée depuis qu’il n’emmenait plus ses enfants à l’école.

Il n’oubliait pas Alan qui agonisait sur le gazon, mais qui n’allait pas mourir. La clé était même restée sur le contact et ce fut un vrai miracle que l’essence n’ait pas été périmée.

 Il se rappelait maintenant…Il l’avait utilisé il n’y a pas si longtemps l’hivers dernier, quand il était tombé malade et qu’aucun moyen n’aurait pu permettre sa guérison.

Les rideaux, aussi sales qu’ils étaient, commençaient à dégager une mortelle fumée noire. Le plancher prenait tranquillement feu alors qu’Alfred enfreignait toutes les limitations de vitesse afin de s’éloigner le plus vite possible.

C’était le week-end. Un samedi à dix huit heures, tout le monde était chez soit. Les voisins sortaient afin de voir l’incendie et, si besoins était, apporter de l’aide. Cependant, aucune aide n’était envisageable vu qu’il était désormais impossible de rentrer dans la demeure embrasée.

« Même les pompiers ne pourront pas empêcher que ce tas de bois fumant ne s’écroule ! Dit l’un des voisins.

-        Justement, les voilà ! Informait une des voisines qui se trouvait un peu plus loin. J’espère qu’il n’y avait personne à l’intérieur au moins, continuait-elle.

-        Faites de la place ! Laissez-les faire ! »

Les soldats du feu venaient de se garer juste devant la maison et sortaient déjà les lances d’une vitesse exemplaire. Ils discutaient de la meilleure méthode pour éteindre cet enfer quand un voisin remarquait enfin l’homme qui était en dessous de l’arbre…

« Venez vite ! Il y a un blessé ici ! » 

Tout le monde se pressait d’aller voir le corps…Deux des pompiers qui ne s’occupaient pas du feu ne purent s’empêcher de montrer un air répugné.

« Mais ce n’est pas des brûlures ! Dit l’un des voisins.

-        On dirait qu’il a été broyé !

Les deux pompiers reprirent vite leur esprit pendant que les voisins reculaient, de peur du corps et aussi pour laisser les deux sauveteurs faire leur travaille.

-        Appelez une ambulance…Il est……

-        Oui….Il est encore vivant….

Après cette découverte, il n’y eu pas une seule personne qui ne fut pas étonnée. Les trois soldats du feu qui s’occupaient des flammes avaient presque fini de les arroser.

-        Ca va être bon ! Ce n’était pas un feu ordinaire !

-        C’est un feu volontaire… »

Tout s’écroulait aussitôt, ne laissant que décombres fumant encore…

Tout avait brûlé…y compris la porte de la cave…L’ambulance arrivait bien vite. Ils embarquaient avec précaution Alan, qui ne disait mot. Les ambulanciers se demandaient s’il était possible de le transfuser tellement ses veines étaient ouvertes de partout.

Ils démarraient dés qu’ils furent prêts…

« Mais qu’est-ce qui lui est arrivé ! S’exclamait l’un des médecins. Je n’ai jamais vu un homme dans un tel état !

-        Il a du avoir à faire à un sadique…

-        Mais regarde moi ça ! j’ai même peur de le toucher tellement sa chair risque de se décrocher !

-        Tu sais quoi, dit le conducteur, je suis certain que si c’est une histoire de ce genre, on ne va pas arrêter de voir des journalistes partout…

-        Quelle histoire… »

Toujours en se demandant ce qu’ils allaient faire d’Alan, ils finissaient par se dire que finalement ce serait l’hôpital qui s’occuperait de ça. Comme le patient se présentait plutôt bien par rapport à son état, ils prenaient la direction d’un plus grand hôpital, plus loin, dans une plus grande ville.

 

 

 La ville de Highbourg possédait un vaste hôpital où toute sortes de soins y étaient pratiquées. Les soins intensifs, chirurgical et tout ce qu’Alan avait besoins lui seraient désormais accessibles. Cet établissement possédait aussi un puissant centre psychologique qui comprenait un lycée particulièrement riche.

L’ambulance arrivait à forte allure. Il y avait plusieurs immenses bâtiments et de gigantesques parkings intérieurs de plusieurs étages. Le véhicule s’arrêtait dans les sous sols, prés de l’ascenseur. Les trois hommes se précipitaient pour ouvrir la porte arrière de l’ambulance pour transporter le corps jusqu’au niveau moins trois où étaient seulement pratiqué les soins rarement adoptés.

-        J’espère pour cet homme que le docteur Grimault est là.

-        Ce bon docteur est le meilleur pour ces cas là…Tout autre médecin n’aurait pas été capable de s’occuper convenablement de celui-ci. 

-        Je me rappel que tous les patients apporté à cet homme on tous eu à faire aux pires atrocités…Que le résultat de l’opération ne pouvait être que pire que la mort…

-        Hé bien avec cette tête là et ce corps en lambeau, cela m’étonnerait qu’il puisse à nouveau vivre comme avant ! »

Les ambulanciers poussaient tous les trois le lit mobile le plus vite possible pendant qu’une multitude de médecins contemplaient les dégâts, ne sachant pas quoi faire.

Il n’y avait pas grand monde dans ces couloirs spéciaux, la plupart des patients étaient des grands brûlés…

Tout au fond, il y avait le bloc où se trouvait le Docteur Grimault. Celui-ci avait été prévenu quelques minutes plus tôt, il était prés à intervenir…

Quand Alan fut déposé dans la pièce, il se réveillait…Devant ses yeux se trouvait des centaines d’outils qui allaient servir à le reconstituer le mieux possible. Les trois ambulanciers partaient après l’avoir longuement scruté de toute part, se demandant comment allait être ce pauvre hommes.

Quelques secondes après, la double porte s’ouvrait d’un seul coup et un vieil homme en tenue de docteur s’approchait doucement.

« Mais tu me fait penser à….Il faut que je m’occupe de toi… »

C’était le docteur Grimault…L’opération serait longue et douloureuse, mais ce n’était rien comparé à ce qu’il avait déjà subit quelques heures plus tôt.

 



8

 

L’OAM était une association qui cachait bien son nom, et cela pour plusieurs raisons. Tout le monde croyait à une bonne Organisation d’Analyse Mondiale, mais ce n’était pas si simple. Les gens qui y travaillaient étaient de très brillants scientifiques qui savaient qu’ils pouvaient s’attendre à tout.

Son vrai but était de classer et de travailler sur différents dossiers. Tous ces dossiers parlant d’une menace inconnue du monde. Les scientifiques travaillaient sur toutes les théories, certaines farfelues, d’autres étant bien réelles.

Tout ce qui regroupait les ovnis, les étrangetés ainsi que les phénomènes incroyable, tous étaient dedans…Mais qu’est-ce qui les liait ? Dans le grand bureau du patron, au dernier étage du plus gros immeuble, à Tokyo, se trouvait un homme qui savait presque tout de la situation…Tout ce qu’il ne savait pas, c’était le plus important. Hyo Kazuma avait tiré toute sa fortune grâce à sa famille. Cela lui avait permis d’obtenir ce qu’il voulait et de connaître des personnages importants. Il c’est attribué leur confiance et leur avait montré son talent pour les sciences. Maintenant au poste de haut dirigeant de l’OAM, il savait que tout allait se terminer un jour.

Sur le bureau d’un beau bois bien cher se trouvait un dossier de dix centimètre. Que d’informations…Une analyse mondiale quoi…Mais ce n’était pas une analyse mondiale proprement dite. C’était l’analyse des personnes qui avaient subis des blessures étranges, que les médecins ne pouvaient expliquer. Y compris ceux qui se trouvent dans les rapports du Docteur Grimault. Alan Firtman y était donc…Notre bon vieil Alan, qui était en train de se reposer à l’hôpital, bien caché dans les sous-sols. Désormais, il ne serait plus capable de vivre seul.

Hyo avait fait la demande pour que toutes les blessures suspectes soient triées selon un ordre très spécial selon ses critères de recherche. Il fini par trouver en première page exactement ce qu’il voulait, et ce qu’il redoutait en même temps. Alan n’avait pas été le seul à être ainsi sortis vivant de cette enfer…Un autre homme avait survécu un jour…Cela voulait dire qu’il y avait une autre créature qui était tombée du ciel. C’était la preuve qu’il y avait bel et bien plusieurs créatures, proportionnellement au temps passé…D’après une des théories des scientifiques travaillants pour l’OAM, un jour, il pleuvrait des créatures sur le monde.

Tout ce fléau qui s’abattrait sur le monde, quelque chose que même l’homme n’a pas pus imaginer pendant son évolution…

Complètement absorbé par ses documents, Hyo ne voyait pas le temps passer. Il lut, relut et re-parcourut le texte avec les différentes informations et il en vint à la conclusion…

« C’est pour bientôt »….

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

EPISODE 1 : La chose tombée du ciel    (Chapitre 1 à 4)


1

 

Monsieur Edar, un homme bien froid… Rares sont les personnes qui le côtoyaient vraiment… Ils ont été beaucoup à vouloir essayer de lui parler mais en finissant vite par le laisser tomber, sans avoir réussi à le comprendre. Il était préférable pour leur moral de ne pas se soucier de sa vie et de son cas « désespéré ». – A plusieurs reprises ils furent hantés par des cauchemars – Les voisins savaient que Monsieur Edar était un homme qui devait être brisé, mais il n’en semblait rien… Il avait environs une soixantaine d’années, et beaucoup ne savaient pas vraiment son age. (Ils n’avaient  jamais osé le lui demander).

 

Les voisins, ils venaient et repartaient dans ce petit quartier du petit village éloigné de Brindeville, mais Monsieur Edar, lui, vivait seul dans sa maison et ne songeait jamais à quitter la campagne pour la ville. Il ne sortait jamais de chez lui, ou sinon, à de rares occasions.

Sa demeure était une des plus vieille et dégradée, mais c’était aussi la plus élevé. Une si grande habitation pour un petit homme comme lui, même s’il était bien grand.

Malgré son age, il était resté fort, son physique se dégradait mais il ne s’en souciait pas. Ses vieux vêtements, il les gardait tous le temps sans jamais les retirer…Un vieux pull rouge avec des bretelles et un éternel pantalon couleurs feuille morte. Ses cheveux n’avaient pas encore totalement blanchis par le temps. De toute manières, Alfred Edar ne cherchait pas à plaire !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un homme qui a subit la mort de sa femme et de ses deux enfants aurait du sombrer dans la tristesse. Cet homme capable de supporter une telle douleur était différent…

Les voisins, qui discutaient souvent entre eux, ne savaient pas si c’était de la méchanceté, du délire ou de la moquerie. Cet homme, qui vivait seul depuis prés de vingt ans, gardait sans cesse le sourire au visage. Quand il parlait de sa défunte famille, il en discutait, il en repensait, mais il était impossible de lire en lui la tristesse, ni le regret de les avoir perdu.

S’il y avait bien un mystère, c’était comment sa famille était morte. Il était toujours resté muet sur ce sujet. Même en faisant des recherches dans les journaux de la ville, il était impossible d’obtenir ne serait-ce qu’une seule information là dessus. Personne n’avait encore eu le temps ou la curiosité d’aller demander à la police (Elle-même n’étant pas respectée dans le canton, la surveillance des villages et le banditisme étant à la portée de tous).

Surtout dans un tranquille petit village comme celui-ci, qui ne voyait pas beaucoup son nom retentir dans les réunions administratives. Personne ne s’en souciait. Comportant de petits et simples pâtés de maisons sans grande importance financière.

