Lundi 11 juin 2007

La montagne de feu

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Dans les terres brisées du Sud se trouvait de bien différentes cultures. Les hommes y vivaient d’autres expériences de la vie. Dans le dangers omniprésents, ils essayaient de trouver des divertissements en organisant des chasses où s’entraînant en pensant aux gladiateurs. La diversité des peuples de ce territoire permettait normalement aux voyageurs de ne jamais être déçu et de ne jamais voir la même chose…Cependant, moi j’avais déjà vu le principal.

Il y avait dans certains peuples de bons principes, mais il existait parfois des lois qui désavantageaient un certain type de population.

Pourquoi les terres du Sud étaient-elles brisées ? Je ne savais toujours pas pourquoi, c’était la seule question que je me posais.

J’allais découvrir qu’un fléau menaçait non seulement tout le continent, mais aussi le monde.

C’était à l’aube, le temps était comme à son habitude très frais avant la monté du soleil et les grandes villes, pas encore réveillés, étaient silencieuses. Les remparts larges de plusieurs mètres étaient munis de portes tous les trois cent mètres, celles-ci protégés par des gardes le plus souvent corrompus par les riches gens de la ville.

A quelques lieux de là, trois caravanes arrivaient. D’une taille plus importantes que les autres, elles venaient certainement d’une contrée plus lointaine. Ces véhicules tractés par de gros rhinocéros blancs contenaient certainement beaucoup de provisions, assez pour survivre plusieurs semaines.

Moi qui étais voyageur, je n’avais encore rien vu de ce continent si différent, je me trouvais prés d’une des portes qui permettait l’entrée au Nord de la ville, je voyais ces grosses caravanes arriver, et, sous le spectacle des grosses bêtes blanches qui traînaient sans mal ces gros véhicules, je décidais de m’arrêter pour voir les gens qui étaient à l’intérieur.

Ayant été patient plusieurs minutes, je me rendis compte que la lenteur de ce moyen de transport devait être compréhensible, je me rendis plus prêt de la porte et j’entamais la discutions avec un garde.

-        De quelle contrée peux bien venir ces caravanes ?

-        Ah, elles sont rares…Elles viennent du lointain peuple des Raese. Leurs femmes travaillent dans les quartiers Nord de la ville.

-        Que dont-elles ?

-        Elles ont des doigts très fin et très agiles. Les riches hommes de la ville qui font tisser leurs tapis en soie sont obligés de les employer…Mais…

-        Je comprend, mais quoi ?

-        Les hommes riches de cette ville sont difficiles, et je crains qu’on ne puisse accepter que deux caravanes…Ils veulent les meilleures, certaines de ces jeunes femmes n’on pas des doigts parfaits comme les autres.

-        Après tout le chemin qu’ils ont fait ? Vous voudriez les renvoyer ?

Sur ces mots, le garde ne répondit pas, il se contenta d’accueillir un homme noblement vêtu qui sortait de la ville via la grande porte légèrement entre ouverte et qui se refermait aussitôt. Il portait une tunique rouge et un chapeau en cuir qui semblait de haute qualité. Certainement était-il au service d’un riche car sa moustache noire et ses lourds sourcils n’étaient pas vraiment appréciés, ils étaient destinés aux hommes de services.

-        Ils arrivent en retard, dit cet homme d’un air accusateur, comme si il les soupçonnait d’avoir pris leur temps.

-        Ils nous arrivent de si loin, se précipitât de dire l’un des gardes, et je suis certain que votre maître appréciera leur travail de qualité.

-        Qu’ils viennent de loin n’est pas un problème ! Rétorqua le serviteur. Ils ne savent pas compter ! Ces peuplades pauvres qui vendent leurs femmes, quand on sait qu’on va arriver en retard, on part en avance !

Sur ces mots, ils se turent tous en attendant les caravanes qui n’étaient désormais qu’à une centaine de mètres. Je m’empêchais de regarder l’homme insolent qui semblait pressé, il n’avait qu’à écouter ses propres conseils. S’il était parti plus tard, il ne serait pas arrivé aussi en avance ; les véhicules arrivèrent bien après lui, dans une poussière qui le mit hors d’état. Ses beaux vêtements lavés la veille, d’un rouge et d’un jaune vif perdirent leur ténacité, devenant comme vieux et délavés.

Les trois caravanes prenaient la totalité de la route, chacune faisant presque trois mètres de large et six mètres de long. Leur hauteur était imposante, cachait le soleil apparaissant à l’horizon. Les grosses créatures blanches étaient effectivement d’énormes rhinocéros possédant de massives pattes arrière. Leurs yeux inexpressifs semblaient me regarder, chaque véhicule était attelé à deux de ces créatures.

Visiblement, il y avait les portes qui se trouvaient à l’arrière car il vint les trois cochers s’occupant du voyage. Le garde et le serviteur allèrent à leur rencontre, je les suivis. Le noble ne faisait pas le difficile en voyant les trois hommes arriver, étant de véritables hommes des peuplades qui se trouvaient plus au Nord.

Leurs habits se confondaient avec le paysage, la poussière leur était certainement très familière. Ils étaient manifestement ravis d’être enfin arrivé à destination.

-        Quelle poussière ! Fit le serviteur en développant un sourire forcé.

-        C’est ce qu’il en coûte pour déplacer tout cet attirail…, répondit un des hommes du Nord.

-        Sinon, je vous souhaite la bienvenue dans notre belle grande ville…Malheureusement, nous ne pouvons accepter que deux caravanes…

Sur ces mots, les trois nordistes échangèrent des regards, comme pour se demander si c’était une blague, pour comprendre comment un tel problème a dus obliger trois caravanes à partir.

-        Nous ne comprenons pas, vous êtes obligés de nous accepter, nous avons fais des mois de voyage !

-        Ne nous emballons pas, je vais vérifier que vos jeunes femmes subviendront bien à la demande de mon maître.

D’un pas précipité de peur que les trois hommes puissent parler ensemble, il ouvrit lui-même les portes arrière du premier véhicule. Juste derrière son dos, je voyais à l’intérieur une dizaine de jeunes femmes brunes, avec la peau légèrement métissée.

Aucune d’entre elles parlaient et ne manifestaient une envie de sortir. Je ne comprenais pas leur caractère si différent des femmes du Sud qui seraient sorties hâtivement, ainsi je voyais pour la première fois qu’on transportait des femmes comme de vulgaires marchandises.

Le serviteur montait à l’intérieur, regardait les main des femmes, puis descendait. Il fit de même pour la deuxième, puis quand il finit la troisième caravane, il revint voir les trois hommes.

-        J’ai sélectionné les deux premières caravanes, je suis vraiment désolé pour la troisième.

-        Comment çà vous êtes désolé ? Je demande un remboursement du voyage !

-        Mais pour qui vous prenez vous ? Vous vous rendez compte que vous m’attaquez ?

-        J’en ai rien à faire, moi il ne faut pas me chercher !

L’homme qui probablement, conduisait la troisième caravane, était furieux. C’était lui qui avait l’air d’avoir le plus de caractère et de force. Je vis ses yeux rivés sur le serviteur qui tremblait de plus en plus.

-        Excusez-vous tout de suite ! Ordonna le serviteur en reprenant ses esprits.

-        M’excuser ? Je rêve ou quoi !

-        Mais vous êtes fou ! S’écria alors le domestique d’un crie strident !

Sans dire un mot de plus, l’homme qui avait tant voyagé montait sur une de ces grosses créatures. Du haut de celle-ci, il dominait tous les autres personnages. Il regarda d’un air digne le valet qui reculait à pas lents.

Contrôlant les deux gros rhinocéros blancs, il avançait en direction de la porte en bois, et d’un coup de pattes avant, ils les brisèrent aisément.

Derrière les portes défoncées on voyait largement l’intérieur de la ville, où une dizaine de gardes, attirés par le bruit, comprirent tout de suite ce qui se passait.

 

Le serviteur, réalisant son impuissance, fit de grands signes de main pour ordonner aux soldats d’attaquer. Ceux-ci ce dépêchèrent de se diriger vers les caravanes.

-        Hum, laissa échapper l’homme du Nord en faisant un signe à ses deux coéquipiers.

Il fit tourner les grosses créatures, une marche arrière étant impossible. Décidant de profiter du voyage et de visiter les terres un peu plus au Nord, je montais à l’arrière juste avant que la caravane ne prenne de la vitesse. Les rhinocéros blanc commençaient à balancer leur grosses pattes d’avant en arrière de plus en plus vite, la poussière volait de partout !

Je sentais que la terre devait trembler sous la furie contrôlée de ces fantastiques créatures. Visiblement, ces grosses bêtes qui tiraient lentement leur charge étaient capables d’aller bien plus vite et de développer une force phénoménale. J’étais secoué de partout, les jeunes femmes l’étaient encore plus, ils n’avaient pas encore fait attention à moi.

Je ne sais pas à quel vitesse nous allions à ce moment là, mais quand je regardais au dehors par une toute petite fenêtre, je voyais le paysage désertique défiler à vive allure. Bientôt, nous ralentîmes pour atteindre une vitesse plutôt normale.

-        Qui es-tu toi ?

Une des femmes me parlait, sa voix était bien plus grave que je ne l’avais imaginé. Elles étaient toutes assissent sur des espèces de tonneaux, remplis certainement de vivres.

-        Heu…Je n’ai pas encore vu votre chef, mais j’aimerais visiter vos contrées…

-        Il y a un long voyage, tu es sûr que tu veux venir ?

Je me sentis soudainement bien petit, allais-je vraiment prolonger mon voyage ? De toutes manière, je n’apprendrais rien si je restais dans ces terres.

-        Oui, les longs voyages ne me fond pas peur. J’ai vraiment besoin d’aller vers le Nord.

-        Comme bon te semblera…, se moqua une des fille d’une voix amusante. Mais tu ne tiendras pas !

-        Je verrais bien, répondis-je.

Les premières minutes furent bien calmes, les filles ne disaient rien et fixaient le sol.

Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures qu’une d’entre elle décidais de me parler.

-        Tu es un voyageur ?

-        En effet, je parcours ce territoire à la recherche d’informations.

-        C’est bien gai tout ça, dit-elle d’un ton ironique.

-        C’est assez amusant au contraire, mais tout est plus surprenant de jour en jour…

-        On ne peut pas tout savoir sur les terres brisées, fit remarquer une des jeunes femmes se trouvant à l’arrière.

-        C’est vrai, avouais-je, mais il y a tant de choses importantes…

-        Je m’appelle Lyela, se nomma la fille ayant engagé la conversation. Elle avait les cheveux cours et un air moqueur.

-        Puisque tu va peux être rester un bout de temps, moi je m’appelle Iesa, m’informa la deuxième jeune femme à l’arrière. Celle-ci avait les cheveux incroyablement longs, mais je ne voulais pas avoir l’air trop intéressé par leur beauté.

Quelques minutes plus tard, je sentais la caravane s’arrêter, les derniers mètres furent accompagnés de tremblements désagréables.

-        Enfin une petite pause ! Se soulagea Lyela. Décidément, cette jeune femme avait l’air d’avoir du caractère, c’était la seule qui parlait. Je ne le savais pas encore, mais il y avait une raison à cela…

Je fus l’un des premiers à sortir, j’observais ce paysage que j’avais déjà tant vu. Aride et désolé, des cratères et des crevasses recouvrait des centaines de kilomètres, aucun aménagement ne permettait de se restaurer.

Je ne m’étais pas dirigé vers le Nord, les cartes que j’avais pus avoir ne donnait pas d’informations sur ce désert immense que nous allions traverser. L’instant était de tout mystère pour moi, avant que l’homme du Nord, semblant avoir retrouvé son calme, ne viennent à ma rencontre.

-        Tu es qui toi ?

-        Je suis un voyageur, je vous payerai pour que vous me transportiez….

-        Je ne suis pas attiré par l’argent.

Il semblait ne pas s’intéressé à ma demande, il passa son chemin pour aller parler aux jeunes femmes.

-        Mes jeunes demoiselles, après tout ce chemin que nous avons fait, un retour s’annonce…Mais je pense que vous l’aviez compris….

-        A bas ça oui, on va faire quoi maintenant ? Interrogea Lyela la première.

Les autres femmes discutaient bruyamment entre elles. Je fus étonné de les voir aussi assourdissantes étant donné qu’elles ne disaient rien quand elles étaient dans la caravane.

Lors-ce que l’homme du Nord repris la parole, elles se turent pour l’écouter.

-        Cela m’afflige aussi, je ne m’attendais surtout pas à un tel accueil, et….

Il fut coupé par un léger tremblement. Les petits cailloux sur la terre sautaient d’eux même sous les profondes ondes de chocs qui semblaient venir de sous la terre. Derrière moi se trouvais les deux rhinocéros blancs qui paraissaient effrayé, je les entendais émettre des cris graves comme s’ils discutaient entre eux, ils eurent un mouvement de recul. Dans un mouvement de peur ou de colère, les deux bêtes tapaient de leurs grosses pâtes le sol qui se fracassait à chaque coup. Ils se cabraient plusieurs fois sur leurs pattes arrière puis sur leurs pattes avant comme pour se débarrasser des véhicules. Ceux-ci ne tardèrent pas à basculer sur le côté, le tremblement que faisaient ces créatures fut bientôt dépassé par quelque chose de plus fort qui déchirait la terre sous nos pieds.

En quelques secondes, la chaleur s’intensifiait, l’atmosphère semblait plus dense et nous perdîmes tous l’équilibre. Les Raeses et moi tombions hors de la route comme s’il y avait une pente invisible.

Nous nous enfoncions de plusieurs centimètres dans la terre fracassée et meuble. Mes yeux s’étaient fermés à plusieurs reprises et je ne contrôlais pas mon corps, mais je pus voir au loin plusieurs montagnes, l’une d’elle était en feu…Elle semblait sortir de la terre pour s’élever plus haute que les autres… Plusieurs minutes passèrent alors que j’étais plongé dans la terre avec les autres, les yeux fermés sous cette tenace chaleur qui me rendait impuissant.

Quand les tremblements furent terminés, la chaleur s’apaisa alors, je me relevais et voyais l’homme du Nord déjà debout. Je ne voyais que son profil car la montagne de feu m’aveuglait.

Il sembla se retourner, je m’approchais de lui pour le distinguer. C’est à ce moment là que mes yeux se portèrent sur les paysages, il était visiblement bien plus détruit qu’à l’habitude.

-        Qu’est-ce que c’est…Réussis-je à lui demander sous cette atmosphère écrasante.

-        Soit courageux gamin…Car cette créature est un fléau pour l’humanité… Nous, les humains et autres créatures conscientes de cette planète, devions prier pour qu’il n’eusse pas à se réveiller comme par le passé…

-        Les terres sont brisées à cause de cette montagne ?

-        Ceci n’est pas une montagne…C’est Shyrnisten, le Galiléon géant…

-        Alors il existe vraiment…

C’était obligatoirement vrai, mais une créature aussi grosse qu’une montagne devait être ancienne de plusieurs milliers d’années…

Constamment, un grognement grave semblait provenir des entrailles de la terre et faisait trembler les grains de sables ainsi que les petites pierres. Le ciel bleuté d’avril avait pris une teinte rouge de mars, la fraîcheur du matin avait totalement disparut.

La terre tremblait sous les terribles grondements que dégageait ce monstre. Il s’élevait plus hauts que les montagnes, d’où il était visible à plusieurs dizaines de kilomètres.

Je pense que je me trouvais assez loin, mais je sentais le souffle de l’air me soulever quand j’essayais de marcher. La chaleur de ces rafales venait de cette montagne de feu…

-        Nous devons quitter la contrée au plus vite ! Informa l’homme du Nord qui se rapprochais de moi.

-        La caravane est retournée…Il y a une solution ?

-         Tu va m’aider jeune homme…Nous ne partirons pas sans elles.

Je le suivais alors qu’il se dirigea dans le véhicule, l’intérieur était sens dessus dessous, mais il parvint à prendre une grosse liasse de corde.

-        Attache ça au haut…

J’exécutais son ordre et montait comme je pouvais, pendant qu’il calmait les rhinocéros blancs. Il réussit à leur accrocher la corde, les deux bêtes semblaient désormais comprendre ce qu’il fallait faire. Ayant retrouvés leurs esprits, ils commencèrent à tirer quand l’homme du nord leur fit signe. Il ne fallut pas longtemps pour que la caravane se remette sur ses quatre solides roues.

-        Ce n’est que du bois après tout, me fis-il remarquer avant de détacher la corde.

Il attela les créatures alors que j’allais voir les jeunes femmes qui reprenaient leurs esprits. Elle comprenaient parfaitement la situation, c’est à ce moment là que je demandais si je n’étais pas la seule personne à ne pas avoir entendu parlé de ce monstre.

-        C’est un fléau dont nous ne parlons pas, m’informa Lyela qui se relevait bien vite. Tout le monde le redoute, mais jamais de mesures n’on été prises contre lui. J’ai entendu dire qu’on ne le mentionnait même pas dans les dix créatures les plus dangereuses. A tous les coups, ce monstre serait le premier !

-        C’est bon ! Cria L’homme du Nord qui avait hâtivement fini de tous préparer.