 

Sa maison comportait un étage, et dans toutes les pièces, il y avait un parquet dont chaque centimètre était encombré de la poussière et de la saleté des plus vieilles. Trois chambres, une cuisine, un salon et une salle de bain. C’était le rêve de tout le monde…En contrepartie, comme dans toutes les vieilles maisons, il y avait une cave des plus sinistres.

Ce n’était pas seulement la crasse qui avait envahis cette oubliette mais aussi un mal spécial… Cela, même par le passé, donnait des frissons à Alfred… (Les marches descendues, il fallait pousser une épaisse porte pour rentrer dans une espèce de cachot).

Il y avait beaucoup de mobilier dans toute la maison, avec des tas d’objets inutiles un peu partout ; des livres, des feuilles, une table encombrée par le manque de place, mais aussi par le manque de rangement.

Il y avait à peine la place requise pour une assiette.

Pour conclure, sa maison était un vrai musée en désordre.

Autant de papiers sans importances que de poussière accumulée depuis des années.

 

 

 

Il y avait malheureusement un événement que Monsieur Edar ne ratait pas depuis une vingtaine d’années. Ce fait, personne ne pouvait le soupçonner, ni même l’imaginer. Il y avait une dizaine d’années qu’il avait trouvé une solution pour se venger de plusieurs personnes. Celles qui lui on fait du mal dans le passé… bien des années auparavant, même des anciens de son école, qu’il retrouvait grâce à d’autres.

Tous ceux qui on eu de la chance et qui on étés heureux, ceux qui on tant profités de la vie sans penser aux autres. Il les retrouvait et les invitait, mais personne ne remarquait que ces invités ne ressortaient jamais de la maison, et que toujours, un véhicule de la fourrière venait chercher le moyen de transport de la victime.

Ce n’était pas de simples crimes que commettait Monsieur Edar, mais de véritables atrocités car, ce qu’il cachait en réalité, c’était un lourd passé qui fit naître en lui un immense désire de vengeance…

Le jour qu’il eu prit conscience de ses actes compte parmi l’année 1998.

Alors qu’il venait de tuer il y a quelques temps, décidait de chercher quelqu’un qui, selon lui et selon les autres, avait énormément de chance. Monsieur Edar retrouvait toujours ses victimes dans ses numéros qu’il voulait tant oublier. Il prenait le temps de leurs téléphoner afin de ne pas se tromper de personnes. Ayant une très bonne mémoire, il pouvait relater des souvenirs qui s’étaient passé, en détaillant bien tous les faits et gestes des personnes qui l’entouraient. Donc, il allait inviter sa 15éme victime, Alan Firtman. Homme d’une quarantaine d’années, ce fut un bon ami de Monsieur Edar, il y a vingt ans de cela. Ils jouaient aux cartes et toujours, Alfred perdait. Alan avait une chance inouïe. Un incroyable hasard semblait tourner pour lui porter chance, aussi bien dans le jeu que dans la vie. Si au moins un peu de cette chance était donné à quelqu’un d’autre, ce quelqu’un aurais pu être le plus heureux du monde. Il allait inviter la victime le lendemain, en début d’après midi,  tout était déjà prés pour l’accueillir…

« Ha, il ne va pas avoir cette horrible chance avec moi… ».murmurait Monsieur Edar. Il avait peur de rater cette fois-ci…Tuer Alan étant un gros chapitre dans sa folie…

« Il a toujours gagné, c’est pas possible…Toutes les chances auxquelles il n’a même pas prêté attention… »

Il attendait tranquillement dans son fauteuil, devant sa cheminée éteinte et dont l’odeur d’humidité prouvait son inutilisation. Il n’y avait pas grand-chose à voir, même pas de photo familiale sur l’étagère ; rien que de la poussière et quelques objets inutiles…

Le tapis, ayant perdu ses teintes, rendait la pièce encore plus vieille, les meubles huileux la rendaient humide et sans vie. Il se leva et alla vers le meuble prés de l’entrée. Sur le dessus il y avait des feuilles et des livres aux pages jaunies par le temps. Il les prit tous d’un coup avant de les laisser tomber par terre, pour enfin découvrir le téléphone qui se trouvait en dessous. L’appareil était aussi âgé que lui, mais à quoi de bon d’avoir un bon téléphone si ce n’était que pour donner de tels rendez-vous…

Il composait le numéro d’Alan qu’il avait au préalable noté sur un petit mémo. Ce petit papier resterait aussi comme les autre, un peu dissimulé dans toute la maison, constituant des preuves d’une éventuelle arrestation. A chaque chiffre enregistré dans l’appareil, Monsieur Edar grandissait son sourire ; allait t-il continuer à faire de telles choses jusqu'à la fin de ses jours ? Le destin en déciderait pour lui, pour le moment tout était parfais et il n’y avait jamais eu aucune bavure, même du côté de la fourrière qui ne se doutait de rien. Le téléphone sonnait à présent au bout de la ligne. Une, deux, trois, quatre fois, et à la cinquième fois, la voix d’un homme encore jeune retentit.

 

 «  Allo oui ? 

-         Alan ? C’est bien toi Alan ? 

-         Bonjour, oui c’est bien moi, qui êtes vous ?

-         Ca fait des années maintenant ! C’est moi ! Alfred !

-         Alfred ? Alfred Edar ? Comment vas tu ?

-         Hé bien comme toujours tu sais, bien que de nombreuses choses ait changées ! Toi d’après ta voix, tu n’as pas changé !

-         Tant que ça ?

-         Nous ne pouvons pas continuer au téléphone, en amis tant nous devons nous voir !

-         Oui tu as raison, je n’arrive pas à m’en remettre ! Ca fait bien presque vingt ans !

-         Tu fais quoi demain !

-         Hé bien tu sais, à quarante ans….

-         C’est Samedis demain, ne me dis pas que tu as prévu de faire du golf !

-         Non, je ne fais pas de golf…En tout cas, pas encore ! Je pourrais venir demain, donne moi ton adresse.

-         J’habite à Brindeville, 5 rue du point mort.

-         Ah ! Ce n’est pas trop loin de chez moi…Je pensais que tu aurais déménagé depuis le temps !

-         A quelle heure tu pourrais venir ?

-         L’heure que tu voudras.

-         Bon, alors je t’attend pour quatorze heure. Il serait mieux que tu viennes seul, comme ça nous serons entre amis.

-         De toute façon ma femme est partie, je t’expliquerais

-         demain !

-         Bon, c’est parfait alors. A demain et bonne route !

-         Pas de problème, A plus ! »

Il raccrocha le combiné tout en découvrant un sourire particulièrement révélateur de mauvaises intentions à la glace qui se trouvait au dessus du meuble.

 

 

 

 

2

 

A treize heures et demi, tout était déjà prés. Alfred avait débarrassé la table de la cuisine – il avait fini par tout transposer dans un coin du salon –  et il avait mit une musique dont le volume n’était pas assez élevé pour y prêter attention. Il passait un coup de balais, qui repoussait parfaitement les petits objets qui traînaient à terre, mais laissant la poussière qui était depuis trop longtemps, infiltré entre les différentes dalles du vieux parque. Monsieur Edar pouvait sembler à vue d’œil le plus heureux du monde, mais par la suite, il allait descendre par l’escalier, descendre dans la cave, puis préparer son plan diabolique.

Il ne remontait que pour quatorze heures. Il terminait par attendre à côté de la porte, impatient d’accueillir sa nouvelle victime…

Tout allait commencer dans quelques instants.

Drrriiing… La vieille sonnerie retentissait au-dessus de la porte, Monsieur Edar s’empressait d’ouvrir celle-ci.

-         Alan, tu n’as pas changé ! Quant à moi…que veux tu ?

-         Tu restera toujours le même !

Ils se serrèrent fortement la main et Alfred le fit rentrer, la porte se fermait toute seule d’un coup de vent. Alan était habillé en jeune, un jean avec un polo, une coiffure de quelqu’un qui cherchait à séduire…

-         Ho la, quel maison ! Disait-il en regardant la cuisine, en remarquant l’état des murs et du salon.

-         Hé bien oui, il s’en passe des choses.

-         Où se trouve ta famille ?

-         Ma famille ? Elle est très haute dans le ciel depuis pas mal d’années !

-         Hein ? Hé tu le dis de cette manière ? Il y a des choses qui ont changé Alfred…

Le sourire s’effaçait quelques instants sur le visage d’Alfred qui repensait à de nombreuses choses.

-         Oui, les choses changent en vingt ans...Répondait-il froidement avant de redessiner un incroyable sourire qui ne laissait même pas pressentir la haine qu’il avait pour son ancienne ami. Impatient de parler de famille et de se vanter de sa glorieuse chance, Alan continuait…

-         Moi, tu vois, j’ai eu de la chance d’avoir plusieurs femmes mais je l’ai aies toutes quittées…elles m’énervaient. Moi je préfère vivre en homme libre parfois.

-         Une femme ne se choisit pas au hasard, ni par la chance. Bien que tu ais eu beaucoup d’aubaine, cela aurait été plus profitable à certaines personnes.

-         Oui c’est vrai…J’ai toujours eu beaucoup de chance, et elle continuera sans doute toute ma vie…

-         Mais bon, peu importe, ne parlons pas de chance, allons boire un petit verre !

Ils quittaient le petit couloir étroit pour se rendre dans la cuisine, Alan s’asseyait sur la chaise en bois. Elle grinçait mais ne semblait pas se plier ; Alfred avait par contre oublié de dégager les objets qui gênaient pour ouvrir l’armoire qui contenait les verres et les bouteilles. Dans la précipitation et la nervosité, il prit tout ces objets décoratifs dans ses deux bras… certains tombèrent et cassèrent mais il ne s’en souciait pas, il allait directement les poser dans un coin de la cuisine qui était encore disponible.

En contemplant les figurines en terre qui étaient en mille morceaux, il souriait et disait :

« Au moins, ils ne risquent pas de tomber plus bas, et de toute manière j’ai bien besoin de changer la décoration de cette maison. Bon, alors, que veux-tu boire ? »

-         Rien de spéciale, je prendrais ce qu’il te conviendra…

-         Certes. Je vais prendre un petit martini !

Alan fut étonné.

-         Mais tu m’as toujours dit que tu n’en n’aimais pas !

-         Oui, je n’aime pas trop, mais vois-tu, je me rappelle que tu aimais bien en boire lorsque nous jouions aux cartes.

-         Mais si tu n’aime pas nous ne pouvons pas le boire ensemble, et comment se fait t-il que tu en as si tu n’en aime pas ?

-         Ah, c’est une bouteille que m’a offerte ma belle mère. Elle voulait me faire plaisir, mais comme tu le vois je ne l’ai jamais ouverte.

-         Bon, de toute manière, je crois que nous la laisserons donc de côté. Tu n’as pas du champagne pour fêter nos retrouvailles ?

Alfred faisait semblant de réfléchir, il savait très bien qu’Alan refuserait le martini et qu’il demanderait alors du champagne… Il sortait les coupes, ouvrait le réfrigérateur et en sortait rapidement une bouteille bien fraîche.

-         Tu n’en aura plus d’aussi frais, crois moi !

Prévenait Monsieur Edar à son ancien ami.

-         Voyons voir ça de plus prés !

Il attendait l’ouverture de la bouteille, le bouchon sautait rapidement et percuta le plafond. Alfred versait le mousseux dans le verre d’Alan, puis dans le sien.

Il était excessivement pétillant et la mousse montait rapidement.

-         Ce champagne, il n’est pas comme les autres…

-         Oui, en effet, il a été fait spécialement pour fêter les grosses occasions. Je l’aime tout particulièrement, justement parce qu’il y a énormément d’agitation dans le verre. Comme si on buvait quelque chose de vivant.

Monsieur Edar prenait son verre, le mettait à la hauteur de ses yeux, pour regarder les petites bulles remonter très rapidement.

Alan faisait de même pour contempler ce phénomène.

-         Je n’avais encore jamais vu de tel champagne… Alors, il est tant pour moi que je le goûte et le savoure…

Il portait la coupe à ses lèvres, sous le regard attentif d’Alfred. Il n’avait pas empoisonné ce champagne, mais il était impatient de voir la réaction de son ancien ami face à une si bonne impression…

-         Il est merveilleux, hein ? lui demandait Monsieur Edar, avant de lui aussi, en prendre lui-même une petite gorgée.

-         Non, il n’est pas merveilleux, il est incroyable ! Je n’ai jamais goûté une boisson aussi pétillante !

-         Tu vois, comme je l’ai dit, tu n’en reboira plus jamais.

-         Pourquoi donc ?

Demanda Alan avant de laisser échapper un petit rire.

-         Tout simplement parce que les fabricants étaient la société dirigée par mes beaux parents…Bien entendu cela fait des années qu’ils sont tous mort d’une façon ou d’une autre…Quel merveilleux champagne !

3

 

Quand ils usent fini, ils reposèrent leur verre et Alfred invitait Alan à venir dans le salon.

A peine rentré dans cette sordide pièce, il reçut un violent coup dans la nuque, il perdait l’équilibre et tombait en avant. Juste derrière lui se trouvait Monsieur Edar munie d’un tisonnier.

-         Voyons, tu aurais dus l’éviter !

Il savait très bien que sont coup était inévitable, mais il disait cela pour se moquer de la chance qui abandonnait son vieil ami.

-         Alfred…qu’est-ce que tu fais…..Réussissait à dire Alan pendant qu’il se recroquevillait sur lui-même, en pensant qu’il allait recevoir un nouveau coup.

-         Je n’ais rien fait encore….comparé à ce que je vais faire….

-        

Alfred allait se mettre juste devant Alan qui ne tentait même pas de se relever, après qu’ils s’eurent regardé deux ou trois secondes dans les yeux, Monsieur Edar infligeait un coup dans le crâne de sa victime. Alan s’évanouissait, du sang coulait de son front mais rien de grave. Quoi qu’il en fût, Alfred allait continuer ses habitudes.

Il traînait le corps jusque dans la cave. Alfred prenait garde et se retournais sans cesse, il regardait à chaque instant devant et derrière lui de façon à ce qu’aucun problème ne puisse arrêter son petit jeu. Finalement, il arrêtait de regarder mais son angoisse le torturait toujours.

Cette cave n’était pas vraiment comme toutes les autres. Il n’y avait aucun aménagement, c’était tout simplement un endroit clos, où il n’y avait ni fenêtre, ni parquet, les racines poussaient à droite et à gauche contre les murs, les vers et les insectes pouvaient proliférer sans aucune contrainte.

 

 

La terre était humide, tout était salissant. Au bon milieu de la pièce se trouvait une lourde table, mais pas n’importe laquelle. A cette table était accroché des chaînes et des tenailles. D’une épaisseur de dix ou quinze centimètre, son bois semblait gonflé par une atmosphère toujours humide. Mais ce n’était pas l’eau qui avait fait enflé ce bois ci…C’était le sang, ce qui lui donnait une couleur noir. C’était ce liquide rouge qui le teintait de pourpre quand la lumière fut allumée. C’était le sang des dizaines de victimes, qui coulait le plus souvent abondement pendant plusieurs dizaines de minutes, dans des dizaines d’endroits différents du corps, tout en leur faisant connaître des dizaines de milliers de souffrances.

Mal éclairé, Alfred n’y voyait presque rien, mais avec l’habitude, il devinait chaque détail.

Il attachait solidement Alan, toujours inconscient, à la table.

Quand tout fut terminé, il remontait au rez-de-chaussée pour s’asseoir dans son confortable fauteuil, devant sa cheminée. Le tisonnier était de nouveau à sa place, Monsieur Edar n’avait pas pris la peine de nettoyer le sang qui avait coagulé sur une petite partie du tapis et qui s’était en partie infiltré dans le parquet. Des autres petites tâches était presque au même endroit que celle-ci…C’était la collection de victime de Monsieur Edar qui laissait leurs traces à chaque fois qu’ils rentraient dans le salon.

Un peu plus tard, Alan se réveillait. Les lourdes chaînes crasseuses l’empêchaient de bouger…

Il ne pouvait s’empêcher de tousser quand il essayait de tourner la tête, car une odeur nauséabonde émanait de la table. Déjà que l’humidité liée aux atroces antécédents de cette pièce laissait constamment un sinistre atmosphère, la table, elle, avait connu mille tortures.

L’odeur, irrespirable au début, piquait le net et bloquait les poumons. Ce ne fut que quelques secondes après avoir tenté de ne pas la respirer qu’il se résignait à affronter cette air pourrie.

Sa tête tournait encore et il n’y voyait rien, peu à peu, ses pupilles s’agrandissaient assez pour qu’il puisse se poser des questions sur l’endroit où il pouvait bien se trouver.

« Mais…ou suis-je ? »

Question sans réponse puisqu’il était seul, il concluait logiquement qu’il devait forcément se trouver dans une cave abandonnée.

«  Il y a quelqu’un ? » avait-il crié assez fort pour qu’Alfred l’entende. Il allait bientôt arriver pour dialoguer, mais Alan n’en savait rien. Il commençait à se débattre alors qu’il entendait un bruit, droit devant lui. Comme si une autre personne se débattait pour ouvrir une porte cachée dans l’obscurité.

Il tendait l’oreille comme il le pouvait…Plus rien…

Il sursautait quand il entendait une serrure se déverrouiller derrière lui avant de s’ouvrir lentement.

Cette porte, qui donnait à ce cachot, permettait l’accès aux marches permettant de remonter au rez-de-chaussée.

Alan ne pouvait pas se retourner, mais même s’il avait pu, cela lui aurait valut d’avoir une grande peur face à un tel profil d’assassin… Monsieur Edar se tenait prés à engager une discutions qu’il attendait depuis pas mal de temps.

-         Qui êtes-vous !!!

-         Tu aurais du remarquer ma présence, dit Alfred d’un ton calme et moqueur.

-         Qu’es ce que tu me veux à la fin ! Détache moi !

-         C’est mauvais l’impatience, tu le sais non ?

Il avançait doucement pour être juste à côté de la tête d’Alan, sans que celui-ci ne puisse la tourner assez pour le voir.

-         Détache moi je te dis !

-         Ce n’est pas à moi de le faire… Je te jure que quand tu seras en dix mille morceaux, ce sera bien plus facile de te sortir de ces chaînes. Le problème, c’est que tu aura tellement souffert que ta conception de la vie ne sera plus la même…

-         Qu est ce qu’il…. va m’arriver ?

-         Tu auras tout le temps de le deviner…C’est un secret que je compte garder jusqu’au bout…

Il avançait encore un peu pour qu’Alan puisse le voir.

-         Je crois que cette fois-ci, tu n’as pas eu de chance. Après avoir trouvé ma femme et fondé une famille, je me suis rendu compte que la vie que je menais avant n’était pas une vie. Une soit disante vie que je passais avec des énergumènes de votre genre, sous la contrariété et une envie sans cesse de vous tuer. Quant il m’est arrivé cette chose, tombée du ciel, tout c’est terminé. Tu vas mourir dans des souffrances que seul les martyres de l’antiquité on connus…

-         Non….

-         Je ne t’écoute pas, tu peux crier comme tu veux maintenant…

Il avait dit cette dernière phrase en le lâchant du regard afin de repartir d’où il était venu. Il partait trop rapidement pour qu’Alan ne puisse trouver quelque chose à dire, il était à présent angoissé à mort… Il pouvait crié, il pouvait se débattre, mais la peur le tétanisait.

Il n’avait pas oublié l’étrange bruit qui était provenu de devant lui. Bientôt, il fut aveuglé par une lumière qui s’était allumé au dessus de lui. Cette lampe ne permettait pas de voir au-delà de la table, les murs étant caché, il ne savait toujours pas ce qu’il allait devenir. Des chiens viendraient le dévorer ? Un ours allait-il venir se nourrir de sa chair ?



 

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

L'homme aux bras brisés

 

Un terrible cri retentissait du fin fond de cet endroit isolé, oublié de tous les peuples. Les clans avaient depuis  longtemps désertés ce lieu, de peur que le démon de la douleur ne les envahisse de nouveau.

Ce maudit était un véritable volcan quand il se réveillait, la peur envahissait les villages entiers qui ne pouvaient que sombrer dans le désespoir. L’homme qui avait fait un pacte savait très bien à quoi s’attendre. Il savait ce qu’il avait à faire, et il s’était préparé à ne pas regretter son geste.

 

Il vit lui-même son corps se transformer en objet combatif pour l’éternité, sachant que de toutes manière, tout ses bons souvenirs seraient effacés.

Avec la douleur vint le sang qui s’écoulait le long de ses deux bras, depuis quelques secondes, ils fondaient pour se souder à la peau du dos de ce pauvre homme, qui ne s’attendait pas à une telle douleur. Sur son visage se dessinait des horribles cernes ainsi que des trais noirs pendant que se créait, derrière ses bras soudés à son dos, une épée des plus horrible. Mi-katana, mi-épée des rois, elle était à moitié rentrée dans son corps, le manche étant à porté des deux mains inconscientes.

Agenouillé, l’homme peina à se relever après plusieurs minutes de lutte. Privé de ses deux bras, il ne savait pas quel genre de puissance il détenait à présent. Abrame devait trouver des équipiers n’ayant pas peur de lui…Un homme qui avait pactisé avec un démon ne pouvait apporter que des malheurs selon les superstitions. Ses nouveaux équipiers devaient être tout aussi détruit que lui, tout aussi traître.

Il avait l’épreuve de devoir assumer une deuxième naissance très douloureuse.

De cet homme anéantis, il ne restait que la puissance et la haine, qu’il devait, à l’aide de rien, reconquérir pour assouvir ses conquêtes de pouvoir.

Une montagne se trouvait au-dessus de la grotte où il était. Il n’eu cependant pas de mal à sortir, son agilité pédestre avait quintuplé. Du moment ou la douleur s’était arrêté, il avait perdu conscience, laissant son corps bouger instinctivement.

Une fois sortis des gorges du démon, il regardait la pleine lune qui était visible, même par ce ciel bleu pastel de fin d’après midi.

Son corps respirait l’air pur et s’offrait au vent de la nuit qui rafraîchissait.

C’est à ce moment là qu’il se réveilla, sous le contrôle de nouvelles pensées absurdes.

Même ses plus proches amis n’allaient pas le reconnaître, aussi bien physiquement que mentalement, il s’y était attendu et les avait prévenus. Ils ne devaient pas revenir…

Il avait gagné quelques centimètres, sa peau était devenue bien plus dure, ses yeux avaient pris une couleur de mort ardente prête à déchaîner sa colère.

Il sembla réfléchir plusieurs minutes avant de dire d’une voix faible, « Je suis vivant… ».

Sans émotion ni étonnement, il commençait à marcher comme l’aurait fait un vainqueur ayant conquit les ténèbres. Homme inconscient à ce moment là, sa fusion avait fait de lui un homme démon qui ne courait qu’a sa perte, si lointaine fût elle…

Ses oreilles entendaient le moindre bruit…Des pas…Trois hommes…Ses amis !