Les jeunes femmes s’entre aidaient pour entrer dans la caravanes, puis pour remettre tous en place. Juste avant que je ne monte, l’homme me dit d’un regard de remerciement que je pouvais finalement venir avec eux. Je m’en doutais un peu, il n’allait pas me laisser là quand même. Une fois à l’intérieur, je ne vis pas où il allait, mais nous fermions les portes avant de nous installer le plus solidement possible.

-        Accrochez-vous ! S’exclama l’homme du Nord avant que nous sentions la forte accélération, suivit des tremblements.

Contrairement à la fois précédente, le vent s’engouffrait par l’avant, comme si nous allions beaucoup plus vite. Après plusieurs minutes d’extrême célérité, les portes lâchèrent. Elle avaient eu être endommagées, nous vîmes au loin la montagne de feu qui semblait prête à exploser. Le ciel lui-même avait changé de couleur. Je ne pus distinguer exactement ce qui était en train de se passer à ce moment là, mais mes yeux virent une lumière s’épanouir dans tout l’horizon qui semblait s’enflammer. Ce n’est que quelques secondes plus tard qu’un bruit d’explosion déchirait mes oreilles comme si le tonnerre avait éclaté juste à côté de moi. Un souffle nous propulsa en arrière, une chaleur suffocante nous brûlait les bronches, c’était si sec qu’il me sembla me déshydrater en quelques inspirations. Je suis certain que mes yeux étaient devenus rouges, je les fermais aussi tôt, mon esprit s’égarais dans l’épuisement quelques temps après.

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

Episode 4 : Les terres brulées (Chapitre 1 à 3)


Chapitre 1 

 

Sous les tremblements et le crépuscule ombrageux, les deux jeunes courraient…Des poussières volaient de partout, des vents tièdes semblaient souffler dans la ville entière… Ils soufflaient en faite dans le monde entier.

Une fois arrivés dans l’établissement, ils ne s’occupèrent pas de ce que pouvaient penser les professeurs qui les voyaient courir…Eux aussi étaient affolés par ce qui se passait au dehors. Pour la plupart, ils croyaient à une étrange tempête.

« Nous devons faire vite… » Dit précipitamment Kyru… Un bruit sourd faisait vibrer les murs, et ces vibrassions empêchaient de garder correctement un quelconque équilibre.

Les deux déboulèrent dans la classe, les autres élèves étant collés à la vitre pour regarder le monde, qui commençait à devenir invivable…

Le ciel était devenu totalement rouge et des nuages noirs tournoyaient au-dessus d’eux… Des pigments était présent partout dans le ciel, et il était possible de distinguer ces oiseaux mourir, tomber par terre pour se fracasser sur le sol dur, n’étant plus qu’un tas de plumes immonde…

Apeurés et émerveillé par ce spectacle, même Kyru et Sophie regardaient ce qui se passait avant de finalement, quelques minutes après, reprendre leurs esprits…

-         Il faut que nous sortions du bâtiment ! Cria le jeune homme…

A ce moment là, tout le monde virent quelque chose de plus gros dans le ciel…Cette chose était si massive qu’on pouvait entendre un sifflement pendant sa descente… Bien qu’ils pouvaient déjà apercevoir des corps tomber, du plus haut des cieux, là c’était autre chose… Il était assez loin, et plus il se rapprochait, plus les élèves qui le regardaient pouvaient contempler sa grandeur….

« C’est….un Galiléon…. » Commença à dire Kyru…

N’étant nullement émerveillé, mais pensif, il en oublia la dangerosité de la situation… Il ne bougea pas et regarda comme les autres élèves l’énorme bête tomber… Un tremblement particulier se fit sentir, et les murs tremblèrent de plus belles…Un cratère s’était formé, il était si profond que la créature y disparaissait totalement, malgré ses sept mètres de haut…

Il était couché, et sa carapace était intacts…Un tel choc n’était même pas capable de le briser…Une vrai coque aussi dure que de l’acier… La bête s’anima lentement ; ce n’était pas les tremblements qui la faisaient bouger mais bel et bien sa force.

Ses yeux rouges de braise était visible de plusieurs centaines de mètre tellement leurs couleur incandescente était vive et puissante.

Le colosse dragon tortu se rapprochât du bâtiment, son horrible petite tête atteignait le deuxième étage du lycée…là ou les élèves étaient postés devant la vitre. Kyru réalisa ce qui se passait, tout en commençant à reculer… Derrière la vitre se trouvait la gueule de la créature, prête à cracher ses flammes.

-         Fuyez !!! Cria t-il.

La panique pris tous les élèves d’un seul coup, et bientôt, tout le monde se bousculait pour sortir de la pièce. Le Galiléon avait un bec noir qu’il commençait à ouvrir. Avant d’être le dernier sortit, Kyru regarda la bête…Il pu distinguer au fond de sa gorge une lueur rouge.

A son tour, il sortit de la pièce en courant, et commença sa fuite à travers le couloir, pendant que le Galiléon préparait son attaque.

C’est juste au moment où il sortait de la pièce qu’un jet de flamme fit fondre toute chose dans la pièce, traversant les murs.

Tous les élèves pouvaient courir en observant les murs autours d’eux fondre, exactement comme de la lave…Tout devenait rouge vif, avec des taches jaunes qui commençaient à couler sur quelques uns de ces jeunes. Ceux-ci tombèrent et crièrent, avant d’être ensevelie par les parois du couloir qui étaient véritablement devenus de lave. Les flammes jaillissaient de toute part, c’était un vrai four.

Les Galiléon avait terminé de cracher ses flammes à plus de cent mille degrés…Il ne restait plus rien de la salle, et les alentours continuaient de brûler sous d’abondants torrents de flammes.

La plupart des élèves de la classe avaient réussi à s’enfuir, mais il y en avait bien une dizaine d’élèves qui avaient rendu l’âme…N’était-ce pas ce qu’ils voulaient après tout ? Pourquoi avaient ils fuient ? Avaient ils peur maintenant de la mort ? Cette chose qu’ils adoraient avant…

 

Une fois sorti de l’autre côté, les cinq jeunes, Kyru, Sophie, Lucen, Youryne et Sulyvan, était saint et sauf. Mise à part qu’ils ne revenaient pas de ce qui se passait…

-         Non mais je rêve !!! C’est la fin du monde,  s’exclama Lucen en s’arrêtant, à bout de souffle.

-         Ce n’est rien, lui fit savoir le jeune homme en noir. C’est juste le début…Nous pouvons appeler cela l’aube du crépuscule…

-         Mais je n’y comprends rien ! Ajouta Lucen en regardant le ciel. 

-         Je vous expliquerais…Bientôt…

Ils se retournèrent, la structure du majestueux lycée n’avait finalement pas tenus, il commençait à s’effondrer sur lui-même…

A quelques centaines de mètres autours d’eux se trouvaient des âmes mortes…Ces zombis, plus ou moins mort ou vivant, souvent dépouillés de leurs chairs et ne cherchant toujours qu’une chose, tuer…

Ils se rapprochaient d’une allure assez vite et il était impossible de les stopper, ni même de les ralentir…

-         Nous devons faire vite, dit Kyru tout en contemplant cette funeste avancée.

Je ne sais pas où nous pouvons aller…

Le groupe se pressa de fuir les lieux, ils suivaient la route en regardant les bâtiments alentours tomber les uns après les autres, sous les tremblements incessants et l’effritement du sol.

Au loin, des gens s’échappaient des bâtiments qui étaient encore presque intacts, ils pouvaient apercevoir ces hommes et femmes sortirs, avant de tomber nez à nez avec un Galiléon qui les brûlait vif…Leurs chairs tombaient comme de l’eau avant de se transformer en une matière visqueuse… Tout ce que cette bête carbonisait devenait une sorte de lave…

-         C’est répugnant ! S’écria Sophie qui observait cette tuerie. Les femmes, les hommes, les enfants, les animaux…

Kyru aussi, regardait cette fragile existence disparaître à jamais…

-         Je ne sais pas si ils ont de la chance ou pas, mais je ne peux rien faire, se lamenta Kyru. Je ne peux pas me risquer à battre un Galiléon.

Quelques minutes après, l’horizon était visible. A perte de vue il y avait des nuages pourpres et une terre aride, craquelée. Les immeubles de la ville étaient tombés, il ne restait que des débris et désormais, un long plateau de ruine s’étendait à des kilomètres. Au-delà, il y avait des montagnes… De là où ils étaient, on pourrait croire qu’ils étaient de braises…

Ils ne furent pas trop embêtés par les âmes mortes, Kyru savait les contourner, les sentir, et même s’il y en avait certains qui se trouvaient à proximité, personne ne s’en approchait…Ces créatures avançaient à une allure plutôt calme, mais pas aussi rapidement que les cinq jeunes.

Après une interminable marche qui semblait durer des heures, Lucen, Youryne et Sulyvan manifestèrent leurs curiosités. Trop occupés à regarder le monde les minutes précédentes, ils voulaient maintenant savoir le pourquoi du comment, question à la quelle Kyru pouvait leur répondre. Lucen n’hésita plus et, de son caractère audacieux, il ne manqua pas l’occasion :

-         T’as quelque chose à voir dedans non ? Tu savais quelque chose ? 

-         Oui, je ne pouvais pas vous le dire avant mais…Je viens d’un monde ou les progrès technologies ont fait que nous, hommes, nous sommes immortels… Notre population à augmenté à presque quatre vingt dix milliards d’habitants, et ceux qui vivaient plus de cinq cent ans en avaient marre de vivre…Ils se sont transformés en créatures sans âme propre, qui cherchent sans cesse à dévorer ceux qui ont encore l’espoir de vivre…

-         Et toi tu viens de ce monde ? lui demanda Youryne troublé.

-         D’après ce que je vois, il s’est passé quelque chose qui nous a fait apparaître dans ce monde, et qui nous as blessé…Nous avons un corps quasiment indestructible, je ne sais pas quelle puissance a réussis à détruire notre corps de cette manière… Les scientifiques de nôtres monde on longuement étudiés la vie et la mort, chaque personne, chaque créature et même toute existence possède en lui une âme morte et une âme vive… Ils nous ont simplement ôté l’âme morte qui est en nous, et même si nous ne sommes qu’un tas de poussière, nous ne pouvons pas mourir… Imaginez que vous êtes brûlés par un Galiléon, vous devenez une lave consciente…Vous restez de pierre, sans pouvoir entendre, bouger, parler…Vous êtes conscient, votre âme reste éparpillés dans de la terre à tout jamais…Vous souffrez… 

Juste au moment où il semblait avoir terminé son explication, un intense tremblement se fit ressentir. D’abondantes fumées empêchaient de voir à plus de cinquante mètre devant eux, et au lieu de reculer, ils avancèrent doucement…Sans prévenir, un énorme Dragon Tortue apparut en avançant relativement vite. Il ouvrit sa gueule et émit un grondement sonore particulièrement grave.

Le Galiléon mesurait cinq ou six mètres de haut, il se trouvait à une dizaine de mètre des jeunes… N’ayant même pas eu le temps de réaliser, la bête se mis à cracher sa lave flamboyante sur le groupe…

 

 

 

 

 

 

Chapitre 2 : Garfiew

 

Ils auraient tous périt, mais le destin, celui de la mort, fut dévié par une personne qui se trouvait au loin. Le jet de flamme incandescent ressemblant à de la roche s’arrêtait juste devant les cinq jeunes, qui tremblaient devant cette justesse incroyable… Les flammes coulaient le long d’un mur invisible, qui semblait se trouver devant le groupe.

« Un bouclier… » Murmura Kyru, n’en revenant pas.

Il se retourna, et vis à quelques dizaines de mètre derrière eux, un soldat Géant… Il mesurait bien trois mètre, cette taille était bien répartie dans l’ensemble de son corps. Equipé d’une armure rouge et marron, il tenait aussi une épée exagérément grande… Une lame d’au moins deux mètres, large de trente centimètre. Au manche de cette arme il y avait des perles par dizaines, toutes tenues par des étranges filons rigides argentés…

Il avait pointé son bras, armé de cet objet, vers le groupe. C’était certainement cette magie qui maintenait le bouclier en place, celui qui continuait à les protéger…

Il avait de longs cheveux bleus, et sa peau blanche, très pâle, lui donnait un air de puissance incontesté. Quand le Galiléon eu fini de cracher le fruit de ses entrailles, le Soldat Géant courut vers cette bête, sauta majestueusement pour fendre en deux la coque de cette créature. Celle-ci s’effondrait en continuant de flamber, tout en émettant un grondement qui fini par s’estomper, pour laisser place au continuel bourdonnement de la terre qui se fracassait.

Le soldat se retourna pour faire face au groupe, les jeunes étaient deux fois plus petits que lui…

-         Bonjours humains, je suis Garfiew, chef du bataillon trente-cinq, gardiens et protecteur contre Shyrnisten.

 Sa voie était puissante et vive, il avait réellement des allures de chef…

-         Merci de nous avoir sauvé, Remercia Kyru, pendant que les autres jeunes n’en croyaient pas leurs yeux.

-         Vous ne tiendrez pas longtemps tout seuls, dit-il en scrutant le ciel.

-         Sans vous, nous étions fini. Savez vous ce qui se passe réellement ?

-         Oui, mais je vous raconterais tout pendant le chemin.

-         Le chemin ? Demanda Sophie qui avait reprit ses esprits.

-         Oui, car vous allez me suivre, n’est-ce pas ? Fit le grand soldat d’un air évident.

-         Oui, s’empressa de dire Kyru, heureux de cette proposition.

-         En contrepartie, expliqua Garfiew, vous risquez gros en me suivant. Je vais rejoindre mes unités afin d’immobiliser Shyrnisten. Si nous le battons, nous pourrons remettre de l’ordre un peu partout.

-         Shyrnisten ! Il s’est réveillé ?

La respiration de Kyru s’était soudainement accélérée, il avait les yeux rivés sur le grand soldat, comme s’il ne le croyait pas.

-         Le plus grand fléau de tout les temps… Shyrnisten…Cela fait quelques centaines d’années qu’il ne terrorise plus le monde.

-         Oui, et je suis celui qui veille à son sommeil. Malheureusement, ce qui s’est passé l’a réveillé. Nous ferions mieux d’y aller. Je n’ai pas envie de perdre mon temps…

Garfiew marchait assez lentement, et ils n’eurent tous les cinq, aucun mal à le suivre. Ils marchèrent ainsi quelques heures, et à chaque fois qu’il y avait des créatures ou des âmes mortes, au lieu de les contourner, le soldat géant, armé de sa gigantesque lame, les détruisaient, les pulvérisaient… Ces âmes mortes, une fois en pièce, semblaient encore vivantes. Manifestant un profond agoni, ils émettaient des cris de douleur.

Les terres étaient désertes, ils ne purent reconnaître la ville quand ils y parvinrent…C’est cela qu’ils durent contourner, car il y avait des gens morts à perte de vue. Des champs entiers de terre irrigués par le sang, des décombres des bâtiments s’étant écroulés, des centres commerciaux effondrés sur des milliers de personnes, sans oublier les voitures, dont la plupart d’entre elles étaient fondues par les Galiléons.

A plusieurs reprises, pendant qu’ils traversaient des routes sans trop de morts, des petits groupes d’humains demandaient de les rejoindre. Ils restaient muets face à Garfiew, et de toute manières, ils étaient traumatisés. Les gens de la ville étant trop plongé dans la continuité et l’habitude de la vie, monotone et simple ; leur esprit était soudainement lobotomisé par toutes ces choses, il était impossible de leurs parler pour le moment…

Les cinq jeunes aussi ne disaient rien, et de toutes manières, que dire ? Eux aussi, au fond, ils étaient un peu choqués…

Voir autant de choses, alors que le matin même, tout était parfait, avec un ciel bleue et un soleil de fer.

La fraîcheur de la vie avait été remplacée par des vents chauds et irritants, la terre était désormais brisée, brûlée et totalement dépouillé de toute vie. Etrangement, il était impossible de savoir l’heure exacte en regardant le ciel. Le soleil avait disparut depuis l’arrivé des nuages rouges. Heureusement, certains membres du groupe avaient une montre et purent voir qu’il était six heures du soir.

« Etonnant qu’il n’y a pas de différence entre le début de l’après midi et le soir… » Dit l’un des hommes qui suivait.

Ils allaient se reposer quelque minutes, après des heures de marche ils en avaient bien le droit, et de toute manière, ils ne pouvaient plus continuer…Ils en avaient trop vu ce jour, et certainement que le lendemain, s’ils passait la nuit, ils allaient voir bien plus de désastres…

La température était bien de trente degrés… Pour un hiver qui, selon la météo, devait être froid…

Des vapeurs s’échappaient des fissures qui s’étaient formés…C’était comme si la planète était en train de mourir, les nappes phréatiques étaient peut être en train de s’évaporer et de remonter dans l’atmosphère. S’il n’y avait plus d’eau, il n’y aurait forcément plus de vie…Mais à ce train là, il y aura certainement plus besoins d’autant d’eau qu’avant. Le nombre d’être vivant ayant déjà bien diminué, rare sont ceux qui auront le courage de boire… 

Chapitre 3 : La porte blanche

 

La soirée fut mouvementée, il y avait sans cesse des bruits, des cris, la peur envahissait chaque membre du groupe, sauf Garfiew…Il avait une âme en béton. Les Soldats géants comme lui vivaient déjà, par habitude environ mille ans. C’était bien eux les premiers à ne pas regretter une éternelle vie.