D’un mouvement parfait, il courut le long de la pente, pour descendre de la montagne d’où haut qu’il se trouvait. En contre bas se trouvait une forêt, dense et humide, sombre à cette heure de la journée. Sa vitesse avait doublé, il voyait à travers les arbres ses anciens collègues qui ne devaient pas se trouver là. Ils ne devaient pas revenir voir si l’homme démon pouvait se contrôler, car il ne le pouvait pas…

Arrivé tout en bas, une douleur s’empara de son âme quand ses deux main se décollaient pour arracher l’épée de son propre corps, une fois l’épée bien en main, tout fut automatique… Les trois hommes n’eurent pas le temps de se préparer, ils eurent à peine le temps de le soupçonner arriver, qu’ils étaient déjà morts…

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

Episode 2, La rose noire     (chapitre 1 à 3)



1

 

Ce fut une nuit d’Août que le destin fit tomber le premier véritablement venu. Etait-il si impatient de venir ?

Dans les airs se dessinait un point que nul ne pouvait distinguer de ses yeux nus. (Une légère pluie mélangée à de la brume cachait les étoiles, voilait le ciel…)

Ce qu’il y avait en haut aurait pu être assimilable à une météorite. De plus en plus qu’on se rapprochait du futur point d’impact, l’objet qui tombait semblait arriver plus vite.

Il n’y avait personne pour apercevoir cet écrasement… Quelques minutes passèrent avant que ce point noir ne s’écrase dans un champ de blée. Le choc avait formé un cratère, et la terre en morceau avait sautée un peu partout sur une dizaine de mètres, le sol avait même tremblé quelques instants.

En se rapprochant de la cavité, il aurait été possible de voir un jeune garçon qui semblait n’avoir qu’une quinzaine d’années.

Une telle chute aurais du le tuer, ou pire, le déchiqueter, l’éclater sur le sol dur…C’était le sol qui c’était écraser sous son poids.

D’où était-il tombé ? D’un avion ? Pourquoi pas de l’espace ? Avait-il traversé la couche d’ozone et l’atmosphère sans se consumer comme tout objet passant par là ? Il avait toujours ses vêtements…Tout en noir habillé, une peau pâle et sans défauts et des cheveux aussi sombre que le désespoir. Il ouvrit les yeux…Le claire de lune permettait de voir que ses pupilles complétaient son physique.

Il se releva doucement, la terre s’effritait sous ses longues bottes noires.

D’un regard vide, il balaya les environs et commença à marcher. Comme un âme errante, il ne s’arrêta pas durant plusieurs heures.

Il commençait à pleuvoir, il n’en avait rien à faire. Aucune pensée ou presque, ne traversait son esprit. Son seul but, marcher droit devant lui. Pour fuir ? Pour atteindre quelque chose ? Il ne connaissait rien de ce monde…

Bien que la pluie était faible, elle allait encore durer plusieurs heures…L’eau de pluie de ce monde moderne étant piquante, elle écrasait les uns et les autres contre un mur de tristesse…

A l’aube, le garçon continuait de marcher, mais se trouvait à présent dans un village. Il était sept heures, les rues étaient désertes, et de fines gouttelettes continuaient de tomber. Les maisons de ces petits quartiers n’étaient pas éclairé par des lampadaires, il n’y avait rien de bien moderne…Personne, un calme horrible dans toute la rue.

Ce fut vraiment une coïncidence qu’il se trouvait juste là, à un arrêt de bus, quelques enfants de son age qui attendaient, tranquillement, leur moyen de transport scolaire.

Bien qu’ils fussent encore en vacances d’été, ils avaient étés volontaires pour ne pas s’ennuyer dans ce pauvre patelin. Ces trois jeunes avaient repris des cours plus tôt, il y avait au lycée des ateliers de d’art et de musique.

-         Regardez là bas ! C’est un nouveau, non ?  Alerta l’un des jeunes.

-         Je ne sais pas…

-         On aurait entendu parler, je crois…, dit une fille qui se trouvait à côté des deux gars.

Pendant ce temps là, le jeune en noir continuait à avancer…

-         C’est peux être un type du bus, non ?

-         Regarde, dit l’un des deux garçons en chuchotant. Il est tout en noir…

-         Il arrive.

Instinctivement, l’un des garçons vint lui tendre sa main quand il fut à porté. Aucune réaction, de la part de l’inconnue. N’étant pas fâché pour autant, il engageait quand même la discussion.

-         Salut…T’es un gars du bus ?

-         Non ? Tu n’es pas habitué à dire bonjour ?

Cette question pouvait paraître idiote, mais la réponses n’était pas si évidente qu’elle aurait du l’être. L’inconnue n’avait pas l’habitude de serrer une main, et heureusement qu’il ne l’avait pas fait… Tout de suite, les trois élèves virent qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas.

Ce fût toujours le même garçon qui lançait la conversation.

-         T’es trop timide, ça fais rien. Le bus, il est en retard. Avec cette pluie, je ne sais même pas s’il va passer…

-         C’est embêtant d’habiter un village éloigné, dit la fille un peu énervée. On partira dans deux trois minutes s’il n’arrive pas.

L’abri bus était couvert, le jeune en noir n’avait pas bougé depuis qu’il était arrivé ; même pas pour se mettre au-dessous, pour échapper à la pluie qui devenait battante.

Quand cette colère du ciel s’atténua, après plusieurs minutes, le deuxième garçon s’impatienta.

-         Allons-y maintenant, sinon nous ne pourrons peux être plus après…

-         Moi, je vais rester quelques instants, au cas oû… Dit la fille.  Cette nuit, j’ai tellement pensé à ce que j’allais faire aujourd’hui…Cela serait trop dommage qu’il ne vienne pas…

-         Bon, alors, comme tu voudras, répondit l’autre. A demain alors ! »

Les deux garçons retournaient chez eux en empruntant la même direction, laissant la fille seule avec le garçon habillé de noir.

Une fois que les deux découragés étaient suffisamment loin, la fille commença à s’intéresser au nouveau venu. Elle le prit par l’épaule, pour qu’il soit au-dessous de l’abri bus. Elle eu cependant du mal à le tirer, c’est lui-même qui s’avança pour ne pas la voir peiner.

-         Comme ça, ce sera beaucoup mieux je crois !

-        

-         Tu dis vraiment rien….T’es un grand timide toi.

Elle portait sans cesse son regard sur le visage pâle du jeune. Il regarda alors son interlocutrice d’un air un peu absent.

-         C’est que….Ca fait bizarre….

-         Ah bas voilà ! Tu parle enfin ! Qu’est ce qui fait bizarre ?

-         Je me sens tout bizarre…

-         Mais qu’es ce que tu veux dire par bizarre ?

Le jeune garçon regarda ses mains, le ciel, les bâtiments d’un air absent. Finalement, il retourna son regard vers la fille.

-         Je ne me rappel plus de ce qui c’est passé…Je ne me rappel plus de rien…

-         Hein ? Comment tu t’appel au moins ?

-         Je….Je ne me rappel plus non plus…

-         Arrête, tu le fais exprès !

La fille rigola un instant avant de comprendre que ce n’était pas une blague et que cette situation était assez inattendue.

-         Faut que tu ailles voir un médecin. Retourne voir tes parents et dis leur ce qu’il t’arrive.

-         Mais je ne sais pas d’où je viens…Retrouver mes parents mettrait beaucoup trop de temps, de toute manière…

La fille fut un peu étonnée de voir l’expression triste qu’avait le jeune en parlant de sa famille.

-         Ils n’habitent pas si loin que ça quand même ?

-         Tu les connais ?

-         Je ne connais pas tes parents moi, je ne sais même pas qui tu es !

-         Je te parle de tes parents…Lui répondit-il alors qu’elle était toute confuse.

-         Mais oui, je connais mes parents.

La fille parut soudainement désolée, ayant mal comprit le garçon. Elle prit un air désolée avant de s’excuser.

-         Je suis désolée, je ne savais pas que tu ne connaissais pas tes parents….

Au contraire, le jeune parut soudainement très intéressé.

-         Comment tu as fait ?

-         Pour avoir des parents ? Demanda la fille d’un air stupide.

-         Non, pour les retrouver !

-         Je ne les ai jamais perdu.

Sur cette réflexion, qu’elle avait hésitée à énoncer, elle recommençait à réfléchir encore plus, pour vérifier si elle avait finalement bien comprit la question.

Après quelques secondes, le jeune garçon décidait de mettre un terme à cette confusion.

-         Heu….laisse tomber, ça fait rien…

-         Tu as reçut un sacré coup sur la tête toi !

Elle réfléchit quelques temps encore, avant de lui faire une proposition.

-         Bon, alors tu vas venir chez moi, on va s’occuper de toi.

-         Merci…

La fille commença à partir, suivit du jeune garçon, elle se retourna brusquement…

-         En faite, je m’appelle Sophie Breiks…Quant à toi, tu me diras ton nom quand tu iras mieux.

Elle continua ensuite sa route avec me garçon en noir, qui se confondait avec le mauvais temps. 

 


2

 

La fille s’arrêta devant une demeure assez banale, comme toutes les autres maisons du quartier. C’était assez accueillant, il y avait un petit jardin entouré d’une clôture munie d’une porte en bois.

La fille passa cette barrière en ouvrant le loquet, puis ouvrait la porte principale. Une fois rentrés, ils sentaient une constante odeur de nourriture. La porte d’entrée donnait directement sur la cuisine, qui faisait par la même occasion salle à manger. Une lumière au centre du plafond diffusait une faible lumière orangée qui les éclairait à peine. Les parents de Sophie étaient très économes au sujet de l’électricité. Ils n’allumaient les lumières principales que la nuit, quand c’était l’heure du repas. Il y avait  beaucoup de meubles en bois, le papier peint, blanc crème, laissait plus facilement apparaître les diverses décorations. Des cadres contenant des photographies et des peintures, des statues…

Certainement rien à voir avec les autres maisons du quartier. De toute évidence, les parents de Sophie avaient voyagé, ou avaient eu beaucoup de bonnes occasions au cours de leur vie.

Justement, ils se trouvaient à table en train de prendre leurs déjeuné. Le jeune homme ne montra aucun étonnement quand il regarda l’état de la table. Sur celle-ci était disposé une quantité impressionnante de nourriture. Biscotte, lait, œuf au plat, confiture, brioches, etc.…

-         Il n’y a pas de bus aujourd’hui maman ! 

Les deux parents ne semblaient pas surpris de la situation, ils fixaient juste le jeune garçon.

-         C’est bien ça… Et lui ?

Son look inhabituelle pour la région faisait de lui un bon sujet de conversation. Une ceinture qui dépassait de quelques centimètres, le maillot d’une texture étrange, recouvert d’une veste sans manche, qui ressemblait en plus de ça à un bouclier.

Son pantalon ressemblait à un jean, mais ce n’en était pas vraiment un…Il se rapprochait très lentement, la lumière l’éclairait mieux…

Tout le monde remarquait que ce n’était pas un vêtement ordinaire. La texture brillait légèrement, tout en restant d’un noir vide.

-         Ah oui, lui, il ne se sent pas très bien. Je ne sais pas trop ce qu’il a eu. »

Il Salua de la main les deux parents. Le garçon comprit qu’il fallait qu’il dise au moins un mot pour les rassurer.

-         Je ne me sens pas très bien, je ne me souviens de rien… 

-         Tu ne sais pas où tu habites ? Demanda la mère d’une voix très calme.

-         Non…Je ne me souviens de rien…

Le père ne se fit pas attendre pour conclure :

-         Hé bien dans ce cas, tu peux rester ici quelques temps.