Le choc brutal infligés aux humain, celui de vivre éternellement, n’était pas fait pour eux…Les hommes sont fait pour avoir une vie courte et active…Une vie avec un but. Au bout d’une centaine d’année, l’humain n’a plus de but, plus de passion, plus de rêves…Sa vie devient monotone. L’humain apprend de ses erreurs, et il ne peut pas vivre sans, s’il a tout appris, il se lasse de cette vie si parfaite qu’il connaît si bien.

Le soldat Géant était posé contre une parois de métal, à première vue, c’était certainement un bus qui avait fondu. Sa lourde et imposante épée bleue turquoise posée et plantée dans le sol. Une fois assis, l’épée était plus haute que lui. Kyru vint juste à côté de cette arme et regarda les multiples perles accrochées au manche. Il était obligé de lever la tête pour les contempler…

-         Combien il y a de perles associées à cette arme ? Demanda t-il émerveillé.

-         Il y en à 36…C’est une des meilleur arme des terres du Sud, répondit Garfiew, fier.

-         Je n’en avait encore jamais vu de ce genre…L’informa Kyru.

-         C’est normal…Tu ne verras pas beaucoup d’arme qui en ai autant. Elle s’appelle Shurykken trois cent trente trois.

-         Shurykken trois cent trente trois ?… Elle est belle…Moi, Califoriest s’est brisée quand j’ai essayé de battre un Galiléon…

-         Tu as essayé de battre un brûleur avec une simple lame d’humain ? Tu es courageux…

 

Sophie arriva à son tour, en compagnie de ses trois amis… Elle avait bien une question en tête :

-         Pourquoi il se passe tout ça ? Vous le savez ?

 Alors Garfiew se leva, de ses trois mètres il s’imposait aux cinq jeunes, les autres humains survivants arrivaient eux aussi, impatient de connaître la réponse.

-         Je vais vous raconter ce qui s’est passé…Je veux dire, ce que je sais. 

 Il avait à présent toute l’attention des dizaines de petits gens qui le scrutaient de toute part.

-         Ce monde, c’est notre monde…Mais il s’est passé quelque chose effectivement. De tout temps, l’humain a cherché à égaler les dieux et les légendes, il s’est fait immortel alors qu’il n’est pas fait pour vivre éternellement. Après des centaines d’années, une organisation d’état s’est crée…Elle s’appelais… La Porte Blanche. Cette organisation cherchait des solutions au problème de l’immortalité. Par un système scientifique lié à la magie des perles, les humains on tués leur mort et renforcé leurs corps… L’organisation mondiale de La Porte Blanche à donc depuis longtemps testé de multiples solutions, afin de tuer un des humain, mais en vain…Il y avait toujours une âme qui se raccrochait à la matière organique, et, même s’ils avait étés de matières minéral, ils aurait quand même été conscient… Nous savons plus ou moins que La Porte Blanche à récemment trouver un moyen d’inverser les tendances…Cela avait pour but de détruire toute vie ! Une explosion magnétique qui devait détruire la vie et recréer la mort… Malheureusement, la recherche à été faites trop hâtivement…L’impatience des hommes leurs nuis toujours…Un choc à eu lieux, un choc si puissant qu’il en perturba les mondes…C’est comme ça que les milliards d’âmes mortes tombent, souvent brûlés et mutilés par la réaction magnétique… Les Galiléons et nous, nous sommes assez puissant et plus dur que les humains, nous avons pus résister à cette puissance mais, nous avons eu très mal…

Son récit était quasiment terminé, même s’il savait d’autres choses, ce n’était pour lui pas bien important pour eux.

-         Maintenant, nous devons y aller…

Il prit sa gigantesque épée et la pointa directement au dessus de la foule… Ils regardèrent la lame, puis vers quoi elle pointait…

Derrière eux, des centaines, ou même des milliers d’âmes mortes s’étaient réunis au loin et ne tarderaient pas à être présent… Garfiew mit son épée face à lui, les multiples perles à sa hauteur, il invoqua :

-         Emplissez mon arme de Sagesse, déesses du Sud… Flammes infernales, brûlantes, incessantes, brutalisez les terres de votre puissance…

Il fit un tour sur lui-même avec son arme, illuminée, tout en la faisant tourner elle aussi autours de lui. Il donna un coup dans le vent, ce qui libéra des forces mystérieuses qui se propagèrent vers l’horizon, là où se trouvait les milliers d’humains morts-vivants… Une fois que la lumière était sortit de la lame, l’horizon se teinta de flammes, une couleur vive illuminait le ciel et on entendit encore plus de cris… Tout prit une teinte rouge, puis des fumées noires apparaissait dans le ciel. Tout cela en cinq secondes, et quand tout cela fut dissipé, les hommes, femmes et enfants virent les âmes mortes tomber les uns après les autres…

-         Ces flammes sont aussi brûlantes que celles des Galiléons… Fit remarquer Garfiew en regardant les billes de Shurykken trois cent trente trois.

-         Une telle puissance…L’aurais-je un jour ? Demanda Kyru.

-         Il faut de la sagesse, de la puissance, des connaissances et de l’espoir…

-         Et une bonne arme certainement ! S’exclama Youryne en rigolant.

-         Allons-y…Proche de nous se trouvent des humains qui se battent contre ces créatures…Je dois les aider, c’est sur notre chemin…

Ils continuèrent ainsi leur route, après ne s’être reposés que trois heures…

Pendant trois jours ainsi ils menèrent leurs pas à travers les terres brûlées, pas encore assez détruites et craquelées pour empêcher leur progression…


 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007
Aller-simple.jpg Aller simple

Il était dix heures du matin quand les propulseurs démarraient au quart de tour. Le jet roula jusqu’à la piste de décollage, puis s’arrêta pour attendre les vacanciers qui arrivaient. Une luxueuse voiture noire vint se stationner prés de l’avion. Un escalier roulant se précipitait à toute allure pour arriver à tant pour l’embarquement. Ils n’étaient que quatre à sortir de la voiture. Un riche milliardaire, sa femme et ses deux enfants. La femme félicitait son mari pour ce bel avion, qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de voir.

-        C’est un bel appareil chéri, tu as du flair…

-        Alors il te plaît ? Cela faisait longtemps que je voulais te le montrer.

Les deux enfants regardaient eux aussi ce fantastique moyen de transport qui s’élançait dans toute sa splendeur. Le corps de l’avion s’étalait au dessus d’eux, projetant une fraîche ombre d’un temps très ensoleillé.

-        Vous aimez les enfants ?

Lucen et sa petite sœur, Matilda, ne comprenaient pas la richesse de leur père. Le garçon, âgé d’une dizaine d’années, était trop impatient de monter dedans et de voir les nuages de haut. La petite fille n’avait que cinq ans, elle tenait fermement la main de son grand frère, de peur que le majestueux oiseau géant ne s’anime. L’avion lui faisait peur, il était bien trop grand pour elle.

Une fois l’escalier raccordé en toute sécurité à la porte, la famille montait à bord. Il y avait un petit couloir qui donnait tout de suite à un superbe salon. Sans attendre, le chef de famille s’impatienta d’aller voir le pilote, alors que les deux enfants étaient déjà montés sur les canapés. Ils regardaient par les hublots qui se trouvaient au-dessus, cherchant à voir le plus loin possible.

Dans la cabine de pilotage, le père s’approchait du pilote, qui ne l’avait pas encore vu. Il était habillé comme un vrai commandant de bord, ceux qui volent dans les gros airbus.

-        As, vous êtes là ! S’exclama le pilote en sentant une présence prés de lui.

-        Je vois que tout a été nettoyé à la perfection. Cet avion paraît neuf !

-        Vous êtes prés à partir ?

-        Dés que vous le sentez, vous y allez ! Cela me peine quand même de partir alors qu’il fait beau…

-        Pas d’inquiétude, à Tahiti, il fait toujours beau !

Le pilote fit mine de vérifier quelques cadrans et se préparait. La mère vint au prêt de son mari, tout deux s’asseyaient alors aux deux autres sièges de la cabine.

Les enfants regardaient toujours dans les hublots alors que l’avion commençait à s’avancer.

-        Super, on va décoller ! Cria Lucen, fou de joie. Sa sœur était un peu moins à l’aise, elle n’avait encore jamais volée.

Lucen, lui, avait rarement prit l’avion, n’ayant jamais eu l’occasion d’avoir de bonnes vacances loin de son pays. Le bruit des propulseurs s’intensifia, les ailerons changèrent leur orientation alors que l’appareil bougeait. Juste après, il y eu une forte accélération, les deux enfants se retinrent aux canapés pour ne pas tomber. Le salon semblait immobile alors que le paysage, au dehors,  se dérobait de plus en plus vite. Lucen était émerveillé par la vitesse à laquelle ils allaient. Avaient-ils déjà décollé ? Il n’y avait nulle vibration, comme s’ils avaient déjà quitté terre. Le garçon regardait à nouveau par le hublot, le sol était bien là, mais il descendait… Il était émerveillé, il rejoignait les cieux, les bâtiments qui se trouvaient au loin devenaient de plus en plus petits, les arbres s’éloignaient, l’horizon semblait s’approcher. Le jeune observait les courants d’air, devenus visibles car déviés par les ailes. Il n’en croyait pas ses yeux.

Plusieurs minutes passèrent avant que les deux adultes ne viennent s’asseoir dans le salon.

-        Tu as l’air en forme Lucen ! Fit le père en voyant son fils, heureux.

-        Je suis trop content !

Après s’être assis quelques minutes, le père partit brusquement, le sourire au visage. Il revint quelques secondes après avec un ordinateur portable.

-        Je sais que c’est le troisième, mais je te l’offre, c’est le dernier modèle…

Il mit l’ordinateur dans les mains de Lucen, qui était émerveillé.

-        Merci papa…

-        Je savais que c’était le meilleur moment pour te le donner.

Tous les quatre regardaient le PC démarrer, puis ils testèrent quelques jeux qui étaient déjà installés. Ils s’amusèrent en oubliant totalement l’avion, jusqu'à ce que vint l’heure de manger. Alors le père alla chercher quatre plateaux bien garnis. Quelques minutes après avoir commencé à déguster les fabuleux mets, il se levait pour aller chercher un plateau supplémentaire, pour le pilote qu’ils avaient tous oubliés depuis quelques heures.

 

L’avion avait été révisé il y avait à peine quelques semaines, mais sa complexité l’avait fait plus compliqué qu’un humain. L’erreur d’un technicien pourtant doué provoqua la chute d’une pièce l’arrivé du carburant. Les moteurs s’arrêtaient, le changement de vitesse se fit légèrement ressentir.

-        Mais…Que se passe t-il ? Dit la mère de Lucen en regardant par le hublot.

-        Rien de grave, je suis sûr.

Le pilote, comprenant que l’avion ne redémarrait pas, fit une annonce à toute la famille.

« Nos moteurs se sont coupés, l’avion peu planer quelques minutes mais nous perdons de la vitesse… »

Visiblement, il était bien sûr de lui. Il n’imaginait pas que le problème était bien plus grave qu’il n’y paraissait. Le jet perdait de la vitesse en frottant l’air à encore plus de six cent kilomètres par heure.

-        Pilote, sauvez-nous ! Cria le père, commençant à réaliser et ne savant plus vraiment ce qu’il disait.

La petite sœur de Lucen commençait à pleurer, pendant que son frère croyait cauchemarder.

L’aviateur ne répondait pas, il était certainement en train de tout tenter pour redémarrer l’appareil.

-        Non, je n’y arrive pas !

L’avion commençait à s’incliner et à perdre de l’altitude. Quand la poussée ne fut plus suffisante, il commença à tournoyer en descendant à folle allure. Le père, la mère, Lucen et sa sœur, volaient à l’intérieur de l’avion, en apesanteur. Leur curiosité était dépassée par leur peur de mourir, ils avaient maintenant tous les regrets de perdre ce bonheur tant recherché.

Le choc aurait pu être bien plus désastreux si le pilote n’avait pas activé les freins de l’avion. De plus, ils survolaient l’océan. Comme l’avion piquait du nez, il s’engouffrait sous plusieurs mètres de flotte, heureusement, seul l’avant se brisa complètement. L’avion à la verticale, se remplissant d’une eau glacé comme la mort, commençait à sombrer, avec ses occupants.

Lucen, qui avait réussit à s’accrocher à la porte de l’avion, voyait sa famille se noyer, se débattant dans l’eau pour ne pas se laisser aspirer vers les profondeurs. Il n’apercevait pas sa petite sœur, déjà morte.

- Lucen….Ouvre la…Porte…, arrivait à dire son père en recrachant de l’eau. Sous la panique, il oubliait que c’était l’air qui empêchait l’avion de se remplir trop vite. Quand son fils parvint à ouvrir la porte en la déverrouillant, l’air s’échappait brusquement, mais l’eau rentrait de haut en bas avec la pression. Lucen fut expulsé vers la surface, alors que sa famille restait dans la cabine. Bientôt, ils ne bougeaient déjà plus.



Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007
Ceci n’est pas le récit de ma vie, âmes sensibles s’abstenir…  Nouvelle dédiée à Aurélien

 

Mutilations
La-porte-blanche---graph6.jpg

 

Ca fait mal, mais ça fait du bien. C’est chaud et ça coule sur mon bras tiède. Pourquoi ne me comprennent-ils pas ? Au fond, je ne cherche pas à ce qu’ils me comprennent. La douleur comprend tout ceux qu’elle traverse, elle les veut à jamais pour elle…

La nuit dernière, il n’y avait ni lune ni étoiles. Je me trouvais juste dessous mon velux, je ne pouvais rien distinguer dans cette obscurité silencieuse. A l’heure où tout le monde dors, des folies douloureuses me prennent.

 Je sais que je fais d’horribles choses, avec ces lames de rasoir, ces ciseaux ou encore ces bouts de fils de cuivre. Je me coupe sans arrêts, pourquoi ?

Il n’y a pas de réponses à ma vie, si compliquée et finie. Pourrais-je un jour retrouver les autres couleurs existantes ? Je suis dans le noir, la solitude et le regret.

C’était déjà le soir, mon corps était impatient de ressentir la douleur, j’allais me livrer à une autre expérience, une envie qui se manifestait dans mes plus profonds cauchemars. J’avais préparé une feuille épaisse et un couteau possédant une lame fine, coupant terriblement bien…

Une pensée m’envahissait presque à chaque fois, une effrayante pitié qui me parcourait. Ne venant de nulle part, ce sentiment se détruisait presque aussitôt. Une fois qu’il était partit, la musique que j’écoutais revenait à moi, tapait dans mes oreilles. Un métal pur et dur, frappant à mes tympans et me faisant résonner de l’intérieur. J’étais incapable de dire si j’étais chaud ou froid, car toute sensation voguait loin de moi, mon corps était comme éclaté en des milliers de clones, parcourant le monde à la recherche de la vie et de la mort.

Mes pupilles noirs devaient englober la totalité de mes yeux, la lampe posée sur mon bureau apportait une très légère luminosité ; une lumière orangée, probablement chaude… Sous l’effet de ces lueurs immortelles, ma peau blanche était éclairée d’un jaune, cependant lié au noir ténébreux. Je prenais le couteau, mis mon bras au dessus de la feuille, ouvrait grand les yeux et…

 

Je remarquais la lame briller, reflétant les éclats arrivés tout droit de l’ampoule enflammée. C’était déjà si beau. Je tranchais alors mon bras, d’abords de haut en bas, puis de bas en haut. Après de nombreux passages, j’arrêtais et regardait alors la réaction de mon corps. Après quelques secondes, des picotements se manifestaient, sans que je ne puisse définir d’où ils venaient exactement. Mon bras devint rouge dans l’espace de quelques secondes supplémentaires, les sensations me revenaient…C’est alors que je redécouvrais cette impression. Elle se mélangeait même dans mon inconscient. Comme avait dit Leibniz, il y a en nous une infinité de perceptions, mais sans aperception et sans réflexions, donc un changement dans l’âme même.

Il y avait en moi celui qui sentait cette magnifique douleur, et celui qui percevait le bonheur maudit. Ca fait tellement de bien à mon corps, qui ne sait que ressentir !

 

Voilà le sang coule et qui ruisselle, mes coupures apparaissent comme des rivières qui débordent.

Il n’y a rien qui puisse arrêter ma folie maintenant, j’y ai goûté, à cette sensation de bonheur confondue à d’horribles faits. Je prenais un pinceaux, frottait mon bras plusieurs fois pour bien l’imprégner de mon sang…Je dessinais alors sur la feuille cartonné des traits, au hasards…Après un temps qui me paraissait long, je faisais les contours, mon bras saignait toujours alors que m’improvisais artiste.

 

Je m’appel Sulyvan, et je saigne depuis de nombreuses années ; Je ne sais quels mauvais sentiments se sont emparés de ma conscience. Je ne connais pas beaucoup de monde, j’ai l’impression de vivre dans un monde à part où tout le monde est muet. Qui pourrait comprendre un jeune comme moi, si désespéré de vivre et dans l’impossibilité de mourir. Sous la bonne humeur je me suis juré de ne pas mourir sous la déprime. Quand j’aurais l’esprit libre et aventureux, je déciderais de mon avenir.