-         Repose toi un peu et ça ira mieux, conseilla la mère.

-         Merci.

-         Viens, je vais te montrer la chambre d’amis !

Sophie était toute contente d’avoir réussit à emmener ce garçon chez elle. Fière de ses parents, elle était contente d’avoir des nouveaux amis. Sophie avait pour but de

connaître le plus de monde possible, pour ne jamais se lasser de la vie.

Son père, Adam Breiks louait des maisons un peu partout dans le département. Il partait souvent l’après midi, pour entretenir les maisons qu’il s’apprêtait à faire louer. Elma Breiks, quand à elle, restait à la maison et passait son plus grand temps à se reposer, à lire et à s’occuper de la nourriture, des vêtements, du repassage et de tout ce qui concerne une vie au foyer.

Les deux jeunes montaient les marches qui menaient aux chambres. Sophie ouvrit la troisième porte au fond, pour entrer dans une pièce poussiéreuse. Au milieu contre le mur était disposé un grand lit. Bien qu’il n’y eu aucune toile d’araignée, il y avait une mauvaise odeur de renfermé.

 

-         Bon, ce n’est pas du luxe, mais je pense que ça ira pour quelques heures !

-         C’est parfait, dit le jeune pour la rassurer.

Sophie alla directement s’assoire sur le lit déjà préparé. Il était grand mais semblait dater de plusieurs décennies. Un peu haut, le matelas était au-dessus d’un rigide sommier, celui-ci devait pouvoir supporter plusieurs centaines de kilos.

Dés que le garçon alla s’asseoir lui aussi, le lit, pourtant solide, s’enfonça dangereusement. Ils entendirent quelques ressorts s’écraser en résonnants, quelques craquements qui s’arrêtèrent bien vite…

-         Hé bas dis donc, le lit prend de l’age !

-         Oui, je crois…

-         Ce n’est pas l’heure de dormir…Je viens à peine de me lever…

-         Moi je n’en sais rien…Je suis comme perdu dans le temps…

-         Quoi ?

-         Je ne sais ni d’où je viens, ni où je dois aller. Je ne me rappel plus en quelle année nous sommes, je ne reconnais aucun détail de ce pays…

-         Tu te rappel toujours pas ton nom ?

Le jeune homme cherchait, en mettant ses mains sur sa tête pour se concentrer.

-         Je crois que je m’appel Kyru.

-         Je n’avais encore jamais entendu ce nom… Quoi qu’il en soit, tu es bien une personne que j’ai envie de connaître.

-         Si tu veux me connaître, tu vas être surprise.

-         Pour le moment, tu devrais te reposer un peu, non ?

-         Ca va te paraître bizarre, mais j’ai l’impression d’avoir dormis trop longtemps…Mais je vais quand même essayer. Si cela peut me faire retrouver la mémoire…

-         Tu as raison. Je vais te laisser, je reviendrais vers onze heures, ça te va ?

-         Oui…Merci de ton aide…

Sophie se leva du lit d’où quelques craquements qui s’en suivirent. Ce même lit, qui avait plongé de plusieurs centimètres, supportait à peine l’immense poids du jeune homme. N’ayant rien à faire, il se couchât quand même, admirant la simplicité du plafond…Cela ne l’ennuyait pas, car toutes ses pensées étaient fixées sur la recherche de ses souvenirs. Pendant ce temps là, Sophie s’imaginait tout un scénario sur la vie de ce jeune…

S’il habitait le quartier, il pourrait alors venir plus souvent ; elle se sentirait alors moins seule.

La jeune fille n’imaginait même pas à quel point sa vie allait changer.

Les parents, eux, pensaient simplement que ce n’était qu’une affaire d’adolescents. De toute évidence, c’était de leur age, et même s’ils auraient mentis à propos de cette histoire, cela ne les aurait que peu importuné.

Pourtant, à quelques reprises, ils pensèrent à des inconvénients, mais finalement se mirent d’accord de ne plus y penser. Exceptionnellement, les deux adultes allaient partir tous les deux. La mère, pour aller faire des courses, emmené par le père qui ira à son travail. Ils partaient après avoir prévenu leur fille.

Vers dix heures, les deux jeunes s’étaient quand même endormis. Le temps était toujours orageux, le ciel était d’un noir profond et la tension atmosphérique montait doucement. Il n’allait falloir que peu de temps pour que cela n’éclate. Le calme du quartier fût troublé par l’arriver de deux camions de l’armée, lancés à pleine vitesse. Ceux-ci étaient suivis d’une belle voiture noire et brillante, comme un reflet d’encre black. Les deux portes arrière de la magnifique Mercedes s’ouvraient doucement, pendant que les autres hommes armés dévalaient de leur camion par groupe de deux. Il sortait de la voiture deux hommes en costume noir…Des agents de l’OAM.

Cette fameuse Organisation d’Analyse Mondiale n’était pas très connus, elle fourrait son nez dans des affaires étranges.

Cet ordre était très fermé. Les gens y travaillant étaient, heureusement pour eux, très peu bavards.

Les deux agents aux lunettes teintés et aux chaussures lustrés ne manifestaient aucune émotion.

Leurs accoutrements noirs allaient parfaitement avec l’humidité du bitume.

Il s’en était fallut de peu qu’ils ne soient japonais. Le siége de l’OAM se trouvait à Tokyo, et les agents locaux qui y étaient employés avaient encore moins d’humanisme que ces deux là.

Un seul regard d’expert autours d’eux, leur suffit pour connaître les lieux. Ils commencèrent à marcher vers la maison, pendant que les soldats bien équipés terminaient de rejoindre leurs positions. Il y avait désormais tout autours de la demeure, des hommes et des armes bien postés pour empêcher toute fuite. Cette opération avait fait peu de bruit, mais Sophie, elle, l’avait entendue. Intriguée, elle s’était mise à sa fenêtre. D’un pas rapide, elle se dirigea vers la porte et l’ouvrait alors qu’elle était encore à bout de souffle.

Un des deux agents avait justement le doigt sur la sonnette.

-         Tu habites ici ? Demanda t-il d’un ton accusateur.

-         Oui, vous voulez quoi ?

-         Nous avons observés une chose qui devrait se trouver ici…Tu n’a rien vu d’étrange ces derniers temps ?

Sophie hésitait, à ce moment là, elle ne pendait pas qu’un tel débarquement soit en rapport avec Kyru.

-         Il n’y a rien…a part…

-         Dites nous !

-         J’ai rencontré un jeune homme amnésique ce matin…

Les deux hommes tournèrent leur tête pour se regarder, ils approuvèrent leur idée d’un signe de la tête.

-         C’est lui que nous cherchons…Il est ici ?

-         Il est à l’étage…

Les yeux des deux agents s’éloignèrent derrière la fille pour regarder Kyru, qui venait d’arriver…

-         C’est ça ! Il ne faut pas qu’il s’échappe !

Ils se dirigèrent en courant vers le jeune homme en noir, en poussant violement Sophie sur le mur.

D’une souplesse et d’une grande agressivité, les trois agents prirent chacun à leurs tour un morceau de vêtement du jeune homme…Ils commencèrent à tirer mais sans suite…Kyru ne bougeais pas d’un pouce.

-         Pourquoi me cherchez vous ? Demanda t-il calmement.

-         Ce sont les ordres ! Tu n’es qu’une de ces choses tombée du ciel ! Laisse toi faire !

-         Pas question ! S’écria t-il.

Les deux agents se déchiraient les mains à vouloir tirer le jeune, dont une des mains fouillait dans un sac accroché au pantalon.


 

3

Une fois qu’il trouva ce qu’il cherchait sans sa sacoche, il dit d’un ton très provocateur :

-         Vous n’avez aucun droit…

 

Après ces mots, le jeune homme leva sa main droite. Presque instantanément, les trois hommes furent projetés en arrière.

Une onde de choc était apparut et les soldats postés autours de la maison resserraient leur position.

-         Kyru…Comment tu as fais ! S’empressa de demander Sophie qui s’était relevée.

Sans prêter attention à sa question, le jeune fit quelques mètres devant la fille.

-         Ferme la porte…Je vais m’occuper d’eux…

La jeune fille, apeuré par ce qu’elle avait vue, préféra l’écouter. Elle refermer la porte au moment ou le jeune homme était parvenu à la clôture en bois.

Ses pas résonnaient maintenant sur le bitume. On entendait les hommes se préparer à tirer. Les deux agents, qui avaient compris le danger, étaient retournés à la voiture…Tout devint calme quelques secondes, la curieuse fille décida finalement d’entrouvrir la porte pour observer ce qui se passait…

Une vision commença à perturber tous les hommes qui se trouvaient en face…Kyru s’était mis à briller. De plus en plus étincelant, son corps dégageait de la chaleur qu’il était possible de sentir à plusieurs dizaines de mètres. Bientôt, il fut impossible de distinguer son profil. Il y eu un premier flash qui aveugla tout le monde, empêchant toute réaction. Le jeune homme en noir tenait à présent une boulle de lumière dans sa main droite. Il pointa cet objet splendide vers les deux camions… Ce fut presque instantané, les deux véhicules se mirent à fondre avant d’être ensevelie par des flammes blanches, qui venaient directement de la main droite de Kyru. Une explosion surgie, mais ce n’était rien comparé au rayon de feu qui était en train de brûler le bitume. Lui aussi commençait à fondre, en se fendant de toute part.

Quand ce même rayon s’arrêta, tout le monde pouvait voir qu’il était apparut une faille de plusieurs mètres de profondeur… Le jeune homme tenait une boule blanche dans chaque main, il les leva au dessus de sa tête… Une onde se propagea aussi vite que le son, en la direction des soldats qui faisaient tout pour fuir.

Ils furent vite rattrapés par cette énergie déstructrice. La grosse boule étincelante qui était au-dessus de Kyru, s’effondra sur elle-même. Des flammes blanches consumèrent presque en même temps tous les soldats, dont il ne resta bientôt plus que des cendres.

La Mercedes noire n’avait pas encore bougé qu’elle attira l’attention de Kyru. Au moment ou elle commençait à accélérer, un autre rayon vint à sa rencontre…Elle fondit avec ses quatre occupants, une deuxième faille était apparut dans le bitume.

Sophie croyait cauchemarder devant tant de destruction…Cela ressemblait aux illusions qu’elle avait de temps en temps.

Jamais personne sur terre n’avait eu à voir cela, c’était une véritable scène de film …

Elle pouvait appeler ça de la magie…Existait elle alors vraiment ?

La jeune fille remarqua quand même que la boule étincelante que Kyru avait dans la main, n’était pas totalement disparu…Il tenait désormais une minuscule bille noire qu’il remettait dans sa sacoche. Etait-ce vraiment de la magie ? Ou alors ce n’était qu’un simple objet venu d’ailleurs ? Elle se mit à courir vers lui…

-         Kyru ! Comment as-tu fait ? Ce n’est pas possible !

-         Ce n’est rien, fit le jeune homme, ayant pris une voix totalement rassurante.

Chacune de ses paroles étaient digne de confiance, la fille écoutait avec attention chacun de ses mots.

-         Mais…Tu les as tués !

-         C’est juste un moyen de défense, rajouta t-il, ils ne devaient pas mourir…Ils sont trop fragiles…

-         C’était évident qu’ils meurent… Tu croyais qu’ils allaient pouvoir se protéger ?

-         Je ne comprend plus rien…Les humains n’étaient pas si fragiles avants…Mais je ne sais pas pourquoi je suis arrivé ici, et pourquoi ils voulaient m’avoir…Je ne les connaissais pas…

-         Moi aussi je ne comprends rien…

Les deux jeunes étaient encore confus sur leur situation…Il y eu un déclic dans l’esprit de Kyru.