En attendant ce temps, mon sang coulait, il était immédiatement peigné par ma main droite.

Je sentais mon bras froid, s’engourdissant dans le sommeil. A la plénitude de mon beau dessin, je décidais de me coucher, l’âme tranquille pour la nuit.

 

Le matin arriva bien vite, ma chambre était comme un tombeau, où nulle lumière n’apportait sa force. La chaleur de la pièce se frottait à moi alors que je me levais. Comme un mort qui sortait de son lit, j’avais la tête ailleurs. J’aurais presque cru, ainsi que tous les matins, me réveiller dans un autre monde. Pourrais-je un jour m’élever dans le paradis ou m’étendre dans les enfers ?

Sous mes pas marqués de douleur, le parquet grinçait et les murs résonnaient. Mon bras était affreux, mais j’aimais ça… La première vision que mes yeux purent s’offrir était ce dessin, noirci par la nuit et par mon sang sec.

On pourrait croire que je suis le dernier membre d’une pauvre famille, ce qui n’est nullement pas le cas. Bien au contraire, mon père à beaucoup d’argent, et il gère assez bien sa société. Comme on dit, l’argent ne fait pas le bonheur, surtout que ses sous, ce n’est pas ma mère qui les a.

Parents divorcés, ni frère ni sœur, tout seul…

Mon père s’occupe personnellement de mon éducation, malheureusement pour moi, je n’habite pas vraiment dans le meilleur des endroits. Il y a beaucoup de jeunes sans avenir qui détestent se laisser anéantir. Ils sont nés, bêtes et musclés…

Imaginez que je ne me mélange pas à eux, même si on me proposait qu’ils deviennent mes amis, je refuserais. Voilà deux ans que je suis seul, d’où je suis tombé, je ne compte pas remonter… Bien évidement, c’est un établissement privé, mais qui n’est pas de qualité. J’aurais préféré une simple école. Vous devez vous demander pourquoi cette école privée est fréquentée par des caïds ? Je me pose la question tout comme vous, mais j’ai cru comprendre, d’après quelques recherches, qu’il accueille des élèves renvoyés de tous les lycées de la ville. Les familles n’ayants pas le choix, y inscrivent leur pauvre enfant.

Avant de descendre faire ma toilette, je prenais mon baladeur ainsi que mes écouteurs. Je mettais le volume à fond pour ne rien entendre du monde. Je ne mangeai plus le matin depuis plusieurs années ; je n’avais vraiment plus le cœur à déjeuner… Ma mère n’était pas là, son travail l’occupait beaucoup trop. Je me retrouvais seul, un samedi matin, alors que j’étais au plus mal, comme d’habitude. Encore une fois, je ne pus résister à la tentation. Après m’être rasé, je détachait une lame de rasoir…Je m’entaillais alors les bras, le sang coulait toujours à flot de ces coupures de plusieurs millimètres de profondeur. J’ouvrais l’eau pour évacuer le liquide rouge qui coulait dans l’évier.

Le lundi, je partais au lycée. Tout seul pendant tout le trajet, j’avais bien entendu mis ma veste noire qui me couvrait le plus possible mes bras. Quand j’arrivais, je fus obligé d’aller voir l’adjointe du principal. J’avais beaucoup trop séché les heures de sport, qui étaient pour moi un véritable supplice. Personne ne se doutait de rien en ce qui concernait l’état de mes bras, aucun psychologue ne m’avait jamais vu.

J’en avais marre de ma cacher, s’ils savaient ma douleur ils me regarderaient différemment…

Pour cela, je décidais de me rendre à la séance de sport de ce même lundi, il m’était alors impossible de savoir comment allait se passer le reste de ma journée.

Ce mois de Novembre, les élèves de ma classe faisaient de l’endurance. Je n’avais pas fait ce genre de sport depuis trop longtemps, j’allais être obligé de retirer ma veste de toute manière…

Les trente élèves de ma classe et moi, nous nous assîmes sur des banc, le temps d’attendre le professeur qui arrivait. Cette femme d’une trentaine d’année paraissait sympa et innocente face à la douleur. Dans ma classe, je n’avais pas vraiment des délinquants…Il y en avait deux trois, mais ceux-ci s’arrangeaient toujours pour avoir une dispense de sport. Même s’ils n’en avaient pas, ils auraient étés renvoyés du cours pour mal conduite.

D’un côté se trouvait une fille, de l’autre, un gars ; tous les deux comprendraient certainement.

-        Tu es enfin venu en sport, c’est bien ça ! Dit la fille en souriant.

-        J’espère que t’es prés à courir, prévint l’autre garçon, avant se de retourner vers un autre pour discuter.

D’une certaine manière, j’étais impatient d’enlever ma veste pour découvrir mes bras. De l’autre, je savais qu’il allait en suivre toute sorte de nouvelles impressions, je ne savais pas lesquelles. De la honte ? Du bonheur ? Une impression de puissance ? De toutes manière, j’aimais me sentir différent des autres, j’adorais l’idée de ne pas être comme eux, comme un simple modèle humain.

Mes bras se découvraient alors que j’enlevais ma veste que je posais à côté de moi.

J’hésitais encore à exposer mes bras comme tout le monde le faisait, pour se protéger du froid. Je me demandais pourquoi j’avais si peur qu’ils voient mes coupures si visibles.

En fin de compte, je mis mes mains sur mes genoux, comme pour attendre, en faisant semblant de me douter de rien. Quand la fille se retournait, elle vit mes deux bras, aussitôt elle tourna la tête rapidement. Je voyais qu’elle parlait à une de ses copines, celle-ci ne fut pas discrète non plus pour me regarder. L’information circula des deux côtés en s’intensifiant. Le professeur vint voir de lui-même, je mémorisais son expression horrifié et incompréhensible. Je maintenais mon visage serré car à ce moment là je ne savais pas quoi penser. Le visage de la femme ressemblait à un portrait de Picasso, elle s’exclamait alors d’un ton grave :

-        Sulyvan, qu’est-ce que tu as fait !

Elle restait immobile comme les élèves, qui étaient levés autours de moi. Ils écoutaient tous attentivement pour savoir la suite… Je décidais de ne pas rester sans rien dire.

-        C’est rien, ce n’est pas grave…

-        Tu te rends compte ? Il faut que tu partes voir l’infirmière !

-        De toutes manière elle ne pourrait rien faire…

-        Mais je ne peux pas rester sans rien dire, moi !

Le professeur, les élèves, tous étaient choqués. A ce moment là, je me sentais beaucoup moins seul. Les filles qui ne me parlaient jamais voulurent alors me connaître, les gars aussi venaient prés de moi pour tenter une approche. Je n’aurais jamais cru ça de leur part. Ils me demandaient mes motivations, je ne savais pas dire la vérité, je ne voulais pas non plus de leur pitié. Dans tous les cas, ils auraient oubliés ça dans à peine une semaine.

J’allais visiblement bien faire bouger ma vie, en me laissant faire amené à l’Infirmerie. Un des deux délégués de la classe était une jeune fille très respectueuse. Je n’avais jamais eu l’occasion de discuter avec elle, c’était véritablement le moment où jamais.

Nous nous éloignâmes du Gymnase qui se trouvait à quelques centaines de mètres du lycée, elle ne disait mot et je ne savais pas par quoi commencer.

-        Tu crois que l’infirmière est sympa ? Demandais-je pour essayer.

-        J’ai déjà été la voir…Elle parait gentille comme ça, mais fais bien attention, elle est capable de tout.

-        Okey, merci du conseil…

Nous avancions d’un pas rapide, elle ne disait absolument rien, je cherchais quelque chose à dire mais je ne trouvais absolument rien. Au moment où j’ouvrais ma bouche pour sortir n’importe quoi, elle se mit à parler.

-        Pourquoi tu as fais ça ?

-        Pour tellement de choses…Il faudrait que je l’écrive dans un livre pour que tu comprenne.

-        Je vois.

-        Tu te plais dans ce lycée ?

-        Non…Mais c’est comme ça, je suis obligé d’y être pour le moment…

-        Ce n’est vraiment pas trop la joie ici.

-        T’a dus avoir mal, non ?

Ses mots paraissaient douteux, à ce moment là j’étais certain qu’elle se posait des tonnes de question sur ma situation. Elle devait échafauder des hypothèses sur mon histoire.

-        Pour tout dire, le mal fait parfois du bien…Je ne souhaite à personne de souffrir comme j’ai souffert…Comme je continue de souffrir chaque heure de ma vie.

-        Si seulement j’avais sus ce que tu endurais…

-        Tu aurais fait quoi ? Je suis condamné à vivre car toute mort est impossible.

-        Tu es condamné à vivre ? Je n’ai jamais entendu tels propos !

-        Pour le comprendre, il faut le vivre…

Nous arrivions au lycée après un long silence, mes dernières paroles avaient continués certainement à résonner dans sa tête.

Une fois à l’infirmerie, je fus criblé de questions gênantes sur mon histoire. Des questions qu’ils me posaient déjà tous, sauf qu’à ce moment là, chacun de mes mots avaient leurs importances dans mon avenir.

 

Dés le lendemain, une sociologue se rendait chez moi, et malgré tous mes efforts pour la retenir à la porte, elle découvrait l’état de ma chambre… Ma mère n’entrait jamais dedans, et je fermais ma porte à clef quand je quittais la maison. De cette manière, je l’avais aménagée à mon goût. Des peintures au sang couvraient les murs, des couteau étaient posés un peu partout…La femme regardait alors ma dernière œuvre, qui était posée sur mon bureau.

Sur la feuille était dessiné une grande porte ouverte, j’avais marqué « Porte Blanche ».

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

La haine

La-haine.jpg
La colère s’emparait de lui dés qu’il se réveillait, dans son lit froid, qui maintenant son corps dans la solitude. Il allait encore devoir se lever très tôt, sa mère l’emmènerait dans cette voiture congelée par l’hiver.

Ce « travailler », était un grand mot pour lui, mais depuis quelques semaines, le « travail », il n’en n’avait pas grand-chose à faire. Il se levait doucement, comme sortant d’un bain froid, puis se préparait. Sa maison était comme vide de toute vie pouvant égayer une pénible routine de jeune stagiaire, il n’y avait que sa mère, pressées de l’emmener.

Youryne prit s’assit dans la voiture, celle-ci démarrait péniblement. Le jeune avait rendez-vous a l’entrepôt, ils partiraient à trois afin d’aller travailler, toujours dans les mêmes locaux, dans les mêmes bâtiments en construction…tous les jours…semaines après semaines…

 

En ce novembre, les jours étaient cours.

Lui et les autres jeunes employés, restaient à travailler dans la pénombre des bâtiment, dans lesquels ils installaient les systèmes électriques. Bien évidement, le plus souvent, ils n’y avaient aucune source de lumière, surtout quand le temps était maussade et que les nuages couvraient le ciel déjà gris…

La voiture s’arrêtait devant le sinistre endroit, Youryne rentrait dans l’entrepôt, où les deux jeunes employés ainsi que le patron chargeaient déjà le matériel requit, pour l’installation de cette si prévoyante journée.

Les deux jeunes semblables de Youryne fumaient déjà sans même lui adresser la parole, ils n’avaient heureusement pas commencés par lui dévoiler leur regard bête et fier qui l’exaspérait. Ils discutaient de tout et de rien, l’interminable cercle de leur activité se limitait à travailler, dormir, fumer, draguer et boire.

Le jeune stagiaire espérait gagner des clopinettes à la fin de son travail…Bien que ce ne fût pas grand-chose pour lui, ce n’était vraiment rien pour les autres et surtout pas pour le patron qui profitait de lui comme les autres. Ce stagiaire, il était juste comme un bonus, un petit plus qu’on ne payait même pas !

Le chargement fini, les deux jeunes employés terminaient leur cigarette. Eric qui avait vingt deux ans conduisait, Matthieu qui avait dix neuf ans attendait que Youryne monte, toujours  à la place du milieu de la camionnette.

-        Aller, monte ! Dit-il d’un ton lassant. Nous n’avons pas que ça à faire…

-        Oui…répondit calmement Youryne.

Le véhicule de travail sortait doucement du petit garage remplis de cartons et de bric à brac. Une fois sur la route, le jeune accélérait puis commençaient à parler de sujets qui n’intéressai certainement pas Youryne. Comme à l’habitude, ils écoutaient en fond une radio qui diffusait toujours les mêmes musiques aux mêmes heures. Le plus souvent, il y avait une demi-heure de trajet qui permettait au jeune stagiaire de penser, et d’essayer de se motiver. C’était toujours le pire moment que de sentir la camionnette s’arrêter à la maison où ils allaient passer la journée.

Ce ne fut pas une surprise de s'immobiliser de nouveau dans le quartier en construction. Les trois jeunes sortaient et ouvraient déjà la porte arrière afin de sortir les équipements.

Eric enfonça la clé dans la serrure, la porte était toute neuve, ils savaient déjà tous ce qu’il y avait derrière, bien que les surprises sont toujours mal venues. Il se pouvait souvent que le travail soit plus dur ou non, selon les pièces.

La porte s’ouvrait en laissant échapper un vent froid qui venait de l’intérieur. Ils entraient tous les trois avec les caisses à outils bien remplies, l’obscurité envahissait la plupart des pièces de la maison de plâtre. Ils posaient toujours leurs affaires dans ce qui semblait être le salon, une grande pièce qui offrait toujours une double porte-fenêtre qui, heureusement, éclaircissait l’ensemble pendant la journée… Au début, Youryne faisait un tour dans la maison afin de la connaître, mais à a longue, il n’étais plus surpris et ne s’engageait plus à visiter. Il s’équipait d’un couteau, puis montait à l’étage.

Sa matinée était consacrée à installer tous ces composants, interrupteurs et radiateurs…Il commençait déjà pendant que les deux autres jeunes employés fumaient leur deuxième cigarette en bavardant. Eric étant le plus âgé et le plus expérimenté, il s’occupait de brancher le tableau électrique ; Ceci étant plus compliqué, mais au fond, tous ces tableaux se ressemblaient tous… Matthieu allait dans le garage pour préparer la mise en place des interrupteurs, il fallait percer dans le ciment.

C’était un travail très pénible de visser les composants. Il fallait d’abords couper les gaines protectrices, enfoncer les boites oranges dans le trou à la base du mur, dénuder les fils, les brancher à la prise électrique, puis visser le tout. Eprouvant pour tout le corps, fatiguant pour les doigts, ce n’était que le début. Il fallait qu’il fasse la même chose mais pour les interrupteurs qui se trouvaient au niveau des portes. Au final, il y avait bien une cinquantaine de composants.

Si seulement il pouvait utiliser la visseuse électrique, cela lui aurait permis d’aller beaucoup plus vite et de ne pas se déchirer la main, mais les jeunes ne voulaient pas lui prêter cette machine si pratique… Seul eux, pouvaient utiliser la visseuse quand ils le voulaient.

Il fallait bien entendu mettre à niveau toutes les prises et interrupteurs…Ils fallaient qu’ils soient bien droits ; Cela ne servait pratiquement à rien, car les peintres dévissaient le tout pour faire leur travail, ils devaient eux aussi, à la fin, mettre tout de niveau !

 

Après avoir travaillé toute la matinée sans prendre de pause, c’était enfin l’heure de manger pour les deux jeunes. Contrairement à lui, ils avaient pris la peine de prendre plusieurs minutes de relâchement, pour fumer. Heureusement, leur travail avançait.

Le jeune stagiaire leur débarrassait d’un travail fort ennuyeux, dans les pires conditions.

Comme ils avaient décidé que c’était l’heure de manger, c’était le seul moment pour Youryne de reposer son dos et ses mains. Un petit quart d’heure pour ingurgiter ce qu’il avait préparé la veille, un plat bien froid…

Comme avant de commencer toute chose, les deux employés fumaient tout en ouvrant leur boite. Avec une fourchette, ils en sortaient à chaque fois une nourriture étrange qu’ils mettaient sans hésitation dans leur bouche. Cela ressemblait à des pattes mélangées, avec une sauce béchamel, auquel on aurait ajouté des oignons et des épinards. De toutes manière, ils devaient le trouver bon, pour l’apporter tous les jours !

Ces deux là discutaient de sujets tout aussi importants que ceux qu’ils avaient déjà développés dans la voiture.

Le temps passa bien vite, surtout pour le jeune stagiaire qui désirait sortir prendre l’air…Ce ne fut pas de tout repos pour lui, car une fois dehors, une vieille Mercedes s’arrêtait juste devant la maison. C’était presque obligatoirement les propriétaires qui faisaient construire et qui venaient pour rencontrer les installateurs.

Youryne rentrait pour prévenir les deux jeunes qui ne devaient pas être pris au dépourvu.

-        Y’a quelqu’un, je crois que c’est le propriétaire…

-        Okey, on va voir…

Les deux se levèrent juste au moment où l’homme arrivait.

-        Bien le bonjour messieurs, il fit en regardant les trois jeunes qui lui serraient la main à tour de rôle, je voulais juste vous dire que finalement, nous mettrons sept prises dans la cuisine…

-        Il n’y a pas de problèmes, où voulez vous la rajouter ?