-         Je t’expliquerais…

D’un pas incertain, il s’empressa de partir, suivant la route sans un seul regard en arrière.

-         Où vas-tu ?  Cria Sophie…

Elle n’eut pas de réponse à sa question, car le jeune homme ne savait rien non plus de sa destination.

Tout ce qu’il avait en tête, c’était de partir chercher des indices sur ce qu’il se rappelait. C’est un peu chercher quelque chose sans savoir quoi. La fine pluie se transformait en orage, les grondements funestes faisaient vibrer les murs, et les rafales de vents venaient frapper les villages de plein fouet… Le monde se préparait déjà à souffrir le martyr.

Sous la tempête avançait toujours le jeune homme en noir, et il  marchait sans aucune difficulté face à ces bourrasques qui se déchaînait. Après plusieurs dizaines de minutes dans cet enfer de vent et de cascade glacés, il fut surpris de voir la silhouette d’une jeune fille qui le suivait avec peine, le dos courbé pour éviter de se faire emporter par le temps. Surprit, il courut à sa rencontre…

-         Sophie ! Qu’es-ce que tu fais là ?

La fille ne semblait même pas vouloir se protéger des trompes d’eau. Elle n’avait que faire de toute cette flotte qui n’avait pas grande importance par rapport à ce qu’elle avait subit toutes ces années.

-         Je veux te suivre…Si tu es quelqu’un de spécial, je t’ai cherché tant d’années…

-         Le regard de Sophie était si triste et si confiant, Kyru ne discernait pas des larmes qui lui coulaient, toute la pluie qui tombait sur son visage dissimulait cette faiblesse. Elle rajouta :

-         Je n’ai pas envie de te perdre et je te suivrais, quoi qu’il arrive.

-         J’ai bien peur de t’entraîner dans des événements bien plus complexes que tu ne peux l’imaginer…Pour tout te dire, je ne sais pas ce que je fais ici. Je n’ose même pas croire que je suis dans un autre monde…Je n’ai pas encore retrouvé toute ma mémoire, mais quelque chose me perturbe.

-         Un autre monde ? Demanda Sophie d’un ton aiguë.

-         Je ne sais pas…

-         Je suis prête à te croire, après ce que j’ai vue…

-         Continuons le chemin, je dois avancer, je finirais bien par me rappeler.

Il recommença donc à marcher, suivit de Sophie.

Bien qu’ils ne sachent pas vraiment oû aller, leurs pas étaient précipités. Certainement qu’au fond, ce qui motivait leurs pas était tous simplement la fuite…La peur de découvrir d’horribles surprises au long de leur voyage…


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Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007
Episode 2, La rose noire     (chapitre 4 à 5)

 



Chapitre 4 :
Walter and William

 

Plusieurs heures avant, s’était déroulée une réunion à Tokyo. Le siége de l’OAM s’y trouvait, c’était deux grands immeubles haut d’une soixantaine d’étages, en pierre blanche et avec des fenêtres argentées. Quelques minutes avant la réunion, deux des agents de cette organisation s’apprêtaient à rentrer dans le bâtiment. L’un habillé de noir, et un autre tout en blanc. Ces costumes pourraient être portés en soirée bien habillée, mais pour eux, c’était en toute occasions.

-         William, je suis déjà fatigué… Ca devient chaud comme travaille quand même.

-         Je sais, je sais…Courage Walter, moi je suis impatient, car j’en sais de plus en plus à chaque fois.

William portait un costume blanc comme neige avec une cravate noire, tout le contraire de Walter, qui était tout en noire avec une belle cravate blanche. Le duo inséparable, l’un excité, l’autre lassé.

-         Tu imagines ? Le jour où on ratera une mission ?

-         Ne soit pas si hâtif Walter…Après cela, nous aurons accumulés assez de sous pour avoir d’éternels vacances aux Bahamas !

-         Bon, faisons le vite et bien, comme d’habitude… En fait, fait attention, il doit y avoir des micros ou des caméras partout dans le bâtiment…Il ne faudrait pas qu’on nous repère…

Les deux espions rentraient dans le bâtiment par l’intermédiaire d’une porte tournante et allèrent s’administrer une carte à l’accueil, afin de pouvoir activer les ascenseurs. Le hall était quasiment vide, les seules âmes qui vivent étant des militaires postés à chaque coin de mur. Sans eux, impossible de savoir la nature des activités qui se tramaient au-dessus. Pour empêcher les fuites d’informations, les habitations se trouvaient au-dessous du trentième niveau. Plus on montait, plus il y avait de choses intéressantes.

Au plus haut niveau se trouvait le bureau du directeur. Aussi vide que le hall, il ne contenait qu’une seule table avec un grand fauteuil en cuir teinté de rouge. A la tête de l’OAM, il y avait Hyo Kazuma, un brillant scientifique. Cet homme, grâce à sa riche famille,  réussit facilement à obtenir une bonne place dans la société.

L’ascenseur montait à vive allure. Se rendant au 46éme étage pour mener les deux occupants à leur réunion.

« Bon, en avant… » Souffla William juste avant que la porte de l’élévateur ne s’ouvre. Un long couloir permettait de prendre plusieurs directions, ils s’arrêtèrent devant la porte de la salle de réunion qui était ouverte. C’était une assez grande pièce, dans le fond se trouvait une très grande vitre qui donnait une magnifique vue sur la ville. La grande table mesurait au moins 6 mètre de long et quasi tous les siéges étaient occupés. De toute évidences, ils arrivaient en retard par rapport aux autres, mais ils étaient là à point nommés selon leurs pensées.

« Bonjour messieurs » commença Walter avant de choisir un siége libre qui se trouvait à son nom. William avant aussi sa place à côté et sur toute la surface de la table il y avait des dossiers destinés à chacune des personnes conviées.

Hyo n’était pas encore arrivé… De toute manière, il se permettait de ne jamais arriver à l’heure. Harcelé par son emploie du temps, les seuls moments de libre qu’il se trouvaient étaient destinés à se réjouir des fruits de son travail.

Les nombreuses personnes à la table étaient tous des gens très bien placés, des agents, des scientifiques, tous les différents représentant des différents secteurs de l’organisation. Cinq minutes après, il était 14 heures. Le directeur ne pouvait se résigner à les faire attendre plus longtemps. Il rentrait d’un pas pressé. Une fois assit, il dit tout de suite :

-         Bonjours messieurs, nous allons commencer la réunion.

Tout le monde se taisait pour écouter l’objectif de cette réunion qui, normalement, n’avait pas lieu d’être.

-         Je tien à vous remercier d’être venue si vite. Nous avons des nouvelles très importantes à vous faire parvenir, et nous avons toutes nos raisons de croire que l’heure est grave.

En effet, Hyo Kazuma avait pris un air grave. Si on regardait bien attentivement son expression, on pouvait apercevoir dans ses yeux une profonde peur. Il continua quelques secondes après :

-         J’ai été forcé de vous convoquer le plus rapidement possible, car un autre élément est tombé du ciel. Il ne s’est pas pulvérisé dans notre atmosphère…Il bouge… Depuis que nous cherchons ce genre de situation dans le ciel, c’est le seul que nous avons repéré. Je voudrais que nous résumions un peu les derniers fruits de nos recherches, pour bien vous rendre compte…

William, qui était impatient depuis longtemps, s’enflamma de joie au fond de son siège. Il allait enfin découvrir la cerise sur le gâteau. Une bien grosse cerise…

Le directeur des recherches, un homme vêtu de blanc de la tête aux pieds, prit la parole :

-         Même si nous n’avons jamais pu avoir un de ces éléments pour nos recherches, nous sommes certain qu’ils sont à 99% similaires à la race humaine. Les 1% restant faisant toute la différence. Nous avons aussi analyser les différentes morsures des différentes victimes trouvées ces cinquante dernières années…La première victime, qui as été découverte dans le temps avait été…mangée…par une créature qui, selon les recherches, devrait avoir plus de 300 ans. La dernière victime encore vivante, Alan Firtman, à lui aussi en grande partie été mangé par une de ces créature. Celle-ci ayant presque 600 ans ! Cela veut dire que soit nous nous trompons, soit ces humains qui nous tombent du ciel vieillissent mieux que nous ! »

Après cette petite explication, tout le monde se mis à parler, un brouhaha incommensurable recommença. Quelques secondes plus tard, le directeur leva le bras droit pour reprendre  la parole.

- Il semblerait alors qu’il y ai plusieurs états différents pour ces créatures. La créature de six cent ans ayant été bien plus agressive que celle de 300 ans. Je suppose que nous pourrions en apprendre beaucoup si nous trouvions une créature encore plus jeune.

Un autre représentant des recherches prit de nouveau la parole :

- Nous ne savons toujours pas d’où vienne ces créatures, mais ce qui est certain maintenant, c’est qu’ils ne nous viennent pas directement de l’espace, et n’on parcourut aucun trajet. Nous sommes surpris de voir que justement, la dernière créature qui est tombée est apparut subitement à environ dix milles kilomètres de la terre. Juste avant, nous avions mesurés une immense réaction magnétique.

Juste à ce moment, un autre scientifique prit la parole, et les explications qu’il allait donner étaient terrifiantes.

-         Nous savons tous que nous enregistrons des différences de magnétismes à une certaine altitude, mais personne n’en a découvert la raison. Nous savons maintenant que les réactions magnétiques sont liées à ces étranges apparitions…L’intensité du magnétisme augmente de jour en jour. Si j’en crois mes calculs, il se passera, je ne sais quand, une réaction en chaîne. Cette réaction pourrait entraîner à force une très forte apparition de je ne sais combien de milliers de créatures… 

 Il fut interrompu par Hyo qui désirait continuer à expliquer lui-même. Il était au courant de tout, mais se retenait pour ne pas aller trop vite.

-         Le nombre de créature qui tombe a beaucoup augmenté ces vingt dernières années. Il y a pour cause l’augmentation de la réaction, qui s’intensifie sans arrêt ! La première créature est tombée dans les années trente, la deuxième dans les années soixante-dix, il y en a eu trois ces vingt dernières années. Il ne faudra à nouveau que quelques mois pour que de nombreuses autres créatures tombent du ciel… Imaginez…Des milliers, voir des millions de créatures tomber, chaque minute… Il est très important de trouver la dernière créature tombée pour l’étudier. Elle à foulée notre terre il y a quelques heures. Nous la suivons de prés par satellite, et il semble qu’il marche tout droit vers un petit village…

La réunion se déroula ensuite très brièvement, tout le monde quittait sa place pour se disperser un peu l’ensemble des deux immeubles…

Walter et William avaient exactement ce qu’ils voulaient, des informations frappantes. Ils allaient pouvoir coincer « la créature » tombé du ciel…Mais malheureusement, trois agents allaient partir en mission avec l’armée. Une fois sur la route de l’aéroport pour quitter le Japon. Walter, crispé sur son siège, réfléchissait à la suite des aventures. 

-         Je suis certain qu’ils ne vont pas réussir… Tu as bien vu l’état d’Alan…Nous allons tout miser sur l’intelligence de la créature qui est tombée…

-         Je repense un peu à Alan justement…Le pauvre…C’est un peu grâce à lui que l’OAM a pu faire avancer les choses.