L’homme montrait l’endroit, un coin de mur au fond de la cuisine, puis revint dans le salon.

-        Vous êtes bien jeune vous…Remarqua t-il en s’adressant à Youryne.

-        Oui, je suis stagiaire…

-        C’est bien ça…Ne ralentissez pas trop les professionnels, prévint t-il d’un air provocateur.

-       

Youryne ne savait pas quoi répondre face à cette injustice, cette insulte face à lui, un immense déshonneur. Il annonça son départ bien précipité avant de repartir fièrement dans sa vieille voiture noire.

 

 

 

 

Le jeune stagiaire tremblait légèrement, c’est la haine et la violence qui le parcourait qui l’empêchait d’avoir les larmes aux yeux faces a un tel acharnement réduit en poussière. Tout ce travail n’était même pas reconnu par les deux autres gars. Sous cette peine, il prit quelques minutes de pause supplémentaire et recommença à travailler. Vers quatorze heures, Youryne devait commencer son travail de l’après midi…Un travail dévalorisant mais nécessaire. Ramasser tous les câbles et gaines, chaque fils, ne laisser aucune poussière dans toute la maison. Le plus embêtant étant bien entendu les morceaux de plâtre qui traînaient un peu partout.

Chaque coup de balais était un vrai affront pour lui, qui voyait les deux employés faire un travail beaucoup plus intelligent. « Ca dépend, c’est tout ce que tu dois faire », avait dit Matthieu quand il lui avait demandé qui le faisait quand il n’était pas là. Il n’avait pas répondu à la question, mais Youryne se contentait de faire le travail, quel qu’il soit. De toutes manière, il n’avait pas eu de chance non plus dans sa famille…

 

Vers dix-sept heures, le stagiaire avait réussit à reprendre le contrôle de son corps, mais c’était tout juste…La luminosité commençait à baisser, le soleil ne désirait plus éclairer le chantier et il se cacherait pour le reste de la journée derrière les nuages. Un vrombissement s’approchait de la maison, une petite voiture arrivait et freinait brusquement, dérapant sur le sol humide, des jeunes en sortaient précipitamment. Ils entraient dans la maison sans gène avec leur regard provocateur de jeunes délinquants.

Les deux jeunes employés arrivaient, l’air cool, seraient la main aux nouveau venant. Trois gars et deux filles, pour respecter le principe de « cinq dans la voiture »… D’après la forte odeur de bière qu’ils dégageaient, il était impossible qu’ils n’aient pas été se saouler quelque part.

-        Comment tu vas Eric ! Criait t-il en serrant la main à celui-ci.

La discussion commençait et cela allait faire une pause en plus pour les collègues Youryne. Le stagiaire tenait le ballait dans la main droite, il ne fallut que quelques secondes pour que visiblement, le plus moqueur de la bande ne fasse attention à lui.

-        Ou là, on a le maître du ballais ! Allez allez, travaillons travaillons !

Tous les autres se marrèrent bruyamment, comme s’ils exagéraient…Les deux filles blondes qui les accompagnaient le regardaient comme s’il était un insecte qu’il fallait écraser.

Youryne ne savait plus où se mettre, c’était un sentiment plus fort que la haine qu’il éprouvait à présent. Il ne disait rien, mais son sang bouillonnait, son esprit explosait à l’intérieur de son corps qui n’osait même pas trembler sous ces injures.

Il quitta la pièce pour aller dans ce qui devait être la salle de bain, et s’arrêta devant le mur pour réfléchir. Son corps entier était engourdit, il ne sentait plus ses jambes et sa conscience était brouillée par la colère.

C’en était trop, son corps ne décidait plus et peu importe ce qui se passait en suite, les gènes de sa famille ressortaient. Des gènes soient liés à une malchance, soient à un manque de contrôle sur la situation. Quoi qu’il en soit, Youryne passait inaperçu dans la maison, comme s’il n’existait pas. Personne ne faisait attention à lui. Il réussit à fermer l’unique porte à clé, celle-ci étant resté dessus. Le stagiaire, dans un état second, s’emparât d’une machette qui se trouvait dans une grande caisse. Sale et coupante, il l’avait bien en main. La portant à ces yeux pour contempler l’épaisseur de la lame, il se dirigea lentement vers les jeunes qui s’étaient, à la longue, dispersés dans la maison. Trouvant en premier lieux Eric et un autre qui discutaient prés du tableau électrique. Approchant lentement, les deux avaient eu le temps de voir qu’il tenait une arme.

-        Mais qu’est-ce que tu…

Il n’eu pas le temps de terminer sa question inutile, car le jeune stagiaire leur tranchât d’un trait la gorge. Le sang coulait et giclait au rythme de leur cœur pendant que Youryne se dépensait à leur infliger de violents coups sur tout leur corps.

 

 

 

Peu après cet acte, le jeune de treize ans décidait d’aller dans les autres pièces, à la rencontre des autres, qui venaient précipitamment après avoir entendu de graves cris de futurs morts. Les croisant, il leur balança tout ce qu’il avait dans le bras pour leur trancher la tête d’un seul coup, faisant dévaler son agressivité sur le dos de Matthieu qui fuyait. Tremblant de douleur, sa chemise étant tâchée de son sang, il ne parvint pas à ouvrir la porte de sortie alors que la rage du stagiaire allait le tuer.

Les yeux emplis d’une fureur insensible, il avançait vers lui comme un réel tueur. Arrivé à bonne distance, l’employé se retourna, ses jambes ne tenaient plus, il tombait.

-        Travaillons, travaillons…Chuchota Youryne de sa voix sèche et pleine de chaos.

Quelques secondes plus tard, Matthieu baignait dans son sang et ses morceaux de chair s’étaient éparpillés autours de lui. Tous les autres, également morts, se vidaient en silence alors que Youryne terminait son travail…Un coup de balais pour terminer la journée, vers dix-huit heures, il faisait nuit. Le ciel était couvert et une ombre sinistre s’abattait sur tout le chantier. Les yeux de tous les morts ne brillaient plus, recouvert de poussière et endormis de toute vie. Un calme atroce recouvrait la maison dont l’installation électrique était quasiment terminée. Sachant très bien ce qu’il avait fait, Youryne n’avait nul d’autres choix que de téléphoner à la police. De toutes manière, il n’avait pas de voiture, ses parents n’étant pas disponible, du fait qu’il était mineur, il ne savait pas vraiment ce qu’il allait devenir.

Sortant son téléphone noir de sa poche, il composait le numéro. Après quelques longues tonalités, une personne décrochait… « Commissariat national bonjour, quel est le problème ? » Demandait la voix d’une femme. « J’ai tué sept personnes, je suis au chantier des templiers, vous pouvez venir me chercher ? » Il semblait pendant quelques secondes qu’il n’y avait personne au bout, et pourtant elle répondait « Arrêter de blaguer monsieur, la police c’est sérieux ! ». « Tant pis, je resterais là jusqu'à ce que vous me découvriez ! ». Youryne coupait la correspondance avec la police puis s’assit dans un coin de la maison. Au moment où il commençait à somnoler, il entendait des chiens gratter à la porte, puis une voiture s’arrêter devant le pavillon.

Deux hommes devaient être en train d’enfoncer la porte, qui céda brutalement…Une femme criait avant de sortir vomir. « Merde ! C’est vrai ! » S’exclamait un homme qui rentrait prudemment dans la pièce principale, celle où se trouvait Youryne. L’homme trouva le jeune homme qui avait pris la peine de se lever.

-        Que fais tu ici jeune homme ? Où est le criminel !

-        C’est moi qui ai tué ces jeunes…, répondit t-il d’un ton calme en se contrôlant.

Les yeux de l’agent de l’ordre public montraient qu’il avait du mal à comprendre ce qu’il y avait bien pu se passer.

D’autres personnes arrivaient, c’était la nuit et ils avaient tous de puissantes torches infligeant une lumière blanche qui se reflétaient sur les murs en plâtre blanc. Youryne fut emmené, une semaine après, il était jugé coupable…mais mineur…

Les psychologues n’avaient pas trouvé de signes particuliers de folie où de défaillance d’esprit, aussi fût il envoyé momentanément dans une maison de détention pour jeunes délinquants. Tous avaient environ vingt ans. A peine arrivé, ils lui mirent le balais à la main en lui disant…

-        Allez allez ! Travaillons travaillons !

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007
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Espoir glacé

Voilà plusieurs décennies que nous avions l’espoir de les garder en vie, nos fils et nos filles, animaux de compagnie…

Nous, les riches citoyens de ce beau pays, à l’époque, nous n’imaginions pas que notre rêve allait être brisé, comme de la glace avant de fondre en larmes toutes aussi glacées.

La cryogénisation est une véritable prouesse de années deux mille vingt ! Il fallait simplement payer le prix… Bien entendu, le payer à l’infini, jusqu'à ce que nos jours les plus tristes de notre humanité se soient écoulés.

Les gens sont désespérés de toute cette pauvreté, il devient très cher de vivre normalement sans nous priver de plaisirs. Elma se trouvait dans sa maison, cette vielle dame de quatre-vingt dix ans avait, dans le passé, hérité d’un père milliardaire. Il y a soixante ans, elle avait crut en la cryogénisation. Sa fille de neuf ans avait une maladie incurable en ce temps là…Le corps de cette enfant de neuf ans avait été gelé, afin d’attendre un remède contre son état qui ne pouvait être pire.

Personne ne pouvait imaginer que de nombreuses personnes allaient avoir l’espoir de revoir leurs proches en vie. Des femmes, des enfants, des hommes et des animaux, par millier ils avaient étés cryogénisés en attente de rêves. Etaient-ils dans un long sommeil comme s’ils étaient en vie ? Pouvait-on les ramener un jour ? Riraient-ils ou pleureraient-ils encore ?

Leur regard pointait vers la vitre par laquelle on pouvait les apercevoir, ils étaient présents comme dans un musée, représentant les folies humaines, défier la mort et le temps. Le fond des yeux, vif de conscience, et pourtant si vide de vie… A l’époque, Elma était une des plus belles femmes qu’on ai jamais vu…Elle avait pris la décision à l’hôpital, quand ses yeux pleuraient devant sa fille sur le point de mourir. Alors à ce moment là, elle a voulut défier la mort. Lucie, dans sont lit blanc, ouvrait ses paupières pour regarder sa mère…« Maman…je suis fatigué… ».

 

Deux hommes en costume noir venaient frapper à la porte de cette grande vieille résidence, où habitait Elma. Celle-ci demeurait seule, les années passant elle ne cessait d’implorer de faux espoirs.

Quand elle ouvrit la porte, elle comprit que les deux hommes étaient là pour lui annoncer la fin.

L’état lui-même était dans un moment critique. L’argent qui était nécessaire pour garder les locaux glacés en état demandait des fortunes, celles-ci désormais indisponibles. Désormais, ces milliers d’âmes étaient perdues à jamais…

Les larmes froides de cette vielle dame coulèrent de nombreux jours, réalisant qu’elle avait perdu sa vie à vouloir défier la mort et la maladie. Elle s’endormait dans son lit, où elle restait ainsi plusieurs jours avant qu’on ne la découvre glacée…

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Lundi 11 juin 2007
Episode 3 de La Porte Blanche     Froid comme un tigre blanc  (Chapitre 1 et 2)


Résumé du dernier épisode :

 

Un matin, Kyru fut tombé du ciel. Au début, ce jeune garçon ne se rappelait même pas de son nom. Marchant sans but jusqu’à rencontrer Sophie, une fille qui l’emmena chez elle. Quelques instants plus tard, des agents au service de l’OAM étaient là pour l’arrêter. Il ne se laissa pas faire et développa une puissance de feu qui repoussa tous les militaires.

Fuyant sans objectif, il part. Sophie l’accompagnait malgré la tempête qui se déchaînait. Le jeune garçon habillé tout de noir marchait sans peine, son corps était étrangement lourds, sa peau dur comme du métal.

Ils furent interceptés par une voiture, dont sortaient deux agents. Ceux-ci ne travaillaient pas au service de l’OAM, mais se disaient engagés par l’état. Walter et William, habillés d’une manière très extravagant, proposèrent à Kyru de l’aider. Celui-ci accepta et montait dans la voiture avec Sophie.

Après avoir prit l’avion pour se rendre en Amérique, ils se rendaient dans les souterrains d’un grand centre hospitalier. Dans un des locaux se trouvait un homme qui avait été sévèrement dévoré par une créature tombée du ciel, tout comme Kyru.

 

Après avoir discuté, ils se rendaient à l’évidence que Kyru venait d’un autre monde où les humains étaient immortels. Après des centaines d’années, ils perdaient la raison, devenant ce qu’ils appelaient « des âmes mortes ».

Walter et William, les deux agents espions avaient infiltré une réunion de l’OAM, ils avaient apprit qu’un jour, il tomberait des millions de ces créatures.

 

Pour ne pas se faire repérer, Kyru et Sophie acceptent de s’inscrire dans le lycée se trouvant prés de l’hôpital. Dans peu de temps, ils visiteraient leur internat.

 

 

Chapitre 1 : Noir et brillant…

 

Kyru et Sophie savaient maintenant où ils allaient passer les prochains mois.

Ils devaient être conduit ce matin même dans un internat. Ce grand bâtiment se trouvait entre l’hôpital et le lycée. Tout cela dépendait aussi de l’établissement sanitaire qui était des plus complets. La démarche d’inscription était en cours, ils pourraient donc commencer les cours en septembre comme tous les autres élèves.

Ce mois d’août était passé bien vite pour les deux jeunes. Walter et William, les deux agents secrets, étaient de nouveau partit pour le Japon. Une nouvelle réunion des membres de l’Organisation d’Analyse Mondiale allait faire le point des nouveaux événements. Ces deux agents, rêvant de vacances, n’étaient pas encore au bout de leurs peines.

Kyru et Sophie furent réveillés en même temps dans les environs de neuf heures. Ils se préparèrent à la venu de la personne qui allait leur présenter leur nouveau domicile.

Un homme devait les y conduire à dix heures. Visiblement, Kyru avait eu du mal à dormir, mais il se leva d’un bond, le sol semblait toujours s’affaisser à chaque lourd pas qu’il posait.

De toutes manière, il disait qu’il n’avait pas besoin de rester des heures au lit pour récupérer. Ils prirent des douches, firent tranquillement leur toilette. Une infirmière passa leur donner deux plateaux où était disposé leur petit déjeuné.

-         C’est autre chose que ce que mangent maman et papa !  remarqua Sophie quand l’infirmière fut assez loin pour ne pas entendre sa réflexion.

En effet, il n’y avait pas grand-chose à manger. Un morceau de pain, un petit carré de beurre, un peu de lait écrémé, deux petits sucres et un peu de chocolat.

Ils mangèrent goulûment puis Sophie repris ses vêtements, lavés par les services hospitaliers. Kyru, lui, ne se débarrassait jamais de sa tenue noire. De toutes manière, ils ne semblaient pas se froisser, ni se salir.

-         Tu ne changes donc jamais de vêtements ? Demanda Sophie d’un air étonné.

-         Non, de toute manière ils ne sont pas lavables.

-         Ils viennent de ton monde…Mais, en quel tissu es-ce fait ?

Kyru lui montra ses épaulières avant de lui dire :

-         C’est du cuir de Galiléon…

Sophie, ne sachant pas de quoi il parlait, remarqua à quel point Kyru était fier de le lui montrer. C’était une matière étrange, et quand elle le touchait, elle ressentit une chaleur étrange.

-         C’est quoi au juste un Galiléon ?

-         Hé bien…Il mesure une dizaine de mètre de haut…Il crache des flammes d’une température de plus de cent milles degrés…Ces épaulières sont fait avec la peau du ventre qui se trouve au dessous. Cette créature est munie d’une cuirasse très massive…Une carapace pouvant s’épaissir jusqu'à cinquante centimètres !

-         Et c’est toi qui l’as tué ?

-         Non…Je n’ai pas cette force. Il faudrait déjà trouver une arme humaine pouvant percer leurs défenses. Ils pèsent des milliers de tonnes et ne se lèvent jamais. Il est impossible de leur faire face… Seul les grandes épées des soldats géants peuvent, après plusieurs coups, faire une entaille dans leur épaisse protection.

-         Les soldats géants ?

-         Je ne me rappel plus trop….Je te raconterais une autre fois…

Une personne dans le couloir semblait vouloir attirer leur attention. La porte étant ouverte, ils remarquèrent que c’était un homme en costume cravate.

-         S’il vous plait, c’est pour vous conduire à l’internat. 

En effet, il était dix heures, Sophie lui demanda d’attendre une minute, quand ils furent prés, ils sortaient de leur chambre.

Une fois ensemble, ils commencèrent à avancer.

-         Comment vous allez ? Vous vous plaisez ?

-         Nous sommes très bien ici, mentit Sophie en repensant au maigre petit déjeuné.

-         Comment est l’internat ? Demanda tout de suite Kyru, ne connaissant ce terme que par les instructions de son amie.

-         Vous ne l’avez jamais vu ? Vous serez surpris de voir que tout le monde y est sympa, d’où vous veniez vous serez toujours bien accueilli.

Cet homme avançait beaucoup trop vite. Certainement qu’il avait un emploie du temps chargé. Ce devait être une personne importante qui n’avait que très peu de temps libre. Ils sortaient par l’entrée principale, longeant un chemin assez large. Ils traversèrent un parc…Le soleil rayonnais de toutes ses forces. Il y avait des bancs, un gazon parfait et des arbres qui commençaient à perdre leurs feuilles.

-         C’est ici que vous viendrez le plus souvent quand vous voudrez vous reposer quelques minutes. L’air y est toujours frais le soir, mais cela permet de bien réfléchir…

Pas loin de là se trouvait un bâtiment comptant trois étages. L’entrée était bien visible par le préau, où il y avait une haute barrière de protection. Il n’y avait pas grand monde, et les deux jeunes se résolurent à penser qu’il n’y avait quasiment personne une fois qu’ils furent rentrés dans le bâtiment. L’homme semblait lire dans leurs pensées.

-         S’il n’y a personne, c’est normal. Nous sommes encore le vingt-six Août, ce n’est que vers le trente qu’il commencera à y avoir du monde. C’est encore les vacances, vous comprenez ?

Il sortit un papier de sa poche, feuilleta différentes pages pour chercher une information parmi tout ce qu’il avait déjà marqué.

-         Donc, vous êtes à la chambre cent soixante six. Première étage, vous prenez l’ascenseur, et c’est tout droit.

Il leur remit la clé, après leur avoir précisé que la température était régulée automatiquement. Il les prévint aussi que les fenêtres étaient condamnées, mais il n’en précisait pas les raisons.

Il partit bien vite, laissant Kyru et Sophie seul dans le grand hall.

-         Bon, allons-y ! J’ai hâte de voir la chambre ! S’écria la fille, toute joyeuse.

Surprit de cette vitesse à laquelle l’homme était partit, Kyru ne pu s’empêcher de donner son avis.

-         Mais il ne nous a même pas présenté les lieux…

Ils parvinrent à trouver les ascenseurs. L’un des deux s’ouvrit quelques secondes après que Sophie ait appuyées sur le bouton d’appel. Tout semblait moderne et bien entretenu. Il n’y avait aucune poussière. Les parois de l’intérieur de l’ascenseur semblaient de marbre, tout était profondément noir et brillant. Arrivé au premier, ils virent tout de suite, en face d’eux, le numéro cent soixante dix. Deux portes avant, ils trouvaient la chambre cent soixante six.

Tout semblait toujours aussi neuf. La clé rentrait sans aucune difficulté dans la serrure sécurisée. La porte s’ouvrait sans aucun bruit, comme si c’était la première fois qu’on rentrait dans la pièce.

Il faisait très frai, Sophie actionna l’interrupteur…La lumière découvrait un studio complet…Un véritable petit appartement.

-         Quelle vie de rêve ! S’écria Sophie en courant dans le salon.

Il y avait dans la pièce principale deux grands canapés rouges, une table avec quelques chaises. Les murs étaient toujours en imitation marbre noir, il ne semblait pas y avoir de plafond.

-         Ce plafond est superbe ! On ne le voit pas… 

 Tout était tellement beau, les deux jeunes étaient aux anges. Un frigo était encastré dans le mur du fond, les climatiseurs étaient presque invisibles. On voyait juste quelques conduits qui débouchaient du sol à certains endroits. Ils étaient encore plus heureux en visitant la salle de bain. Il y avait deux petites chambres, des réveils sophistiqués qui indiquaient l’heure par un moyen de projection laser. En complément, comme le plafond était brillant et presque invisible, on voyait le temps s’afficher comme par magie dans les airs.

-         Ils nous on prit pour des soldats géants….  Conclu Kyru.

-         Je me demande quel genre d’élève il y a ici… Ce n’est pas de simples citoyens du monde qui peut se payer un tel appartement. Ce n’est sûrement pas des pauvres…

Ils retournèrent au Salon, a peine étaient ils remit de leurs émotions qu’une sonnerie retentie.

Ce n’était pas le téléphone, ils se doutaient bien que ce devait être une personne qui était à la porte.

-         Va ouvrir…  Dit Sophie, qui s’était déjà mis à l’aise dans le canapé rouge.


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Lundi 11 juin 2007

La mort par les yeux

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12 avril 1989

Depuis que je suis toute petite, j’ai pris l’habitude de ne pas penser aux autres. A la longue, je me sens bien seule, et tout le monde fini par me croire folle. Dans une vie humaine, surtout étant jeune, je crois que nous sommes tous obligés de penser aux autres…Sincèrement, je ne tiens plus. Je ne sais vraiment plus quoi faire. Cela commençais dés ma naissance, quand je visionnais ces personnes pour la première fois, je ne les revoyais plus jamais.

Je ne sais pas si c’était leur destin, si c’était le pur hasard…Mais cela ne s’est plus reproduit, j’ai compris le système. Parfois, on dit qu’un ange veille sur une personne. J’ai certainement un démon qui essai de me faire pression. Mon petit corps mince manque de vie, c’est tellement dur de ne pas penser aux autres. Juste le fait de me les matérialiser dans mon esprit, la nuit quand je rêve, c’est déjà mauvais. Pour le bien de tout ce petit monde, ma famille, mes rares amis, je dois être forte.

Nous sommes désormais en été, le mois des couleurs, des odeurs et des pensées. Je préfère rester seule pour que tout aille bien, mais je suis obligé de sortir. Je ne peux en parler à personne, ils me prendraient tous pour une folle…

Je montais dans mon bus qui venait me chercher. Me croyant méchante, personne ne m’adressait la parole, mais en fin de compte, je suis trop gentille pour penser à eux.

« Nini la méchante ! » criait des filles au fond du bus. En faite, je m’appelle Nadia. J’observais brièvement celles qui me surnommaient sans me connaître. Une rousse et deux blondes, habillés très léger vêtements et prenant les cinq places du fond pour elles seules. Heureusement, il restait toujours des places de libre partout ailleurs…J’aurais détesté être obligée de demander à quelqu’un si je pouvais m’asseoir. Cela aurait été un travail supplémentaire pour ne pas penser à cette personne…

Je me mettais vers le milieu du véhicule, même si je n’aimais pas trop y être. Je voyais deux places vide…Celle de deux garçons que je regardais par le passé. Maintenant, je sais qu’il faut baisser la tête.

Hé voilà que je raconte ma triste journée ! J’ai envie d’écrire car les personnes auxquelles je pense meurent subitement, je ne sais pas pourquoi…Si après ma mort, quelqu’un trouve ce texte, je ne serais peux être pas prise pour une déséquilibrée.

 

17 Avril 1989

Je pensais tenir ce journal tous les jours, mais j’ai du mal à me motivée. J’ai l’impression que plus je grandis, moins j’ai l’espoir de vivre. Je pense beaucoup à l’avenir. Moi, qui serait obligée de rester seule, toute ma vie ! Je l’avoue, cela me fait pleurer tous les jours. Je crois que ma mère m’entend toujours, tendant l’oreille derrière la porte pour écouter mes respirations haletantes. La première fois, elle m’avait surprise la tête dans mon lit et mon visage mouillé de larmes. Je ne lui ai rien dit, elle a cru que c’était une simple histoire d’amour, comme j’étais une belle jeune fille. Je n’en ai rien à faire maintenant, mais je crois qu’elle m’entend toujours quand elle passe au mauvais moment. Je ne sais pas pourquoi elle n’est pas venue la deuxième fois qu’il m’a semblée l’entendre. Je tiens à vous dire que cette semaine a vraiment été chiante… Il n’a pas d’autres mots à dire… « Chiante » !

Je vais bientôt commencer une nouvelle semaine…Je me sens tellement seule… Je prie les dieux pour ne pas céder. Même si je faisais le test de penser à quelqu’un, je risquerais de tuer cette personne. Même les êtres que je n’aime pas, je ne dois pas les tuer. Ils ont tous des enfants, des femmes et des raisons de vivre. Quand je crois croiser une nouvelle personne, je baisse la tête pour être sur de ne pas l’aimer…Pour qu’elle ne cherche pas à me connaître.

 

1 mai 1989

Je n’ai vraiment pas le moral. Depuis que j’ai commencé à penser à l’avenir, je n’ai plus envie de continuer. Que dois-je faire ? Je suis maudite pour l’éternité ?

Je vais faire ma présentation, cela me libère d’écrire, puisque qu’il est impossible de parler.

Je suis une fille brune, j’ai de très longs cheveux lises et soyeux…C’est un peu rare, mais j’ai les yeux vers, qui paraissent légèrement jaunes au soleil. Il n’y a pas grand monde qui le remarque…Je ne lève pas souvent la tête et si je ne peux voir personne, alors personne ne peux réellement me voir. Je crois qu’ils croient tous que j’ai d’autres amis en dehors du collège. Cela me sauve…Je veux dire, cela « les » sauvent.

Que dois-je faire ? Je ne vais pas baisser la tête toute ma vie… J’en viens même à me demander comment cela doit être de pouvoir penser aux autres librement. Je ferais tellement de choses dans ma vie, si j’étais libre ! Toutes ces filles et ces garçons qui ne sont pas surveillées, je me sens prisonnière d’un affreux démon. C’est comme s’il y avait quelqu’un qui scrutait toujours mes pensées…Voilà que je me remets à écrire des choses sans importance…J’étais en train de faire ma description ! Je suis assez petite, je l’avoue… Mais je suis quand même dans la moyenne des filles de mon age. Je m’habille toujours comme je peux, je change souvent. En ce qui concerne ma vie, j’ai mes deux parents qui m’on donné un petit frère quand j’étais petite. Lui, il vient juste d’entrer dans des classes où on apprend à lire et à écrire. J’ai tellement peur de le regarder, j’ai tellement envie de lui parler, de le toucher…J’appréhende l’idée de penser à le voir car cela risquerais de le faire disparaître à jamais… J’ai des larmes qui coulent quand j’écris ces mots…

 

8 mai 1989

Comment en suis-je arrivée là ? En un seul demi mois, il y a beaucoup de choses qui se sont passées. Je me suis levé ce matin alors que j’entendais ma mère parler à un homme. Ils semblaient se trouver tous deux dans le salon, en train de discuter. Je savais que c’était mauvais d’écouter aux portes, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. Je dois dire que je devinais qu’il s’agissait de moi…

J’ai eu l’horreur d’entendre ma mère me traiter de malade devant lui, cet homme qui semblait être un médecin…J’ai compris à ce moment là, quoi qu’il arrive, on me prendrait pour une folle…

Le médecin, j’avais bien vu sa tête par la serrure, et quand je suis remontée pour m’asseoir, je ne pensais qu’à lui ! Sa tête me revenait sans cesse, imaginez cette funeste impression de ne pas contrôler votre esprit…C’était insupportable pour moi !

Ma mère lui avait dit que j’étais différente, et qu’elle voudrait qu’il me soigne. Il lui a alors répondu qu’il allait contacter des psychiatres pour régler ce problème !

Je devais être un problème pour cette famille ! Depuis ce matin je suis sur les nerfs, je ne mérite pas de souffrir !

 

9 mai 1989

Je suis calmée depuis hier…Mais je suis criminelle aujourd’hui. J’ai pensé à ce pauvre médecin, que je ne haïssais pas. C’est ce matin que j’ai appris par ma mère qu’il était mort. Accident de voiture, alors qu’il revenait à son cabinet. C’est de ma faute, je n’aurais jamais du m’emballée et penser à lui comme je l’ai faite. Ai-je un véritable don de mort ? Je me demande pourquoi j’ai écris « don », car c’est une malédiction…Le médecin soignait des gens, et au fond, c’est ma mère qui m’a insultée en lui demandant son aide !

 

14 mai 1989

Voilà…Je suis prise pour une folle maintenant. Maudit soir le 13 mai qui restera comme un des pires jours de ma vie. Mon frère c’est plaint à ma mère que je ne suis jamais avec lui et qu’il ne m’a jamais vue. Il faut croire que c’est vrai, mais à force qu’il prenne conscience de la vie, cela fini par être plus dur pour moi…Tout devient plus dur ! Ma mère m’a forcée à le voir, je me débattais comme une folle, pour le sauver de mes pensées ! J’ai renversé plusieurs meubles mais mon père a continué, il a employé toutes ses forces pour m’approcher de mon frère. Une fois que je l’avais sous les yeux, si prés de moi, je ne pouvais plus m’en décoller… C’était trop tard, mes parents me laissèrent avec lui… Complètement déprimée, dans un état second, je ne décidais plus rien. Nous parlions alors tous les deux pendant un bout de temps, il rigolait avec moi quand il me racontait des choses, j’avais totalement oubliée ma malédiction…Quand il vint le moment de nous quitter pour dormir, j’avais tellement peur de le perdre ! Je ne voulais plus le quitter et c’est à nouveau mon père qui m’a séparé de lui alors que j’étais en pleur…Je crois que j’ai réussis ! Surtout que ma mère a certainement prévue de faire venir un autre médecin !

Mon dieu, seigneur des seigneurs, sauvez mon frère…

 

26 mai 1989

Ca fait plus d’une dizaine de jours que je n’ai pas écris…Le temps passe tellement vite.

J’ai des choses à raconter…Mes parents sont partis emmener mon frère à l’école, en voiture…L’accident les a tués sur le coup. Ils ont étés pris entre deux camions, quand soudainement la remorque de l’un s’est détachée. Le poids lourd qui les collait derrière les a écrasés…

L’écrire est très dure, surtout pour une fille comme moi. J’ai mes larmes qui coulent, cela ne peux se traduire dans ces mots que j’écris lentement. Je suis l’entière fautive. J’ai tué ce médecin, mon frère et mes parents.

J’essai de me mettre à votre place, vous ne devez pas me comprendre. La vie, je la néglige, je la haie et l’aime à la fois. Les pensées, je les repousse, elles me font peurs. Au moins maintenant, je peux penser à eux. Je les ai perdus à jamais, les avais-je vraiment connus ?

L’enterrement était une étape. Le caveau de ma famille se trouvait devant moi, les gens étaient derrière. J’y balançais des fleurs blanches qui étaient mouillées de mes larmes, j’entendais les gens chuchoter: « Cette fille, sa vie est fini maintenant » ou encore « Quelle pauvre petite… ».

Ils vinrent tous poser une main sur mon épaule sans savoir quoi dire. A ce moment là, je pouvais les regarder, car mes yeux étaient voilés. Je ne mémorisais pas les nouveaux visages qui se présentaient à moi, ceux de ma famille occupaient toutes mes pensées. Je les voyais tous les trois, leurs yeux fixés sur les miens. J’avais l’impression qu’il avaient pitié…Oh mon dieu, ils m’ont laissés toute seule…

 

28 mai 1989

Si je dois faire ma vie, c’est bien maintenant. Je prends le risque de dévoiler, dans ce journal, un secret qu’il me doit de garder. Je ne sais quelle famille m’accueillera, mais j’ai décidée de me plaindre de cécité. J’espère seulement que les médecins ne trouveront rien à redire sur mes propos, après leurs analyses. Mes yeux verts seront cachés par des lunettes noires, alors je ne connaîtrais plus personne du regard.

Jamais je n’abaisserais ce voile qui cachera les personnes que j’aime. Je n’entendrais que les voix, les sentirai du touché ; et seulement quand je serais seule, je pourrai me dévoiler à la vie et aux couleurs.

Pour finir, tout le monde me croira aveugle. La petite fille qui a perdue sa famille aura simplement perdu la vue sous le choc, personne ne se doutera de rien ! Ils seront tous aux petites soins, enfin, j’aurais du monde inconnu autours de moi.

 

1er Juin 1989

Des amis de mes parents m’on recueillie, je n’ai pas à me plaindre et ils sont sympa. Dés que je leur ai dit que ma vue avait sérieusement baisée, ils ont fait le nécessaire. Le 29 mai, j’ai été auscultée par un spécialiste…Il a dit exactement ce que je voulais, en me trouvant une cécité passagère.

Même si je ne les côtoyais pas beaucoup, mes parents me manquent. Mon petit frère que j’ai dernièrement connu est désormais loin de moi. Ils sont tous partis, quelqu’un les a tués, je n’ai pas envie que ce soit moi…

 

10 Juin 1989

Ma vie va tellement mieux maintenant…Je ne sais pas si je pourrais rester éternellement aveugle aux yeux du monde, pour le moment je crois que je vais rester comme cela.

Je ne compte pas tomber dans la fainéantise et dans le profit des autres. N’attendant que le minimum des ami et gens, j’ai décidée d’essayer au maximum de me fondre dans ma nouvelle vie. Mes études sont stoppées pour le moment, mais j’ai quand même des professeurs particuliers qui me sont payés par l’académie. C’est vrai que normalement, je ne peux ni lire, ni écrire.

Au diable tout le monde ! Je n’ai que quatorze ans ! Quand j’aurais dix-huit ans, j’irais m’incorporer dans une grande ville, et je pourrais sans encombre évoluer dans les livres et les bibliothèques. Peu importe ce que pensera les autres, je vivrais sans avoir besoin de personne.

Je travaillerais, je gagnerais ma vie, oubliée sera cette malédiction, plus jamais aucun mal ne sera fait par mon intermédiaire ! Ces deux derniers mois ont étés un tournant. Une suite de malheurs ont finalement laissé cour à une libération, une solution payée de plusieurs vies.