William regarda sa montre, celle-ci lui avait coûté une vraie fortune, et pourtant, elle ne semblait pas si différente. Son contour blanc ressemblait à de l’argent, l’aiguille était en verre et difficile à distinguer…Il était midi, donc il serait environ trois heures du matin quand ils seraient rentrés en Europe… Les trois agents et les militaires allaient arriver dans la matinée, dans le petit village qui se trouvait dans une profonde angleterre.

-         Je suis trop fatigué… Dit Walter d’un air las.

-         Je sais, je sais…J’ai hâte d’être dans l’avion pour enfin pouvoir me reposer un peu… Encore dans la voiture, ils arrivèrent en Angleterre bien après les agents de l’OAM.

C’était ces militaires et ces agents qui  avaient l’avantage, c’était eux qui savaient au mètre prés ou serait la « chose » tombée du ciel… Ils finirent par écouter les fréquences de la police qui signalaient un convoie militaire et une Mercedes noire. C’était les agents…

Ils les suivirent sans mal jusqu’au village, qu’ils atteignirent vers dix heures du matin. A ce moment là, Kyru faisait un ravage et balançais des torrents de flammes…William et Walter, en dehors du village, attendaient tranquillement en espérant l’échec des autres. Les militaires et les trois agents n’étaient pas au courant de la force de ce qui était tombé du ciel, il était évident qu’ils couraient à leur perte.

Quelques secondes après, silence radio ils pouvaient entrer dans le village pour rencontrer celui qu’ils cherchaient. Malheureusement, l’orage brouilla toutes leurs pistes, la pluie empêchait toute recherche visuelle. Tout était gâché pour eux…

Kyru et Sophie continuaient à avancer sous la pluie, ne sachant pas vraiment où aller et n’ayant aucun objectif en tête.

 

 


 

Chapitre 5 : Les choses sérieuses

 

La marche commençait à être lassante, toujours sans aucun souvenir de la part du jeune homme. La tempête se calma et le vent commença à les frapper un plein fouet. Une fraîcheur hivernale les gelait sur place, les rafales soulevaient la jeune fille qui résistait pour ne pas reculer.

-         Je ne tiendrais pas longtemps...  Cira Sophie alors que le jeune homme, solide et résistant, ne se rappelait même pas ce qu’était que la douleur humaine.

-         C’est vrai, il doit faire froid. Moi je ne ressens pas grand choses, et rien ne peux m’empêcher de me mouvoir. »

Ils aperçurent bientôt une voiture blanche, avec une rayure noire en plein milieu. Semblable à une voiture de course, elle était très classe, avec les vitres teintées.

Les deux portes avant s’ouvrirent et il en sortis deux hommes bien stylés. L’un de blanc et l’autre de noir...Des coiffures extravagantes d’une mode inconnue…Ce n’était qu’autre que Walter et William.

-         Qui êtes-vous ! S’exclama Kyru pendant que ces deux hommes descendaient tranquillement.

-         Ne vous inquiétez pas, dit William. Nous ne sommes pas aux ordres de l’OAM. Nous devons discuter, tu m’as l’air bien humain…

-         Ne vous moquez pas de nous, je vous préviens que les agents que j’ai rencontrés plus tôt dans la matinée sont tous brûlés !

-         Nous avons remarqués, oui, s'écria Walter avec joie.

Quelques minutes plus tôt, ils avaient vu les traces des failles qui s’étaient formés dans le bitume...Des traces de brûlures, des matériaux fondus. Les quatre personnes se regardaient, comme pour s’évaluer intérieurement...La force d’esprit de kyru semblait offenser l’intelligence des deux autres agents. William se résolue à dire, tout en s’approchant :

-         Faites nous confiance, si tu ne nous suis pas, tu n’apprendras jamais rien sur toi.

Cet argument faisait tout le poids, et le jeune homme en noir préféra les prévenir que s’il se doutait de quoi que ce soit, c’en serait fini pour eux.

Les deus jeunes montaient dans la voiture et William, toujours au volant, accéléra par pur plaisir, les pneus mouillés émirent de puissantes trompes d’eau, avant que la voiture ne parte à vive allure.

-         Et cette fille, c’est qui au juste ? Demanda Walter en ne prenant même pas la peine de se retourner.

-         Je suis Sophie, je préfère rester avec Kyru...Pour des raisons personnelles.

-         Je comprends. De toute manière, je pense que l’armée a repéré votre maison, vous ne pouvez pas y retourner. Qu’est-ce que tu en pense William ?

-         Je pense que cette fille va savoir des choses qui pourraient lui coûter la vie...Mais bon, toute vie est fragile de notre temps ! Alors autant prendre le risque de la risquer de prendre des risques utiles.

-         Oui...Tu as toujours raison William...

-         La vie est fragile ? Demanda Kyru d’un air confus.

Dans son monde, Kyru connaissait les hommes comme des êtres immortels, avec une peau aussi dense que le plomb.

-         Oui, toi tu peux résister à n’importe quel traitement. Tu es quasiment immortel... Nous, nous ne sommes pas immortels.

-         Pourquoi ?

-         Nos cellules se dégradent de jour en jour et au bout d’une bonne cinquantaine d’années nous ne sommes plus du tout les mêmes. Nous ne vivons qu’une centaine d’années.

-         Incroyable...La vie doit vous paraître belle, courte et vive ! répondit Kyru, en s’imaginant déjà mort depuis longtemps.

Après ce dialogue, il y eu un long silence de plusieurs minutes... Le jeune homme pensait sans arrêt à ce monde, qu’il ne pensait pas si différent du sien.

Après de nombreux kilomètre parcourus, le soleil apparaissait derrière les nuages...Le vent n’allait pas tarder à les faire disparaître et certainement que bientôt, le beau temps reprendrait le dessus. Walter et William savaient que dans peu de temps, quelques mois ou quelques années, tout ne serait plus pareil... Ils n’imaginaient pas l’ampleur du prochain changement, il y aurait des rivières sanglantes, des failles brûlées, la terre souillée par la mort froide et glacée des hommes ; le monde baignerait dans le désespoir, la froideur de la vie serait confondue à fortes températures.

Kyru, après avoir bien pensé à toutes les différences qu’il avait pu apercevoir, repris la conversation avec les deux agents.

-         Où allons-nous ?

-         Nous allons à Highbourg, il s’y se trouve un grand hôpital...

-         Pourquoi y allons nous ? Il y a quelque chose d’intéressent là bas ?

-         Oui... Confirma William d’un ton sinistre et bas. Il y a un homme qui a rencontré quelqu’un comme toi, une personne qui est tombée du ciel. Mais cette chose, tombée du ciel, ne te ressemblait pas vraiment. Ce fût bien dommage, continuai-t-il d’un ton encore plus désolant.

-         Il nous a fait une brillante description d’une de ces choses tombée du ciel, informa Walter, tout en regardant les deux jeunes à l’arrière. Bien entendu, tu sais que toi, tu es tombé du ciel, mais tu n’es pas un anthropophage !

-         Je me rappel des tas de choses maintenant ! S’exclama Kyru d’un ton victorieux.

Cependant, il fit part de sa réminiscence d’un ton extrêmement lugubre :

-         Ces humains on vécu plusieurs centaines d’années. Il y en a des milliards dans mon monde...Rongés par la solitude, ils dévorent tout ceux qui espèrent continuer à vivre. Tout ceux qui ont de l’espoir...Si vous êtes face à une de des créatures, il faut penser le plus négativement possible, plus vous avez souffert dans votre vie, moins cette créature sera attirée par votre âme.

-         Nous n’avons jamais su cela, se manifesta William. Je parie que même l’OAM n’avait jamais remarqué une telle chose, s’en vanta t-il.

-         Tu dis qu’il y a des milliards de créatures dans ton monde, l’interrogea Walter.

-         Oui, des milliards...Ils ne pensent pas, les seuls qui pensent sont destinés à devenir comme eux...Tôt ou tard...Jusqu’a quand cela vas t-il durer !

-         S’il en tombe des milliards....Alors ce que disaient les scientifiques et Hyo est vrai...

-         Le monde va être détruit ! Conclurent en duo les deux agents.

-         Votre vie est fragile, votre existence l’est encore plus. Il n’y a pas de bonne humeur dans notre monde. Elle n’existe pas. Nous sommes rongés par l’amertume de la vie éternelle ! Mais...Je ne sais pas ce qui c’est passé pour que nous en soyons arrivés là...

-         C’est vraiment sérieux cette histoire…Mais elle semble aussi invraisemblable…Parfois je me demande si ce n’est pas des conneries tout ça ! S’exclama William en rigolant ensuite.

Maintenant qu’ils étaient plus renseignés sur ce qu’ils allaient faire, les deux jeunes ne disaient mot. Ce n’était de toute manière pas le moment de parler de leurs loisirs… Ils prenaient l’avion dans l’aéroport le plus proche. Un jet privé les attendait. Sophie, prés du hublot contemplait le sol qu’ils allaient quitter. Une puissante accélération les collait dans le fond du siége, puis le sol descendit, alors qu’eux, montaient vers les cieux. Ils étaient seuls dans leur cabine, et les deux agents se trouvaient devant, ne pouvant les entendre.

-         Tu as confiance en eux ? Se soucia Sophie.

-         Je ne sais pas ; de toute évidence, vos corps sont tellement faibles, que je suis l’homme le plus puissant de ce monde !

-         Mais moi…S’il m’arrivait quelque chose…Je ne pourrais pas me défendre aussi facilement…

-         Ne t’inquiète pas…Il ne t’arrivera rien …

L’avion transperça les nuages en quelques secondes, il leur apparut bientôt un ciel nuancé des plus belles couleurs qu’il eu pu existé. Le soleil éclairait les nuages au-dessous, qui, d’un blanc éclatant, paraissaient divins. Plus au-dessus encore, on pouvait apercevoir de petits points blancs qui se confondaient avec le ciel encore bleuté.

« Magnifique » Commentait Sophie.

En effet, un tel spectacle est rarement offert à certains, alors que d’autres, empruntent des avions tous les jours... Quand la montée de l’avion fut stabilisée, Walter vint, ouvrant la porte brutalement.

-         J’en ai marre des avions !

William se trouvait à quelques mètres derrière lui, une fois rentré dans la pièce, il s’affalait sur le fauteuil, en face de kyru.

-         Je sais, je sais… 

Sa tête était à peine visible tellement il était à l’aise à sa place. C'est-à-dire qu’il avait la tête en arrière, les yeux fermés.

Walter lui, avait au contraire la tête en avant et ses cheveux lissés d’un noir brillant, retombaient pour cacher son visage. Ses mains, symétriques, longeant parfaitement son corps. Visiblement, il avait besoin de vacances et de toute évidence, ce travail ne gênait pas William.

Kyru, très attentif à la moindre réaction des deux agents, les fixait attentivement.

-         Pouvons nous vraiment vous faire confiance ? Osa t-il demander sincèrement.

-         C’est vrai ça, continua Sophie. Nous ne savons rien sur vous !

-         C’est normal, nous sommes des agents très très secrets, fit remarquer William d’un ton honorifique.

Walter releva la tête pour parler à Sophie, tout en la fixant du regard. Il dit :

-         Nous sommes au service de l’état. Nous sommes chargés d’infiltrer diverses sociétés…

-         Justement, l’interrompait Kyru. C’est quoi exactement que l’OAM ?

-         Connus sous le faux nom d’Organisation d’Analyse Mondiale, elle analyse les phénomènes étranges qui se passent dans le monde. Plus particulièrement, les apparitions d’individus tels que toi. Sans oublier les autres phénomènes bizarres qui y sont liés. Les trois agents que tu as….tués, font partit de l’OAM.