 

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

Le fenril

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Présent comme des lames ardentes transperçant l’Homme, le Fenril est un regroupement de plusieurs personnalités. Quand on parle de graves troubles psychologiques, ceux qui peuvent gâcher une vie, on n’énonce jamais le Fenril, celui-ci n’étant pas nommable par de simples personnes.

Cet état d’âme peut se manifester n’importe où dans le monde, mais il se forge à l’aide de la haine accumulée et du bonheur perdu, qu’il peut y avoir à certains endroits.

Sophie était une fille de treize ans, mais depuis deux années, elle découvrait peu à peu cette autre âme qui se cachait en elle. Cette jeune élève avait tout pour réussir, pour être heureuse, avoir des amis, mais…Quoi qu’il en fût, il y avait toujours quelque chose qui menaçait son esprit.

Sa conscience n’était jamais tranquille, la vie et la mort étaient des sujets qui trottaient dans sa tête, les pensées trop brutales l’empêchaient de dormir.

« C’est l’heure de se réveiller ! » Prévint sa mère en frappant très doucement à sa porte.

Comme tous les matins, c’était Elma, sa mère, qui se levait tôt pour préparer le petit déjeuné. De même que les anglais, ils mangeaient fort bien pour être en forme toute la matinée. Il n’y avait pas trop de mal, la patronne de la maison ne travaillait pas. Au contraire, elle lisait, entretenait la propriété, cuisinait et s’occupait de tout le reste, quand au père, il n’était là pratiquement que le matin.

Elle réfléchit quelques minutes avant de se lever. Le dos courbé par la fatigue, elle descendait dans la cuisine, la bonne odeur de pain grillé et de beurre lui remontait le moral.

-        Tu as bien dormi ?

-        Comme d’habitude.

Son père, Adam, la regarda un bref instant puis lui dit :

-        De bonne humeur ?

-        Ca peut aller…, lui répondit elle en souriant.

La table était garnie d’un vrai petit déjeuné anglais. Les volets n’étaient pas ouverts, pour soit disant « garder la chaleur », de même qu’il n’y avait qu’une seule lumière d’allumée, pour « économiser l’énergie ». Dans cette famille, rien n’était gaspillé, Adam disait souvent que l’argent gagné de cette manière pouvait être utilisée pour des choses plus matérielles. Il avait même glissé un jour que cela permettait à la pupille de ne pas se dilater trop vite, et qu’au réveil, les yeux ne piqueraient pas.

Sophie s’installa à table avant de manger précipitamment, puis elle partit faire sa toilette. Elle ne mit pas trop de temps avant de sortir de la maison. Une fois dans la rue, elle sentait que le froid du mois de février n’était pas encore passé, sa bonne humeur l’avait bouleversée, la faisant mettre quelque chose d’assez léger.

Quand elle arriva à son arrêt de bus, ses pensées se tournèrent automatiquement vers le mal et la fatigue…Incompréhensible après une si bonne humeur, elle regrettait désormais tout ce qu’elle avait déjà fait de sa matinée. Pourquoi n’avait-elle pas mit de veste, qu’elles étaient les raisons d’avoir tant mangé alors qu’elle n’avait pas faim… Elle eu soudainement des pressions dans la partie supérieur de la poitrine, comme si quelque chose lui serrait le cœur. Une voix lui disait : « c’est ce qu’il en coûte » ; mais elle ne savait ce dont-il s’agissait.

Alors qu’elle était plongée dans un profond mal être, un garçon arrivait.

-        Salut, ça va ? Demanda t-il en souriant.

-        Oui…ça peut aller.

Sa réponse était toujours la même, elle ne la changerait de si tôt. Son humeur avait soudainement fait un bond dans le bonheur, réaction qui était incompréhensible, mais présente.

C’était souvent comme ça le matin, des salutations rapides et similaires, puis rien jusqu’à l’arrivé du bus.

Un deuxième garçon arrivait, les deux se serrèrent la main et discutèrent alors de divers choses, jusqu’à l’arrivé du bus.

Ils montaient tous les trois, chacun saluant le chauffeur. Une fois arrivé, Sophie marchait jusqu’au lycée, elle n’allait  pas tarder à retrouver ses amis au fur et à mesure.

Souvent au même moment, une de ses amies la rejoignait juste avant qu’elle ne rentre dans le hall ; d’autres amis arrivaient peu après. Ils rigolaient déjà bien du matin, parlant de tout et de rien. La jeune fille était bien entourée, à ce moment là, elle était heureuse. La sonnerie monotone retentissait dans tout le bâtiment, c’était l’heure d’aller en cours. Ils partaient alors chacun de leur côté. Sourires et larmes se côtoyaient dans l’esprit de la jeune fille, qui ne décidait pas de son moral. Elle s’asseyait en cour et prenait note, la fatigue s’était emparée de son corps.

Son cerveau bouillonnait plus que quand elle était éveillée ; Un tourbillon de fureur endormie apparaissait dans ses yeux, pendant qu’un vent d’apaisement, caressait ses mains.

Le Fenril…Des sensations opposées qui se percutent sans arrêt, des oppositions qui détruise une personne. On dit que les extrêmes sont toujours mauvais, c’est la vérité en ce qui concerne le moral. Imaginez vous, ayant une bonne humeur destructrice. Infligeant pour votre corps et votre entourage, vous réveillez des éléments de la vie, normalement destinées à dormir.

Si vous êtes trop déprimé, vous ne sentez plus le contrôle de votre vie, qui est pourtant dans votre main. Sophie est manipulée par le Fenril…Ce n’est pas un démon ni un ange, nous sommes dans le monde réel. L’esprit humain est tellement compliqué qu’il se forme, à quelques occasions, des entités supérieures incontrôlables.

La jeune fille s’endormait, que lui arrivait-il ? Elle était profondément assise dans son siège… Ses mains devant ses yeux fermés, personne ne pouvait soupçonner ce qui se passait. Un silencieux vide étouffait les connexions de son cerveau. Alors inconsciente, elle découvrait sans savoir mémoriser… Une gigantesque créature aux mille couleurs apparaissait, ses contours brillaient dans le noir absolu. Le Blanc, le vert, le jaune, le rouge, ils étaient tous là ! Des yeux aux couleurs aveugles regardaient la fille, seule dans cette immense pièce. La représentation de cette entité était si grande… Un gigantesque loup était là, possédant toutes les couleurs imaginables ; n’ayant peur, ni de la mort, ni du vivant, il semblait avoir une force immesurable, une rapidité défiant les limites du temps. A partir de ce moment précis, le temps continuait pour Sophie qui entendait alors : « C’est ce qu’il en coûte ! » Une puissante douleur la réveillait…Elle maintenait sa poitrine en respirant comme si elle avait courut à pleine vitesse.

Pour masquer son essoufflement, elle mit ensuite sa main devant sa bouche ; les élèves de sa classe la regardaient avec des regards inquiets. La fille regarda sa montre, elle avait dormit une demi-heure. Il était important pour Sophie d’étudier correctement, mais dans l’état où elle était, il lui était impossible de se concentrer. Plus qu’un quart d’heure, puis ce serait la fin du cours. Les minutes passaient alors trop lentement. La jeune fille avait mal, pourquoi ? Quand la fin de l’heure se manifesta par le cri de la sonnerie, tous les élèves se levaient pour sortir le plus vite possible de la salle. Engourdie, elle se levait avec une impression de malaise. Elle était la dernière à sortir. Les yeux à moitiés fermés, elle marchait dans les couloirs du lycée afin d’atteindre un autre bâtiment. Elle passait par les escaliers extérieurs pour parvenir jusqu'au troisième étage. Alors, laissant la curiosité l’envahir une fois de plus, elle se penchait au-dessus de la barrière en bois. En bas, il y avait le bitume de la cour de récréation, ainsi que des élèves qui étaient sur les bancs. Sophie ne chercha pas à rester plus longtemps, elle continua son chemin jusqu’à la prochaine salle, où elle put suivre le cours correctement jusqu’à la fin de l’heure.

Elle mangea avec ses amis, ils étaient nombreux à la table de la cantine, ils rigolaient sans tabou sans se soucier des autres.

 

Cette journée était une des plus éprouvante pour Sophie, qui, à certains moments, ne savait plus où se mettre. D’un côté, elle voulait rigoler plus encore, d’un autre, elle voulait être au calme, seule, dans le noir. Les autres pensaient-ils à tout cela ? Avaient ils des questions sur cette vie et cette mort, imposée aux être vivants ? Possédaient-ils aussi ce moral, semblable à une balance sans cesse perturbée ? Le fenril les avaient-ils possédé une fois dans leur vie ?

Toutes ces questions ne devaient pas avoir lieux dans une vie qui devait être si parfaite.

Après s’être reposés sur les bancs, ils se dispersèrent tous dans l’établissement pour retourner dans leur classe. Les cours allaient reprendre dans quelques minutes. Une nouvelle sonnerie retentit alors, informant les élèves que leur professeur n’allait pas tarder à arriver.

Cette heure, elle était passée très lentement. Sophie était perturbée et angoissée. Elle ne sentait plus les gestes qu’elle faisait ; sa façon de penser était totalement différente. Un flash illumina sa vue, mes ses pupilles comprirent l’illusion avant elle. « C’est ce qu’il en coûte ! ». Une autre douleur dans la poitrine la sortait de l’irréel, suivit d’une respiration rapide et d’un sursaut.

Elle baissa la tête quelques instants pour éloigner le mal, alors elle entendit le professeur :

-        Tu peux sortir prendre l’air si tu veux…

-        Merci monsieur…

La jeune fille se levait, sous le regard attentif de toute la classe. Ils croyaient certainement qu’elle n’allait pas tenir jusqu’à la porte.

Une fois dans le couloir, elle marchait, sans penser. Sa conscience était oblitérée à toute forme de positivité. Pourquoi allait-elle vers l’escalier extérieur ? Pourquoi avait-elle besoin d’aller voir ce bitume si bas ?

Elle arrivait au bord du troisième étage, puis se penchait pour regarder le bas. Comme si son corps ne lui appartenait pas, elle eu du mal à s’empêcher de sauter. Elle se reculait de quelques centimètres,  posait une main avant l’autre…Elle se pencha alors un peu plus pour regarder en bas…

Le bitume avait été remplacé par des milliers de lames ardentes, le Fenril l’attendait parmi les flammes et la mort. La créature semblait vouloir pousser un cri, mais quelque chose l’en empêchait. Impatiente de voir la fille sauter, le Fenril essayait de fendre la lumière avec des filaments, chacun possédant une couleurs. Finalement, il poussa son cri avant de disparaître.

Sonné, Sophie se retournait, fit quelques pas avant de tenter de se retenir à une porte, avant de s’écrouler, inconsciente.

 

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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Lundi 11 juin 2007

Episode 3 de La Porte Blanche Froid comme un tigre blanc (Chapitre 5 à 7)

Chapitre 5 :
Le visage triste, les yeux brillants…

 

Lucen était là, devant la porte, le visage triste, il avait l’air inconsolable. Kyru qui n’arrivait même pas à imaginer ce qui avait bien pu se passer.

-         Qu’est-ce qu’il y a ? Une mauvaise nouvelle ?

-         C’est Sulyvan, il a encore fait une connerie… 

-         De quoi tu parles ?

Il suivit Lucen dans le couloir et s’arrêta un peu avant la porte de la chambre de Sulyvan. Elle était ouverte, une civière était placée devant et deux personnes habillées de blanc semblaient être à l’intérieur de la pièce. Youryne sortit de la pièce et vint se mettre à côté de Kyru. Sophie arriva à vive allure pour voir ce qui se passait. Alors qu’elle s’apprêtait à demander des informations auprès de Lucen, elle vit deux personnes sortir Sulyvan en le portant.

Ses lunettes de soleil avaient bien entendu étés retirés, c’était Youryne qui les tenait dans sa main. Ses yeux étaient ouverts et apparemment, il était conscient. Une fois allongé sur la civière, il tourna la tête vers Kyru. Ses lèvres se mirent alors à bouger comme pour l’appeler. Les deux personnes qui semblaient être des ambulanciers portèrent Sulyvan jusqu'à leur véhicule qui se trouvait au dehors. Les quatre jeunes les avaient suivit et ne disait mot jusqu'à ce que Youryne coupe le silence.

-         Kyru, tu devrais l’accompagner…Toi qui as une humeur si noir, tu le comprendras peut-être mieux…

Sans porter de jugement, Youryne lui confia les lunettes teintées. Le jeune homme montait alors dans l’ambulance, à l’arrière avant que les portes ne soient fermées par un des ambulanciers. Le jeune homme, couché, ne semblait plus conscient désormais…Que lui était t-il arrivé ? Le deuxième ambulancier était monté à l’arriver, il commença à poser des questions à Kyru.

-         Tu le connais depuis longtemps ?

-         Non, pas trop…

-         Hé bien, tu devrais t’y faire, si tu es dans ce lycée. 

L’homme paraissait calme et en aucun cas alarmé par l’incident.

-         Que c’est t-il passé au juste ? Demanda Kyru, après quelques secondes passées à réfléchir.

L’homme ne prêta aucune attention à cette question, puis de toute manière, ils arrivaient déjà à l’endroit ou étaient pratiqués les soins. Les portes se débloquèrent, les deux passagers sortaient et le conducteur vint faire son travail. Ils emmenèrent Sulyvan dans un bloc, après avoir roulé la civière qui était sur un lit. Kyru ne put rentrer et se résigna à attendre plusieurs dizaines de minutes sur une chaise. Vers une heure du matin, les portes s’ouvraient et les infirmiers sortaient le lit pour l’amener dans une salle, deux étages plus haut. Kyru se faisait discret et quasiment personne ne semblait remarquer sa présence. Il se glissa dans la chambre de Sulyvan et se cacha dans le compartiment de la petite salle de bain, jusqu'à ce que les infirmiers ferment la lumière.

Après quelques minutes, Kyru osa se rapprocher du lit de Sulyvan, qui tourna alors sa tête vers lui.

-         Kyru…Tu as réussis à venir…

-         Qu’est-ce qui c’est passé au juste ?

-         J’ai l’impression que toi et Sophie, vous n’avez toujours pas compris oû vous êtes…

-         Et, oû sommes nous ?

Sulyvan sourit un peu, il savait qu’il avait raison et commença son explication.

-         Ce lycée a spécialement été construit pour accueillir les fils des enfants riches…Mais pas n’importe lesquels.

Sa tête se redressa pour ne plus croiser le regard de Kyru.

-         Ce n’est pas pour rien qu’il est construit prés d’un hôpital… La plupart de ceux qui y sont, ne croient malheureusement plus en la vie…Moi non plus, je n’y croyais pas ce soir…

-         Je comprend maintenant…Je me rappel aussi de ce que j’ai vécu…Ce que j’avais oublié, ce que je vivais…

Kyru se remémora quelques souvenirs de son monde, il se rappela de bien des choses horribles qu’il aurait préféré garder  enfouit. La confusion régnait dans son esprit, les malheureuses pensées augmentaient, les événements de sa longue vie vinrent le déséquilibrer…

-         Qu’y as t-il ? Demanda Sulyvan, en faisant ce qu’il pouvait pour se retourner.

Kyru tomba comme évanoui, et de tout son poids, le carrelage se fissura et quelques tremblements firent vibrer les murs des chambres avoisinantes… Quelques membres du personnel qui gardaient cet étage se précipitèrent vers la chambre…A plusieurs reprises, ils tentèrent de le relever mais en vain…Impossible de le porter, impossible de le faire bouger, il était si lourd qu’il semblait de fonte…

-         Mais qu’y a t-il avec ce jeune homme ? demanda soudainement un médecin qui venait d’arriver.

-         Impossible de le bouger de là ! On dirait qu’il est collé au sol !

Ils étaient maintenant à quatre à essayer de le déplacer, puis finirent par laisser tomber pour aller en discuter dans une autre pièce.

La nuit fut bien longue pour ces infirmiers et les quelques médecins qui étaient arrivés. Après avoir constaté que Kyru n’était pas collé au sol, il attachèrent ses deux pieds à une corde et le tirèrent tant bien que mal. Comme ils étaient à sept, ils arrivèrent finalement à le traîner jusque dans une chambre inoccupée.

Sulyvan s’était endormi et n’avait pas assisté à cette scène. C’est le lendemain qu’il se réveilla…La tête lui tournait encore, comme à chaque fois, il avait comprit la leçon pour un petit bout de temps.

Ce n’est que dans la matinée que Kyru se réveilla, ayant perdu connaissance il ne souvenait plus vraiment ce qu’il faisait à l’hôpital.

Dés qu’il pu reprendre ses esprits, il s’aperçut vite qu’il avait changé. Il y avait quelque chose de nouveau qui le poussait à être quelqu’un d’autre. La porte de la chambre était fermée à clé et à ce moment là, les médecins discutaient de son cas dans tout l’hôpital. Le fait que la porte soit fermée lui importait peu, il aurait vite fait de la détruire d’un coup de pied, mais il se sentait étrangement épuisé. L’événement qui c’était passé la veille avait attirés l’attention des chercheurs, et rien n’échappa aux deux agents Walter et William qui furent très bientôt aux Amériques, du premier vol qu’ils purent prendre.

La voiture blanche de William arrivait dans le parking sous terrain et les deux hommes de dépêchèrent d’aller régler ce problème directement à la source.

Ils avaient leur mot à dire et n’allaient pas hésiter à utiliser les services de l’état pour que Kyru reste en sécurité.

Ils n’eurent aucun mal à se procurer la clé de la chambre où se trouvait le jeune homme. Une fois à l’intérieur de la chambre, ils trouvaient Kyru, assit sur un lit presque plié. Ils se mirent devant lui, d’abords sans dire un mot. Même s’il ne s’attendait pas à leur visite, il était d’un air abattu, et ne prêta même pas attention a eux. Dans tous les cas, ils allaient le sortir de là.

-         Tu est bien maussade pour une si belle journée, commença William, d’un ton ironique.

-         Tu as bien bouleversé tout le monde… Expliqua Walter. Nous pouvons couvrir tout cela, mais pas éternellement. Imagine un peu que les rapports des médecins arrivent jusque l’OAM !

Pour une fois, Walter semblait un peu énervé ; William semblait aussi suivre l’exemple, il continua aussi d’un ton ferme :

-         Tu ne sembles pas vraiment comprendre la situation. On a toujours fait un travail démesurément dangereux, nous nous sommes mit dans des situations très embarrassantes, on a fait des missions très périlleuses, tout cela pour que quand nous arrêtions de travailler, nous puissions être en retraite à trente cinq ans, sur une superbe île paradisiaque.

William faisait les gros yeux, et Walter continuait :

-         Tu sais ce que nous aurons finalement ? Nous aurons la fin du monde et nous aurons travaillés des années pour rien. Je sais maintenant que nous ne sommes pas prés de les avoirs, nos très longues vacances.

Ils restèrent vingt secondes immobile devant Kyru, qui restait de marbre. Tout les trois pensifs, c’est le jeune homme qui finit par accepter la situation.

-         Vous avez vu dans quel établissement vous m’avez mit ?  Reprochât t-il.  C’est une chose que j’aurais voulu oublier, et vous, que faites vous ? Vous me….

-         Nous le savions, mais c’était le seul moyen de te cacher…

-         Tu n’y restera pas éternellement, rassura Walter.

William alla dans le couloir quelques secondes, puis revint. Il dit :

-         Heureusement, ils n’ont pas prévenus les médias, mais nous ne saurons pas s’ils n’ont pas envoyés de rapports dans le monde. Sois chanceux qu’ils ne t’aient pas reconnus. De cette manière, nous aurons certainement moins de problèmes que prévus. Echappe toi aussi discrètement que tu es rentré. Nous nous reverrons.

Sans attendre de salutations en retours, les deux hommes partirent aussi vite qu’ils étaient venu. Kyru décida après quelques minutes, qu’il était temps de sortir pour aller en cours. C’était vendredi, il avait une journée chargée, la plupart des cours qu’il prenait n’avaient pas beaucoup de sens pour lui.

Il sauta par la fenêtre du troisième étage. Quand il atterrit, il s’enfonça de plusieurs centimètres dans le sol... Il laissa échapper un sourire avant de murmurer….  « Quel monde fragile… »

  

Chapitre 6 : Un tournant

 

Kyru arrivait dans l’établissement. D’un pas bien las, bien plus différent d’avant. Il rentrait dans la salle de cour sans fournir aucune explication aux professeurs, bien qu’il soit en retard. Le professeur n’en demanda pas. Maintenant, Sophie et Kyru savaient pourquoi, vu qu’ils n’étaient pas dans un lycée des plus banals.

Vers le fond de la salle, il y avait ses amis. Le garçon s’essaya à côté de Lucen, qui lui demanda dans un murmure presque incompréhensible :

-         Comment vas t-il ?

-         Je ne sais pas…Il s’est endormis et je n’ai pas pu rester…

Sa réponse s’arrêta là et il ne reparla plus de toute l’heure. Même pendant la journée, il était introuvable. Sophie, Lucen et Youryne ne se décourageaient pas. Ils le cherchaient aussi bien dans le parc que dans les chambres, aussi bien dans la cantine que dans tous les autres.

Il réapparut l’après midi, comme si de rien n’était. Ils attendaient tranquillement devant la porte de la salle où ils auraient cour, le professeur allait bientôt arriver.

-         Mais où était tu ? S’empressa de demander Sophie, sa question ressemblant plus à un reproche.

-         Je ne suis pas obligé de répondre…J’étais quelque part..., c’est tout.

-         Tu es allé le voir ? Demanda Youryne.

-         Oui. Il est plutôt en forme, mais je ne sais pas quand il va sortir.

-         Tu aurais pu nous prévenir au moins ! Lui fit remarquer fortement Sophie, exaspérée.

-         Tu t’énerves pour rien. J’ai tous les droits, même ici. 

Le professeur arriva et les cours de l’après midi se déroulèrent normalement. Kyru était devenu très pessimiste, Sophie ne le reconnaissait comme le jeune homme avec qui elle avait passé déjà quelques semaines. Aussi, après quelques jours, elle alla voir ailleurs, et rencontrait des filles sympas, avec lesquelles elle discutait souvent. Kyru quant à lui, restait avec Youryne et Lucen. C’est la semaine suivante que Sulyvan revint, plus en forme que jamais. Toujours avec des lunettes de soleil noires en complément de ses vêtements tout aussi sombres, il était pourtant cette fois ci bien plus actif.

Décidément, il était incompréhensible, car vers l’après midi, son humeur avait chuté et il semblait dans les vapes.

Le lendemain matin, il était en forme, puis a plusieurs reprises, on pouvait le croiser de différentes humeurs. C’était vraiment désespérant…

A part la nuit, dans l’appartement, Sophie ne croisait désormais plus du tout Kyru. De toutes manière, il ne s’occupait pas trop d’elle, il était constamment en train de parler avec ses trois autres amis de sujets bien déprimants. Pour résumer, tout allait mal pour la situation, mais tout allait en même temps parfaitement bien pour les deux jeunes, qui ne s’attendaient dorénavant surtout pas à un autre tournant …

Ce fût bientôt le mois de novembre, qui passa bien vite. Eux ne le remarquaient pas, mais plus ils passaient de temps dans cet établissement, plus leurs esprits se tournaient vers  la mort, la fin…Ils se rapprochaient de la porte blanche. Kyru n’en savait rien, mais Sophie avait toujours été différente. Elle avait enfin trouvé le lycée où elle se sentait à l’aise. Elle avait toujours aimée être spéciale, et, c’était vrai, elle était différente. Ses parents ne lui manquaient guère, ses anciens amis n’étaient que des souvenirs. Mal à l’aise dans son enfance, elle pouvait maintenant étendre toute son âme dans cet endroit. Pour tout dire, cette fille a toujours fait de sorte pour ne pas se tourner vers la déprime. Elle avait toujours refusé de sombrer, alors que les autres s’agrandissaient. Après avoir bien lutté, elle a fini par se laisser tomber dans cet établissement où tout le monde était déjà bien bas… Un jour, pourtant, même si tout le monde semblait avoir oublié leur contact, elle chercha Kyru pour lui parler, pour savoir comment il allait. Des questions rebondissaient sans cesse dans sa tête, elle ne pouvait plus tenir.

Il ne fut pas difficile de le trouver. Sous leurs airs de bonne humeur, les quatre jeunes, Kyru, Lucen, Youryne et Sulyvan parlaient de leurs passés…

Sophie dévisagea Kyru avant de le saluer :

-         Ca va Kyru ?

-         Oui, répondit-il, étonné.

Après quelques secondes, il lui demanda à son tour.

-         Et toi ? Ca va ?

La fille fit signe de la tête, mentant sur son état d’esprit. Au fond, il était facile de voir qu’elle était triste. Kyru ne l’avait pas remarqué, il avait oublié beaucoup de chose et pour lui, c’était évident que tout le monde soit abattu.

Bizarrement, Sophie partit lentement après quelques secondes de silence. Sans doute s’était-elle attendus à un Kyru plus bavard.

A partir de ce moment, Sophie ne vint plus dormir dans le même appartement que son ami. D’après ce que les quatre jeunes s’étaient renseignés, elle passait désormais ses nuits avec ses copines, et au lieu de dormir, elles restaient actives toute la nuit, sans une minute de repos.

Les jours passèrent encore, on entendit vaguement parler de l’événement qui c’était passé avec Kyru quand il avait été voir Sulyvan. C’est vers la fin du mois de novembre que le calme et la routine se brisèrent. Alors que le jeune homme en noir était en train de se reposer, quelqu’un frappa à la porte. Quand il ouvrit, il fut surpris de voir les copines de Sophie. Il contemplait alors ces adolescentes, visiblement encore plus déprimée que lui.

-         Tu devrais parler à Sophie… Dit l’une d’entre-elles timidement. Il y avait trois filles dans le couloir, et Kyru ne pensa même pas à les faire rentrés, il était plongé dans le silence et la solitude de la nuit…

-         Elle ne va vraiment pas bien en ce moment… Tu dois faire quelque chose… 

-         Que voulez-vous que je fasse ? Vous la connaissez plus que moi, rétorqua t-il.

-         Mais nous sommes incapable de l’aider. Au point ou nous en sommes, nous sommes perdu. Mais Sophie, elle, son avenir dépend en parti de toi. Si tu acceptais d’aller la voir…

-         Je vais y réfléchir…Je ne sais pas…

 Apparemment, les trois jeunes filles attendaient une réponse claire. Les trois filles, avec leurs profonds yeux noyés, le suppliaient de dire autre chose. Il leurs dit :

-         -Je vais venir la voir tout de suite si vous voulez.

Les trois filles repartirent avec satisfaction, cependant après avoir baissé leur tête. Il les suivit vers un autre étage et ils rentrèrent dans un appartement presque identique au sien. La fille se trouvait sur le canapé, presque effondrée en avant, la tête dans ses mains.

Dés qu’elle entendit ses trois amies arriver, elle releva la tête, mais ce fût quand elle vu Kyru que son expression changea complètement.

-         Salut, Fit-il en s’avançant. Sophie se leva d’un bond, comme si elle était complètement revigorée.

-         J’espérais que tu vienne plus tôt… souffla-elle doucement.

Elle indiqua alors à ses amis de sortir pour qu’ils puissent avoir une discussion privée. Elles s’exécutèrent sur le champ, ne voulant pas troubler les retrouvailles. Kyru s’expliqua :

-         J’en suis venu à ne penser sans cesse qu’a la mort. Je croyais que c’était toi qui ne voulais plus me voir.

-         Tu rigoles ? Tu me manques beaucoup…Depuis que je t’ai connus, je n’arrête pas de penser à toi. J’ai essayé de t’oublier mais je n’y arrive pas…

-         Tu ne devrais pas m’aimer…Les gens comme nous, ne peuvent exprimer un grand amour…Nous n’en sommes plus capable…

-         Pourquoi…Les jeunes hommes de ton monde on oubliés le plaisir d’aimer ? Ils sont si désespérés de vivre qu’ils n’en n’ont que faire ?

-         Les jeunes hommes ? Tu me considères comme un jeune homme ? J’ai plus de trois cent ans ! Tout ce que nous aimons dans notre monde, c’est la mort ! C’est notre vœu le plus précieux ! Ce que nous aimons le plus, c’est une chose que nous ne pouvons atteindre ! Elle était si proche pour nous, elle l’est encore pour vous. Si j’avais la chance que tu avais…Je me tuerais sans hésiter…

Sur ces mots, Sophie retomba dans le fauteuil en pleure, ses mains cachaient son visage trempé de larmes. Personne n’aurait pu résister à aller la consoler, mais le jeune homme, lui, avait bien trop changé. Une véritable guerre opposait le Kyru de son monde, à celui qui avait naquit dés son arrivé. Il repartit dans son appartement, laissant les trois filles s’occuper de son amie, qu’il allait revoir bien plus tôt qu’il ne le pensait…

 

  

Chapitre 7 : Preuve d’amour.

 

Kyru eu du mal à s’endormir. La bataille qui avait lieu en plein cœur de son esprit avait du mal à se terminer. Sans qu’il ne sache le résultat, il s’endormit en laissant faire les choses. Il se leva moins troublé le lendemain. Par opposition, Sophie n’avait pas dormis pour sa deuxième semaine consécutive. L’humeur qu’elle avait affichée la veille, quand elle avait vu Kyru, n’était pas son vrai visage. En réalité, cela l’avait encore plus fatigué de faire semblant d’être éveillée.

Kyru remarqua qu’il avait gagné quelque chose. Il avait fait des rêves étranges, qui le poussaient à être plus attentif à Sophie…Même s’il avait l’intention d’aller la voire, elle n’était pas en cour ce matin, et bien qu’il se fût inquiété, il ne songea pas en premier lieux que ce puisse être de sa faute. Enfin, vers onze heures, il aperçut les trois filles dans un coin du hall. Il hésita bien vite, avant de se dire que ce serait absurde de sa part de ne pas aller leur poser une question. Les trois filles baissèrent leurs têtes pour ne pas croiser le regard du jeune homme, quand il arrivait.

-         Où est Sophie ?

Elles répondirent assez tardivement.

-         C’est de ta faute.

-         Elle est à l’hôpital…

-         Qu’a elle fait ? S’exclama Kyru, tout son corps étant mis en alerte, une peur l’envahissait.

-         Elle n’a rien fait…Mais il est impératif que les médecins fassent quelque chose pour la sortir de là, vu que toi cela ne te dérange pas !

Le jeune homme se précipita vers le centre de l’hôpital, pour se renseigner. Une dame à l’accueille le regarda longuement…elle se souvenait encore très bien de lui :

-         Mais tu es… 

Elle n’eu pas le temps de finir sa phrase, que le jeune homme immortel sortait une bille de sa poche. C’était une bille toute noire, qui réfléchissait incroyablement bien tout ce qui était autours. Portant cette bille prés de ses lèvres en fermant les yeux, il murmura : « Toi, bille de clarté absolue, montre moi où est-ce que je cherche. » Il ouvrit les yeux et vit apparaître clairement le haut de l’hôpital. Il ne mit pas longtemps à comprendre la situation…Il se hâta de sortir pour regarder la haute structure…La confiance qu’il avait en sa bille le récompensa, il vit Sophie hésitante, prête à sauter.

Sans un instant de plus, il se mit à courir, pour enfin réaliser un saut de plusieurs dizaines de mètres. Il atterrit enfin prés de Sophie, en haut de l’immeuble. Elle ne fut pas surpris de son saut, mais plus de sa présence qu’elle n’attendait pas vraiment.

-         Pourquoi veut tu te tuer ?  Demanda Kyru, calmement, surprit.

-         Je n’ai plus aucun espoir…C’était inévitable…

Elle se mit à pleurer, tout en regardant en bas. Ses chaussures dépassaient de quelques centimètres de la bordure du bâtiment…Une rafale pourrait lui faire perdre l’équilibre, un rien pouvait la faire tomber…

-         Si je saute, ce sera en parti de ta faute…Tu ne peux aimer personne…

-         Ce que je veux le plus, depuis décennies, c’est mourir…Mais étant donné que cela m’est impossible, je veux bien t’aider…Si tu pouvais redevenir comme avant, je me sentirais moins coupable… »

Ses larmes s’étaient arrêtées de couler, elle affichait maintenant un visage satisfait, le visage d’une fille qui, intérieurement, souriait. Son corps n’avait pas encore réalisé.

Le moment de réconciliation ne dura pas bien longtemps… Un crépuscule se créa dans toute la surface du ciel, les nuages devinrent d’un ton rouge, comme lors d’un couché de soleil. Le vent commença à se lever, il y eu d’un seul coup une rafale particulièrement forte.

-         SOPHIE !!! S’écria Kyru, quand il la vit perdre l’équilibre et tomber. Tout fut rapide, Le jeune homme sauta en même temps, la rattrapant au vol. Il atterrit en cassant le bitume, l’onde de choc fi vibrer les voitures qui se trouvaient a proximités…  Oubliant le reste, c’est quand il vit la jeune fille dans ses bras qu’il put distinguer son sourire discret…Elle n’avait rien, mais le monde allait être bien plus dangereux à présent…

-         Que se passe t-il ?

 A présent, les nuages tournaient en spirale, montrant bien les courants d’altitudes que la météo n’aurait pas pus élucider.

-         J’espère que ce n’est pas ce que je pense… Se dit Kyru d’un air horrifié… Il fut bientôt évident que c’était finalement le moment où tous les malheurs allaient tomber…Tout allait changer partout dans le monde, et le sol commençait lui aussi à trembler de peur.

-         Nous allons devoir nous cacher ? Demanda Sophie en regardant très tendrement son sauveur.

-         Ce n’est pas la peine… Cela recommence. Tout ce que nous pouvons faire, c’est sauver le plus de monde possible. Des milliards de gens vont mourir… Nous allons chercher nos amis. C’est à ce moment là qu’ils ont le plus besoins de nous…

Ils se rendirent d’un pas pressé vers le lycée, dans la ferme intention de rejoindre les autres, de les informer de la situation. Sous chacun de leur pas, des tremblements secouaient la terre, les rafales soufflaient les arbres, dont les branches ne supportaient pas l’aube d’un nouveau monde.

 

Par Cidragon6 - Publié dans : La Porte Blanche
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