William, qui était dans une parfaite position pour s’endormir, se rassit correctement. Il continua à expliquer :

-         Normalement, nous ne sommes là que pour infiltrer les sociétés qui sont susceptible de détourner de l’argent. Sur ce coup là, nous avons été tentés de pénétrer dans les réunions de l’OAM, et nous avons découverts qu’ils ne traitaient pas les analyses mondiales comme tout le monde l’entendait. Nous avons donc continué d’enquêter, nous avons pus trouver un homme qui as subit d’incroyables mutilations, de morsures humaines…Nous avons été le voir, il nous a tout raconté…

-         Oui, c’était horrible ! Se lamenta Walter.

-         Donc, maintenant, nous sommes sur cette affaire. Croyez nous si vous voulez, tout ce que nous voulons, c’est un peu d’argent, genre quelques millions pour enfin aller au Bahamas.

-         Les Bahamas ? Demanda Kyru d’un air très interrogateur.

-         Oui…Repris Walter. La retraite à 35 ans…Le ciel bleue et les plages jaunes…Le soleil de feu, les doigts de pieds en éventails.

 

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Lundi 11 juin 2007

Chapitre 6 : Les Âmes mortes

 

L’avion atterrit dans l’après midi. Le temps ne pouvait pas être mieux, un si bel Amérique se présentait à eux !

C’était exactement tout le contraire de ce qu’ils avaient vécu le matin même en Angleterre. La température ambiante était agréable, l’air était sec et tout semblait parfait. Ils partaient de la piste avec, à quelques détails prés, la même voiture qu’ils avaient eu en Angleterre, à la différence que celle si, était noire.

« Celle là, c’est la mienne ! » Se vanta Walter.

Bien brillante, le noir reflétait les alentours comme un miroir. Elle était légèrement plus basse et plus sportive.

Ils s’en allèrent pour la ville de Highbourg, qui devait se trouver à quelques dizaines de kilomètres seulement. Ils virent bientôt les bâtiments des hôpitaux, au loin...Il était dix huit heures quand ils arrivèrent. Comme ce n’était pas de simples visiteurs, ils ne se garèrent pas dans les parkings, mais ils avaient un endroit distinct pour s’arrêter.

La fraîcheur des souterrains dans lequel ils étaient était ressentit depuis la voiture, ils suivirent un tunnel de plusieurs centaines de mètres avant d’arriver dans un petit garage, juste capable de contenir quelques voitures. A l’une des places, il y avait de marqué « W&W ».

Enfin à l’arrêt, Kyru et Sophie analysèrent les lieux...Il n’y avait qu’une seule porte vers le fond. William tapa un code et le sas s’ouvrit automatiquement. Un long couloir se dessinait, mais là, il y avait des scientifiques, des infirmiers, parfois quelques médecins qui passaient.

-         Suivez-nous bien, prévint les deux agents en même temps, de peur que les deux jeunes ne se perdent dans ces labyrinthes.

Ils parcoururent un chemin complexe dans les différents locaux, les deux jeunes s’intéressaient à tout ce qu’ils pouvaient voir, sans vraiment tout comprendre. Ils finirent par s’arrêter juste à l’entrée d’un chambre.

-         C’est ici qu’il est...  Dit William en regardant Kyru.

-         L’homme que vous disiez, celui qui a été blessé ?

-         A ce niveau là, ce n’est pas des blessures, chuchota Walter, si bas qu’il était presque impossible de l’entendre... »

William poussait la porte, il vit tout de suite un homme sur une chaise roulante blanche, ce malade était recouvert d’une cape blanche et à côté de lui, il y avait une grosse machine qui devait remplacer certains de ses organes. Cet appareil qui le maintenait en vie émettait les sourds bruits d’un rythme cardiaque. On ne pouvait discerner aucune forme de l’homme qui se cachais sous cette cape, même sa tête était cachée...Certainement pour de bonnes raisons.

-         Bonjours messieurs, quel bon vent vous amènent ? Les accueilli t-il d’une voie faible mais distincte.

Ils rentrèrent tous dans la pièce, prirent quatre siéges qu’ils disposèrent tout autours de cette personne.

-         Nous avons trouvé ce dont nous vous parlions au téléphone... 

-         Tiens donc...Ce n’est certainement pas cette jeune fille que je vois là...C’est le jeune homme...Il est vraiment différent de ce que j’ai pu voir il n’y a pas si longtemps...

-         Vous avez donc été confronté à ce que nous appelons des Âmes mortes...

-         Des Âmes mortes ?

-         Oui, des hommes désespérés de toute vie, qui, d’ailleurs, ne vivent plus que pour s’emparer de l’infime espoir des autres.

Kyru baissait la tête pour éviter les regards de tous les autres. Sa voix changea d’intensité et vint se confondre avec son sinistre histoire qu’il n’allait pas tarder à raconter…

-         Tout le monde est destiné, un jour ou l’autre, à devenir une âme errante, ce n’est qu’une question de siècle. La vie s’use sur une longue existence…Les familles se déchirent, elles viennent même à se battre entre eux à main nues…Mais personne ne meure. Dans notre monde, nous ne mourrons pas. Je me rappel vaguement de personnes qui luttent pour réaliser quelque chose… Ils veulent la fin du monde…

Son regard restait pointé vers le sol, pensif…Certainement essayait-il de se rappeler de son monde, qui lui semblait si lointain…

-         Mais la créature que j’ai vue…Elle était complètement déchiquetée ! S’exclama de toutes ses forces l’homme sous la cape.

-         Impossible, lui fit remarquer Kyru. Il est impossible de nous blesser…Nous sommes a tout point de vue immortel. Je ne sais pas ce qui a pu se passer, mais s’il est blessé, c’est qu’il s’est exposé à quelque chose de vraiment puissant… Même en mille morceaux, nos tissus restent en vie…

-         Nous verrons bien, fit William. Nous nous renseignerons quand nous irons la prochaine fois au siége de l’OAM.

-         Vous devez rester cachés, annonça Walter.

-         Où allons nous aller ? Vous ne devez pas nous laisser nous débrouiller tout seul ! S’exclama Sophie, qui ne s’imaginait pas repartir chez elle après tant d’informations.

Les deux agents se regardèrent tous les deux, un flot d’intelligence semblait traverser la pièce. William finir par conclure :

-         Nous ne savons pas vraiment ce qu’il va arriver…Des milliards de créatures risquent de tomber. Nous ne pourrons pas l’empêcher. Il vaut mieux ne pas y penser pour le moment.

-         Vous irez vous dissimuler dans le lycée qui se trouve à côté. Ce n’est pas vraiment le meilleur lycée pour étudier, mais personne n’ira vous chercher là-bas…

Kyru regarda Sophie dans les yeux pour voir si cette décision lui convenait. Son regard laissait dire qu’elle était sans avis et qu’elle attendait ce qu’il allait décider.

-         Ca marche, finit-il par dire.

-         Parfait, s’exclama William en se dirigeant vers la porte.

-         Vous resterez ici le temps de votre inscription, renseigna Walter. Si on vous demande, vous venez de l’hôpital. Nous allons vous réserver une chambre ici, dans les habitations souterrains…Si cela vous convient. Si vous n’êtes pas content, passez un coup de fil !

Tout était donc réglé pour le moment. Ils allaient pouvoir souffler un peu, après une dure journée. Ce matin même, Kyru venait tous juste d’atterrir sur terre et la vie de Sophie était toujours aussi monotone. Maintenant, le destin était tracé pour chacun. Les deux agents sortaient, et quand les deux jeunes voulurent suivre, l’homme à la cape leur dit :

-         En fait…Je m’appel Alan. Si vous avez le moindre problème, venez aussi me voir…

Il eu toute l’attention de Sophie et de Kyru. Son visage leur était inconnu, mais ils savaient tous les deux pour quelles raisons. Le jeune homme, insensible à la douleur, ne savait pas vraiment ce qu’il avait du subir…

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007
Les dialogues sont tout simplement des petits textes discutant de divers choses. Ces textes, pour la plupart, je ne les ai pas écrit de ma propre initiative, mais lors de devoirs de français.

Par Cidragon6 - Publié dans : Dialogues
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Lundi 11 juin 2007
Voici un petit discourt sur le bonheur, fait pour le cour de français.
Date : 28 septembre 2007

Dialogue sur le bonheur

- Le bonheur, c’est mauvais. Tu ne sais jamais qui tu vas offenser ! Il ne faut pas le montrer ! Il faut dissimuler ses sentiments, rester neutre quoi qu’il puisse arriver.

- Cacher tant de plaisir ? Tu veux rire ? Nous n’avons qu’à offenser ces personnes qui cherchent notre malheur, leur montrer que nous réussissons !

 

- Ces gens ? Ils nous veulent du malheur ?

 

- Réfléchis bien, s’ils nous appréciaient, ils seraient eux aussi heureux de nous voir sous la bonne étoile.

 

- Il y a des gens qui ne nous connaissent pas, ils ne peuvent pas nous en vouloir de bondir de joie, mais ces hommes et femmes, qui sont souvent malheureux, le seraient encore plus s’ils apprenaient qu’on montre notre bonheur tant qu’on le peut, et qu’ils ne le peuvent pas.

 

- Au moins, notre bonheur est réel, comparé au malheur qui nous plonge dans l'imaginaire.

 

- Je trouve que c’est le contraire !

 

- Comment ?

 

 - Quand nous sommes plongés dans la déprime, nous croyons bien voir toutes les vérités dans le monde que nous vivons, bien au contraire, quand nous sommes heureux, nous sommes les invités du diable, nous ne nous sentons plus, notre corps s’abandonne et ce bonheur disparaît aussi vite qu’il nous est parvenu. Alors revient la difficulté, la haine et la douleur.

 

- La haine et la douleur ?

 

- Effectivement !

 

- Vas-tu me dire qu’être heureux appelle indéniablement le malheur ? C’est bien vrai alors, ce qu’ils disent, tout ceux qui étudient les sentiments.

 

- Que disent-ils donc ?

 

- Que certaines personnes ne peuvent apprécier le bonheur car ils anticipent déjà les conséquences. Ils ne savent pas apprécier les bonnes choses. C’est pourtant évident que le bonheur ne dure pas éternellement, sinon, nous serions malheureux.

 

- Si nous sommes plus longtemps malheureux que quand nous sommes dans le bonheur, alors pourquoi ne pas inverser les tendances ? Si nous pensons que nous sommes heureux dans le malheur, alors nous serons dans le bonheur bien plus longtemps !

 

- Je trouve que vos paroles sont d’un réel ennui.

 

- Que diraient ceux qui nous gouvernent ? Ils diraient que nous profitons trop de notre vie. Ils nous puniraient, ils nous châtieraient en nous faisant dévorer le foie tous les matins, comme Prométhée, qui y souffre encore le martyr !

 

- Nos dieux, qu’ont-ils fait ? Ils nous ont créés des guerres, nous leur avons voués des cultes, ils nous ont apportés la peste, nous avons priés pour avoir le bonheur.

 

- C’est une insulte, le malheur est bien plus respectueux !

 

- C’est d’une logique ! L’homme doit profiter de la vie, être heureux !

Par Cidragon6 - Publié dans : Dialogues
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J'ai fait ce blog dans l'espoir d'y mettre toutes mes créations, tous mes textes et histoire au propre. Avec le temps, il sera de plus en plus grand et j'espère traiter tous les thémes. De cette manière, il y aura forcément une histoire qui vous plaira. Pour un aureur, être lu motive a un point que vous ne pouvez imaginer, c'est pour celà que la publication me permettra de mieux écrire.
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En ce moment, je travaille sur "Tempest" et sur "Sympathie".

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